‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 37 sur 234 · Flucht Dronet’s aus bem Oefängnif · texte numérisé non relu

Flucht Dronet’s aus bem Oefängnif

Nicht Hiffrirt] Le 17 août, la nouvelle de l'évasion de Drouet a été

1) In bem auf biefen Beridt erfolgten Erlaf heißt es über biejen Borfchlag arnot's : Je suis très éloigné d'entendre le moins du monde à cette proposition. (9. Sept.)

Aug. 17.

Aug. 20.

86 Urkunden No. 64—67.

annoncée au Directoire. Ce représentant accusé de conspiration !) s'était sauvé la veille à huit heures du soir des prisons de l'Abbaye, au moyen d’une scie pour briser des barreaux de fer et d’une corde pour se dévaler ; évasion qui paraît avoir été bien plus l'ouvrage de la corruption que d'aucun autre moyen.

(Gbiffrirt| On devait croire qu’un événement de cette nature aurait causé une sensation extrême, surtout à la veille d’un jugement imposant. Eh bien! il en a produit aussi peu sur les deux Conseils législatifs que sur le public; on aurait dit que cela était prévu et calculé d'avance. Il l'était en effet pour le Conseil des Cing-Cents; la crainte que Drouet ne ménageät point ses complices pendant la tenue de la haute cour de justice, a fait résoudre et favoriser cette évasion; trop de représentants dudit Conseil, et Barras lui-même représentant du Directoire?), étaient fortement soupçonnés d’avoir trempé dans cette conjuration. Cela n'empêchera pas que le jugement de Drouet ne soit suivi et prononcé avec toute la célérité imaginable, et qu'il ne soit condamné par contumace. Babeuf et quelques autres conjurés subalternes ne trouveront pas les mêmes moyens d'évasion et expieront vraisemblablement de leurs têtes le complot dans lequel ils étaient entrés. Je l'ai déjà dit, la fuite de Drouet a fait aussi peu d'impression qu'elle a donné d'inquiétude; sa mauvaise tête et son incapacité sont bien reconnues . . .

65. Unterrebung mit Œarnot und Rerobell über ben Bertrag vom 5. Auguft.

... Le résumé que j'ai tiré avant-hier d’une conversation avec Carnot et Rewbell sur la convention secrète signée entre le ministère de V. M. et le sieur Caillard, se réduit à ce qui suit. On aurait désiré que V. M. eût mis de côté dans le préambule de la convention le titre de prince d'Orange, comme de nature à réveiller l'ombrage et la défiance de la République batave . . . On aurait infiniment à cœur que le duché de Mecklembourg püt être échangé contre la Westphalie®), afin d'éloigner les frontières de la Prusse de celles de la Hollande: »car«, ajouta Carnot, »on ne saurait se dissimuler qu'une certaine distance est nécessaire à la tranquillité des deux pays. Je ne suis pas resté de mon côté sans réponse . .. Mais mes observations firent peu d'impression: on est dis-

1) Drouet war feit bem 10. Mai wegen Theilnahme an Babeufs Berfhwörung in Haft. Bergl. oben ©. 70.

2) Bergl. hierüber die Mittheilungen von Larevellière » Lepeaur, Revue historique, 10, 78.

3) Am 31. Auguft bemerft Sandoz biexu: L'échange du Mecklembourg devait se faire, si V. M. y consentait, avec l'évêché de Münster, et non pas avec les Etats de Westphalie.

Berichte von Sanboz-Nollin aus Paris. 57

trait ici sur les représentations, sur les allégués et sur les raisons; on ne les écoute pas. C’est l’effet de l'ivresse où les victoires en Allemagne et en Italie ont plongé les membres du gouvernement. »Ce n’est pas, observa Carnot en sortant de son indifférence, que le Directoire prétende affaiblir par ces arrangements les convenances du roi de Prusse, rien moins que cela: il est toujours dans la ferme résolution de porter la puissance de votre maître, à l'égard de celle de l'Autriche, & l'égalité; sa politique ne variera jamais sur ce pointe . .. Oüffer 1, 312.

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