‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 48 sur 234 · Zwiftigfeiten unter ben Direltoren · texte numérisé non relu

Zwiftigfeiten unter ben Direltoren

Jan. 30.

... Pour la première fois, une grande désunion règne dans le San. 31.

Directoire, et ee ne sera vraisemblablement pas la dernière. Un fait 8 *

Jan. 31,

Febr. 4.

Febr. 9.

116 Urtunben No. 88—91.

particulier y a donné lieu: le rédacteur d'une feuille publique !), nommé Poncelin, a été accablé de coups, il y a quinze jours, au Luxembourg; il était accusé d'avoir imprimé un article insultant contre Barras. Les plaintes du rédacteur portées au Corps législatif peuvent entraîner des suites assez sérieuses, et l'époque des assemblées primaires y fournit encore matière; de là des reproches très vifs entre les membres principaux du Directoire, les uns soutenant que si Barras était capable d’une vengeance cruelle, il devait être assigné et livré aux tribunaux ordinaires de justice; un seul, Larevellière-Lepaux, se rangeant du côté de l'accusé Barras, soutenait au contraire que si le Directoire s’oubliait au point d'abandonner un de ses membres, c'en était fait de sa réputation et de son autorité . . .

Rewbell me présentant dernièrement le général Hoche comme général en chef de l'armée de Sambre et Meuse, me dit: »voyez en lui un homme qui aime la Prusse et qui ne connaît d'autre militaire que celui de la Prussec . . . |

89. uUnterrebung mit Rembell über die rovaliftiféen Verihmörungen.

Mittheilungen Rewbell 8 über die bei den verhafteten Royaliften gefundenen Bapierc?). »Il est assez plaisant«, disait Rewbell, »de voir le prétendant traiter de puissance à puissance avec le Directoire, tandis qu'il n'a ni asile ni un pouce de terrain. Le jugement de ces chefs sera bientôt rendu, et nous les ferons fusiller comme embaucheurs de Louis XVTIII, si nous ne pouvons pas les mettre à mort avec assez de promptitude comme conspirateurs; les longueurs des procédures de Vendôme ont dégoûté le Directoire d’avoir recours à ces misérables formalités. »Mais comment se fait-il, demandai-je, »que de nouveaux conjurés se présentent sans cesse et qu'ils ne soient pas d&courages«? »C’est que les têtes crédules, répondit-il, »prennent les murmures du peuple pour un signe de rébellion ouverte contre le gouvernement. C’est qu'ils ne voient pas que le peuple actuel murmure et chante et court bien plus après l'argent qu'après une contrerévolutionc . . .

90. Mitteilungen Rewbell’s über die royaliftifche Berféioërung unb ben bevorfiebenben Zug gegen Rom.

C’est encore de la conspiration du prétendant que le sieur Rewbell m'a entretenu hier. Tout en retentit ici, et selon lui, elle avait des ra-

1) Courrier républicain.

2) Bergl. Sybel IV, 435 fig.

Beridte von Sanboy-Hollin aus Paris. 117

mifications très étendues que les conspirateurs révélaient successive- 1797 ment, sans ménager ni leurs parents, ni leurs amis... »Tout se découvre %"- °ainsi«, ajouta-t-il, »par la maladresse des uns et la pusillanimité des autres. L'effet que cette entreprise a produit... est d'avoir mis en fuite un

grand nombre d’&migres qui se tenaient cachés dans cette capitale: la majeure partie en est sortie déguisant leurs noms et sauvant leurs têtes.

On ne saura jamais assez que le prétendant ne voulait se montrer en France et dans Paris, qu'à l'époque de l’extermination du Directoire et

des deux Corps législatifs; sa présence devait consommer l'œuvre de la révolution, mais ne devait pas exposer sa dignité et sa personnes . . .

! La nouvelle qui m'avait déterminé d'aller au Luxembourg, nralgré ma mauvaise santé, était [celle de] la prise de Mantoue, qui était généralement répandue ici . .. »La prise de Mantoue, me dit le sieur Rewbell, »tracera de nouvelles opérations à Bonaparte: une des colonnes qui servait au blocus de cette ville se portera sur Trieste, et l'autre, qui défendait Vérone et Bergame, se portera sur Romex. Il appelait l'une et l’autre de ces expéditions deux opérations de finances, qu'on avait besoin de réaliser avant le commencement de la campagne prochaine, et il en estimait le produit à près de 68 millions de livres, ce qui n'était pas les mettre au rabaiïs . . .

91. Wunfch des Direftorinms nad preufifcher Bermittelung. Aufgeben ber Rhein:

grenze. Wahlen.

... La majeure partie du Directoire est revenue à d’autres idées sur gebr. 25. le système de la rive gauche du Rhin: elle tient aussi peu aujourd'hui à la réunion de ces pays à la France, qu'elle y tenait fortement il y a huit jours. Une conversation longue et animée que j'ai eue avec les sieurs Rewbell, Carnot et Letourneur de la Manche, m'en a donné la conviction. Les uns et les autres m'ont assuré surtout que si V. M. voulait se porter sans délai médiateur pour la paix de l'Empire et du continent, ils renonceraient dès ce moment à toute idée d’agrandissement de ce côté. Là ils m'ont assuré de plus et unanimement que V. M. trouverait dans le Directoire les meilleures dispositions pour procurer au prince d'Orange un établissement en Allemagne qui lui servirait de dédommagement et d’&quivalent de ce qu'il avait perdu; c'était un projet et un engagement pris de leur part. »Songez-y bienc, ont-ils interrompu, »le roi de Prusse, en se déclarant médiateur de la paix, donne au Directoire la faculté d'en dicter les conditions, et l'Autriche sera forcée d'y souscrire. Nous pressons la paix«, ont-ils observé, »mais nous ne crai-

ehr. 25.

gnons pas la guerre, et nous ne sommes pas en peine de la continuer. Les avantages d'une nouvelle campagne sont entièrement en notre faveur; elle deviendra offensive, . .. (Worte Carnot 3] et nous saurons en combiner mieux les succès que dans la précédente. Gare alors pour les contrées qui auront déserté nos intérêts, telles que la Souabe et la Bavière! Nous les traiterons sans miséricorde en pays ennemis. Les fonds pour cette nouvelle campagne, et vous devez le croire, sont déjà trouvés. Cependant notre projet est de faire vivre nos armées en pays ennemi; en Souabe, du côté de l'Allemagne, et dans le Tyrol et le Frioul, du côté de l'Italie. Rome y contribuera pour sa part; le sort en est jeté: nous envahirons l'État de l'Église, pour faire repentir l'Empereur d'avoir provoqué l’alliance et la haine du Pape contre la France; et si l'histoire du temps est vraie, on attribuera bien plus à ce prince qu'au Directoire l'anéantissement absolu de la puissance papale en Europe. Les revenus publics de l'État de l'Église, versés dans nos caisses nationales pendant la durée de la guerre, donneront un nouveau moyen de finances qui servira à entretenir l'armée d'Italie« . . . L'avantage d’avoir ramené les membres principaux du Directoire à abandonner pour le bien de la paix la rive gauche du Rhin, ne m'a pas paru suffisant: je me suis attaché à faire adopter le même système aux membres les plus accrédités des deux Conseils, au sieur Portalis des Anciens, et à Cambacérès du Conseil des Cinq-Cents. Tous deux ont été parfaitement d'accord sur ce principe politique. Le premier entre autre m'a dit et déclaré franchement que si cette proposition éprouvait de l’opposition et des difficultés, je n'avais qu'à l'en prévenir; qu'en sachant me garder un profond secret sur cette confidence, il saurait aussi en faire un sujet de motion dans les deux Conseils et y faire décider la question à l’affirmative. »Coûte qui coûte, a-t-il ajouté mot pour mot, »nous voulons une paix généreuse et durable ; et la réunion de la Belgique à la France est plus que suffisante à nos dédommagementse. Si le sieur Portalis tient parole, il y réussira: je présage que dans quatre mois il sera un des membres les plus influents. J'avais besoin de me prémunir du suffrage de ces représentants pour balancer celui des personnes qui y seraient contraires. Le sieur Delacroix est du nombre des derniers, toutes mes raisons pour combattre ses préjugés à cet égard l'ont uniquement ébranlé, mais ne l'ont pas persuadé . ..

J'ose done dire et assurer que V. M. trouvera une grande confiance dans le Directoire, et une plus grande encore dans la nation; toutes les espérances et tous les vœux sont tournés dès ce moment vers elle et vers l'issue de son intervention. En donnant le repos à l'Allemagne, V.M. opérera le bien politique supérieur à tous les autres, de raffermir l'obéis-

Berichte von Sanboz-Rollin aus Paris. 119

sance des peuples pour les gouvernements établis, qui était prête à être 1797 déliée et dissoute . . . Grec. 25.

Les Assemblées primaires vont commencer et se termineront vraisemblablement sans troubles. Le gouvernement s'y est ménagé beaucoup d'influence pour éloigner les terroristes, et les honnêtes gens commencent à sentir la nécessité de se montrer et de rechercher les places. Le sieur Barthélemy paraît réunir le plus de suffrages dans ce moment pour entrer dans le Directoire. Ce sera moins sa réputation qui les lui procurera, que son esprit conciliant et pacifique, et ce sera principalement la considération de son estime personnelle dans l'étranger. Le général Pichegru l'aurait emporté néanmoins sur lui et sur tous les autres concurrents, s’il avait eu l’âge requis par la constitution . . .

Häuffer 2, 99. Hüffer 1, 319.

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