Augercan
(Augereau] Devenir général de la 10° division de général en chef Jan. 31.
qu'il était, est une disgräce bien manifeste; on ne saurait en douter!). Augereau était l’ennemi déclaré de Bonaparte et de Rewbell, et il ne s’en cachait pas; il disait hautement et écrit de même qu'il saurait bien faire descendre du, directoriat ceux qu'il y avait maintenus le 18 fruc-
I) Augereau wurbe von ber Rheinarmee nad Perpignan verfebt; vergl. Sybel 5, 36.
Jan. 31.
Bebr. 4.
170 Urkunden No. 147—148.
tidor; que c'était trop longtemps endurer que des. avocats gardassent toute l'autorité sans y faire concourir les généraux des armées; qu'il fallait surtout prévenir et arrêter les complots d'un général et d'un directeur qui tendaient à vouloir gouverner seuls la France. Ces déclamations absurdes et imaginaires avaient fait impression, on ne sait comment, sur l'esprit des officiers généraux de l’armée; tous avaient pris entre eux des engagements de rester attachés à Augereau et de marcher au besoin sur Paris. On peut apercevoir au reste, dans l'arrêté même du Directoire et dans les éloges fallacieux qu'on donne à ce général, qu’on a craint son caractère violent et quelque éclat de sa part. On a cherché à l’éloigner en lui donnant le commandement de l’armée contre le Portugal, afin de le perdre sans bruit et sans secousse.
Le sieur Rewbell, que j'ai vu hier, m'a laissé voir toute sa haine contre Augereau. »C’est une bêtes, disait-il, »qui s’est laissé égarer par un tas de fripons; il a voulu me faire passer avec Bonaparte pour un aristocrate, ce qui est aussi difficile à persuader en Allemagne qu'en France«; en quoi le sieur Rewbell avait raison. »Il est temps«, continuat-il, »d’arröter ces menées; de projets en projets il nous aurait plongés dans la guerre civile. Le Directoire, qui est un composé de faiblesses et de pitoyables ménagements, en aurait eu toute la faute; car il y a plus d’un mois qu'il est instruit des complots de ce générale . . .
Quelle différence de langage de Rewbell à Talleyrand! on ne peut qu'en être frappé en passant de l'un à l’autre. C'est une grande puérilité, selon lui, pour des administrateurs que de congédier de cette manière Augereau; il eût été bien plus digne de la République de le casser à la tête de l'armée et de l’exiler; c'était le conseil du général Bonaparte, qui n’a pas été goûté. Au lieu de cela, on lui donne de l'emploi pour l'éloigner et le perdre ensuite . . .
Erlaffe aus Berlin an Sandoz-Rollin in Paris. 148. Die preußischen Entihäbigungs - Ansprüche.
... Je ne vise à aucun agrandissement, et il n'y a que la nécessité impérieuse de maintenir l'équilibre qui me forcerait à en réclamer. Le sentiment de la justice, aussi bien que la conviction intime du plus grand intérêt de ma monarchie et de tous les gouvernements, me font désirer sur toutes choses que l'Allemagne, au moins pour la partie qui ne sera point cédée à la France, éprouve le moins de changements qu'il sera possible, et, pour cet effet, je consens aussi à n’appliquer le principe des sécularisations qu'autant qu'il sera absolument indispensable pour l'indemnisation des princes perdants et nommément le prince
Beridt von und Erlaÿ an Sanbo;-Rollin. 171
d’Orange'); bien entendu que pour lors les principautés héréditaires sur la rive droite du Rhin et nommément la Bavière demeurent entièrement intactes aux maisons souveraines qui les possèdent. Voilà en général ma façon de penser que vous ne pouvez assez avoir devant les yeux; mais pour vous mettre en état de l'appliquer aux circonstances qui surviendront et de vous expliquer même dès à présent en conséquence envers le Directoire, je distinguerai trois cas :
19 Si la cour de Vienne veut se désister de toute acquisition quelconque en Allemagne, soit par sécularisation ou autrement, j'épuiserai volontiers toute la modération que ma susdite façon de penser m'inspire, en me restreignant, au moins quant à ce qui me concerne moi- même, à la plus stricte indemnité de mes pertes effectives sur la gauche du Rhin, soit que cette indemnité puisse m'être assignée par un arrondissement en Franconie tel je lindiquerai ci-dessous, ou bien par quelque sécularisation en Westphalie, ou enfin par celle de l'évêché de Hildesheim, pourvu que les autres princes lésés et surtout la maison d'Orange obtiennent des dédommagements équitables et proportionnés. Vous jugez bien que c’est là le cas le plus favorable et dont je désire ardemment l'existence.
2° Si la cour de Vienne, sans toucher à la Bavière, insiste pourtant sur les sécularisations qui sont à sa convenance, notamment sur celles de Salzbourg et Passau en tout ou en partie, je réclame, comme de raison, l'exécution entière de la convention secrète du 5 août |1796|, et par conséquent la cession du pays de Münster et Recklinghausen, en y ajoutant les petits avantages que vous connaissez relativement à Essen et Werden et surtout un arrondissement en Franconie. Quant à cet arrondissement même, on ne peut ici vous en tracer les limites avec une entière précision; ... l'on se bornera à observer ici pour votre direction qu’il devrait comprendre une partie à peu près de 76 milles carrés, des pays de Würzbourg et Bamberg, moyennant que la maison d'Orange en soit indemnisée ailleurs, et de plus une partie de l'évêché d’Eichstaedt, la ville de Nuremberg, dont l'acquisition, vu l'immense fardeau de ses dettes, ne peut guère m'être mise en compte, et enfin quelques petites villes impériales et autres districts de peu de valeur dont la réunion est essentielle pour établir sur un pied solide l'administration intérieure de mes principautés. Le tout ferait un accroissement d'environ 130 milles carrés.
30 Enfin s'il est impossible de prévenir le démembrement de la Baviere jusqu'à l'Inn, l'équilibre de l'Allemagné est rompu et le malheu-
1) Zufag von Alvcnsleben.
febr. 4.
Febr. 4.
Febr, 11,
172 Urkunden Ne. 145—152.
reux cas d'un bouleversement général paraît inévitable. Des lors, je dois, pour rétablir en partie cet équilibre et pour ma propre sûreté, étendre mes demandes en proportion et insister, outre les objets mentionnés au cas précédent, sur le duché de Westphalie et sur l'évêché d’Osnabrück, s'il y a moyen d’indemniser ailleurs le possesseur actuel, ou du moins sur les évêchés de Hildesheim et de Paderborn. Tous mes vœux sont pour que ce troisième cas, que je regarderais comme le plus grand malheur de l'Allemagne, ne vienne point à exister, et vous ne pouvez me donner une plus forte preuve de votre zèle qu'en employant tous les efforts possibles pour le prévenir . ..