‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 88 sur 234 · Stetobell über die Senbung von Sieyès nat Berlin · texte numérisé non relu

Stetobell über die Senbung von Sieyès nat Berlin

Retwbell bemerkt: »L’abb& Sieyès a été chargé de répéter aussi formellement qu'il est possible combien l'attachement du Directoire pour la Prasse est franc, loyal et sincère, et il ne tiendra qu’à elle d’en ressentir les effets. L'abbé Sieyès connaît nos intentions et a toute notre confiance. Le grand objet de sa mission, et je n'ai aucune raison de vous le cacher, . .. consistera principalement à détourner le roi de Prusse d’entrer dans aucun pacte contre nous, mais à l’engager plutôt de former des liaisons intimes avec la République françaises . . . »Chaque fois«, lui dis-je, »que j'entends parler d’arrangements secrets et de ligues secrètes contre la France, je ne puis m'empêcher de lui en attribuer la faute. Comment Naples peut-elle voir détruire Rome sans en être ébranlé et sans craindre le même sort? et comment le roi de Sardaigne ne serait-il pas alarmé en voyant bouleverser la Suisse, et en voyant la lenteur avec laquelle on arrête les hostilités injurieuses de Gênes. Vous êtes revenu à un autre système, bien plus peut-être par la considération de trouver l'Europe réunie et prête à se soulever contre vos entreprises, que par la conviction d'assurer mieux le repos de votre républiques . . . »Désabusez-vous, répliqua ici le sieur Rewbell, »nous sommes revenus à d’autres principes par la considération que vouloir gouverner les autres est se perdre et s'anéantir soi-même . . .

Juni 16.

Guni 24,

Juni 28.

212 Urkunden No. 180—181.

180. Distuifion im Direktorium über die auswärtige Politit Frankreihe. Treilbard. Gejpräd mit Newbell. Zalleyrand.

... Le Directoire commence à soupgonner qu'il a été induit en erreur sur les affaires de Hollande et à changer d'opinion à cet égard. Le parti qui a triomphé lui paraît être encore plus opposé à l'influence française, que celui qui a succombé. Le sieur Rewbell dit à qui veut l'entendre: »e’est un bien mauvais exemple de voir une minorité de 150 hommes renverser un gouvernement établi, et de le voir rappeler dans les emplois tous ceux qui en avaient été expulsés. Sait-on même, ajoutait-il, si le parti qui triomphe est patriote, ou orangiste, ou anglais ? on n'y connaît plus rien. Delacroix a adressé un mémoire justificatif de sa conduite, qui n’a été accueilli que de ce seul directeur, la majorité du Directoire s'étant réunie à le rejeter; il y a eu même à ce sujet une altercation assez vive entre ce dernier et Treilhard. »Conciliez- vous donc«, a dit celui-ci; »vous abhorrez les Jacobins en France, et vous voulez les soutenir en Hollande. L’impéritie du sieur Delacroix s’est montrée dans toute sa conduite et pouvait entraîner les suites les plus sérieuses. C’est à cette impéritie de vos agents, observait-il, et de vos ministres dans l'étranger, qu'il faut attribuer l'alarme qui est répandue en Europe sur vos projets et sur votre système politique. Ne voit-on pas Garat donner au roi des deux Siciles le conseil de se faire Jacobin ? ne voit-on pas Ginguené organiser une guerre entre le roi de Sardaigne et Gênes? et ne voit-on pas, car il faut tout dire, Rapinat soutenir que les caisses helvétiques sont des caisses françaises? Qu'arrive-t-il de là? que votre gouvernement ne s'étend pas au delà de cette enceinte, et que le gouvernement est véritablement là où sont vos généraux et vos agents de toute espèce. Il est temps de mettre fin à tout cela, si vous ne voulez pas être compromis sans cesse, affaiblir votre considération et anéantir votre puissance. Le sieur Rewbell a tenté de relever ces objections, dont une portait directement contre lui-même; mais le sieur Treilhard avait fait impression et a réuni les suffrages. Quelle différence de sentiment et de langage de cet homme à Rastatt et de cet homme directeur ! Ceux qui l'ont connu dans ce premier lieu, comme le plénipotentiaire Melzi!), assurent qu'elle est extrême. Cependant son séjour au congrès ne lui a pas été inutile, et a pu servir à l’Eclairer sur la réunion des puissances en masse contre les principes et le despotisme de la République française . . .

J'allai visiter le président Rewbell: ... j'y trouvai quelques membres

1) Graf Melzi d’Eril, VBevollmädtigter ber cisalpinifhen Republik in Raftatt.

Berichte von Sanboy-Rollin aus Paris. 213

des deux Conseils rassemblés. Les affaires d'Italie devinrent le sujet 1798 de l'entretien général, et j’entendis ces représentants s'extasier sur l'a- ni 28. venir florissant qui attendait ces diverses républiques. »Serait-ce bien là ce que vous en pensez«? dis-je à Rewbell quand ils furent sortis. »Non pas tout à faite, dit-il...»C'était une des grandes conceptions de Bonaparte de vouloir édifier ici une république, et d'en détruire là une autre... J'ai soutenu dans le temps qu'il était cent fois plus avantageux à notre système politique et militaire d’avoir la Lombardie pour ennemie, que pour amie, et les faits le prouvent déjà; mais les triomphes et la gloire de Bonaparte avaient subjugué et comprimé toutes les opinions. Jamais peuples ne furent moins propres au système républicain, ajoutat-il, que ceux de la Lombardie et de Rome; il en arrivera ce qui pourra« . . .

Le ministre des relations extérieures a repris un peu de considération dans le Directoire depuis que le sieur Barras lui a rendu son amitié. Le ministre de la marine a été le conciliateur, et l’on ne pouvait pas mieux choisir. Dès ce moment Talleyrand a réuni la majorité du Directoire en sa faveur, et pourra se soutenir encore quelque temps dans son ministère. Jamais ministre n'aura eu tant de haut et de bas dans sa faveur . ..

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