‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 98 sur 234 · Bericht von Sando;- Rollin aus Paris · texte numérisé non relu

Bericht von Sando;- Rollin aus Paris

Allgemeine Mifbiligung der Unternehmung gegen Agypten. Sbwantenbe Œntichlüffe des Direftoriums über Krieg und Frieben.

... »Qu’avait-on besoin, a dit le sieur Rewbell au Directoire à son retour, de chercher des expéditions aussi chimériques et lointaines que

Berbanbiung mit Sieyès. Bericht von Sanboz- Rollin, 247

celle d'Égypte? c'était vouloir y perdre une flotte et une armée. Onse 1798 souviendra que je m'y étais opposé de tout mon pouvoir lorsqu'il en fut St: 21questions. »C'était également mon avis, a dit Larevellière- Lepeaux, ennemi secret, autant que son collègue Rewbell, de la gloire de Bonaparte. »C'était bien plus le mien encore«, a observé le sieur Treilhard, »et j'aurais combattu fortement cette idée, si j'avais eu l'avantage d'être membre du Directoire«. Tous blämaient ainsi une expédition, pour laquelle ils déploient une activité peu commune et une dépense de 45 millions de livres de France.

Mais comment y remédier, et comment tirer vengeance de la destruction de la flotte française !)? C'est sur quoi on a discuté et délibéré très longuement dans deux séances du Directoire. Le sieur Rewbell y a prêché la guerre. »Si vous hésitez de la déclarer à Naples, disait-il, »qui l’a provoquée de mille manières, et si vous tardez à vous rendre maîtres de la Sicile, c'en est fait de Malte, qui tombera au pouvoir des Anglais, et c'en est fait de votre navigation dans la Mediterranee«. Larevellière- Lepeaux a fort appuyé cet avis, et a soutenu que l'état d'incertitude dans lequel on restait, affaiblissait la considération militaire de la République et ses ressources en tout genre. Le sieur Merlin voulait qu'on épuisât tous les moyens de conserver la paix avant d'émettre une résolution qui entrainerait des suites incalculables. »Souvenez-vous«, at-il observé, »que la guerre est l'aliment des anarchistes de la France, comme des anarchistes d'Allemagne, et que tous l'attendent avec impatience pour profiter de votre embarras et désorganiser le monde et votre République. Cependant la pluralité des suffrages penchait pour la guerre. Les ordres devaient être expédiés au général Brune, deux jours après, de commencer les hostilités et de brusquer ses opérations militaires, de manière à pouvoir s'emparer de la Sicile, seul moyen d’öter aux Anglais la possibilité de rester dans la Méditerranée. Le ministre de la guerre avait été mandé pour lui prescrire les mesures à prendre à cet effet et en presser l'exécution. Tout à coup le représentant Briot fait une motion d'ordre dans le Conseil des Cinq-Cents, où insultant indirectement à la lenteur du Directoire dans les négociations de la paix, il propose d'attribuer à une commission la faculté d'en abréger le terme. Cette motion imprévue et violente a jeté l'alarme dans le Directoire. On a cru y reconnaître le projet formé des anarchistes de souffler la guerre, et l'on est revenu à l'opinion de Merlin, c'est-à-dire de temporiser encore avant de rompre formellement avec l'Empereur.

1) Die Radridt von der Sbladt von Abulir (1. Augufl) war Mitte September in Paris.

Sept. 21.

Oft. 3.

248 Urkunden No. 217—218.

On sait qu'attaquer Naples, est déclarer la guerre à l’Autriche. Les ordres de commencer les hostilités ont été renvoyés dès ce moment à un autre temps . ..

218. Note von Sieyes an das preufifhe Rabinet& Minifterium. Berlin 1798 Oftober 3.

Mifbilligt die Mittheilung an ben Kaifer; erneuert ben Borfchlag zu einer Ver: ftänbigung.

Dans l’office que l’envoy& de la République française a eu l'honneur de remettre le 4° jour complémentaire de l'an VI (20 septembre), il s’est efforcé d'exposer d'une manière claire et précise le vœu du Directoire exécutif relativement à un article additionnel, qui pourrait terminer le traité qui se négocie à Rastatt; article qui paraissait au gouvernement français propre à satisfaire tous les intérêts bien connus de l'Empire et à lever les difficultés qui s'opposaient encore à la conclusion de la paix. En le proposant à S. M. conformément aux ordres du Directoire, le soussigné a expressément déclaré que la clause qu'il renferme étant indépendante de toute autre stipulation qui aurait déjà été ou pourrait être encore débattue au congrès et ne pouvant en conséquence leur préjudicier en aucune manière, il paraissait juste et convenable de ne la point mêler à des conditions accessoires, qui en embarrasseraient inutilement la discussion.

Le soussigné avait tout lieu d'espérer que cette proposition, si analogue aux sentiments jusqu'ici manifestés par le cabinet de Berlin et

” présentée avec confiance par celui de Paris comme le gage de la paix,

serait accueillie avec empressement. Il a vu avec douleur, dans la réponse du ministère, que sans opposer cependant aucune considération tendante à affaiblir ou à rejeter au fond la mesure proposée, on ne s'écarte pas moins de la marche qui seule pouvait en accélérer l'adoption, et qu'on avait voulu aussi la lier accessoirement à d'autres objets appartenants à d'autres articles du traité.

Le Directoire de la République française entraîné par les rapports de confiance que les ouvertures précédentes avaient établis entre les deux gouvernements, ne pouvait en effet prévoir que, sans sa participation et même contre son vœu aisément présumable, le projet qu'il faisait soumettre à S. M. serait communiqué à un autre cabinet, dont les vues peuvent cependant être différentes des siennes, et avec lequel il aurait établi lui-même, à cet égard, des relations directes, si cette marche lui eût paru préférable ou plus compatible avec les intérêts de la République. Cette communication s'écarte également des intentions

Berbanblungen mit Sieyès in Berlin. 249

du Directoire lorsqu'elle implique, sans son aveu, une renonciation positive à tout territoire situé en deçà du Rhin, quoique cette renonciation ne doive être qu’&ventuellement le résultat des négociations entamées.

Le soussigné connaît et respecte les liens qui unissent les différents membres du Corps germanique. Mais, quelque éminente que soit la prérogative du chef de l'Empire, il sait qu'elle ne renferme que le pouvoir de sanctionner les résolutions des états, dont chacun a le droit de proposer ce qui lui paraît le plus avantageux au bien public. Si ce droit appartient aux membres les plus faibles de l'Empire, il est à plus forte raison l'apanage de celui qui a une existence indépendante et a su se mettre de niveau avec les premières puissances de l'Europe. Pour faire insérer dans le traité la clause dont il s'agit, il faut sans doute qu’elle soit adoptée par l'Empereur, mais elle doit l'être aussi par les états. Les formes n'auraient done été aucunement blessées, si la proposition de cette clause eût été faite d’abord à la députation de l'Empire, sauf à obtenir dans la suite la ratification de la cour de Vienne.

Quoi qu'il en soit, le soussigné fait des vœux pour que la réponse du cabinet autrichien ne confirme pas ses doutes sur le succès de cette communication, qui loin d'accélérer l'ouvrage de la paix, lui paraît de nature à le retarder de plus en plus.

Pour répondre aux réflexions qui précèdent la notification de cette démarche du ministère de S. M., le soussigné doit remonter aux communications qu'il a eu l'honneur d'entretenir avec le cabinet du roi, peu de temps après son arrivée. Son premier vœu, le but principal de ses instructions, a été d’aplanir les difficultés qui entravaient la conclusion d'une paix solide, en établissant autant qu'il dépendait de lui un concert amical entre les deux puissances. C'est pour cet effet qu'il a présenté dans ses entretiens avec les personnes qui jouissent de la confiance particulière de S. M., un ensemble de vues qui lui paraissaient embrasser les relations politiques et nécessaires entre la Prusse et la République française. Cette masse d'idées et de combinaisons, fondée sur toutes les hypothèses possibles dans l’ordre politique, accueillie d’abord dans des conversations confidentielles, fut écartée ensuite par des communications écrites, qui ne portaient que sur des faits isolés, sur des demandes partielles, sur des offres qui n’étaient pas applicables à la situation de la République. Dans cet état des choses, le soussigné aurait pu se prêter peut-être à discuter à Berlin des objets de détail, dont la connaissance appartient essentiellement au congrès général. Mais des motifs personnels de délicatesse que le ministère appréciera facilement, et plus encore la conviction intime que la force des circonstances produirait à Rastatt des résultats plus avantageux qu'il n'avait lieu d'en espérer

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