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possessa. Il conclut que la revendication des rescrits impériaux est sans doute la civile, car l’usucapion est dite en détruire l'intentio. Or elle laisse intacte celle de la Publicienne qui devait être repoussée au moyen d’une exception.
Comment expliquer cette indépendance théorique des deux actions, cette inexistence pratique de la Publicienne?
M.Ermannl'expliqueainsi: pour les principaux objets depropriété, les esclaves etles fonds, l’usus d’un ou deux ans n’était qu'unepartieinsignifiante du temps pendantlequelenmoyenne les choses restaient dans le même patrimoine. Alors on ne préférait guère la Publicienne à l’action normale de propriété. Car son unique avantage aurait été de dispenser le demandeur de prouver sa possession pendant un ou deux ans.
Que les esclaves et les fonds restassent en général un ou deux ans dans le même patrimoine, c'est l'affirmation d'un fait que nous ne pouvons pas discuter. Mais en dehors de ces deux objets de propriété il y en a d’autres. On ne soutiendra pas que les choses de production, de consommation, de circulation restassent toujours aussi longtemps dans les mêmes mains. Or on ne connaissait pas à Rome la règle :en fait de meubles possession vaut titre. Et au contraire les res furlivæ y étaient insusceptibles d'usucapion.
Que dire maintenant si nous quittons le domaine de l’usucapion pour passer dans celui de la præscriptio longi temporis ? Que dire encore si nous arrivons à l’usucapion de Justinien ? Comment expliquer pour tousces cas delongue prescription l'absence et par conséquent l'inutilité de Ja Publicienne ? Nécessaire à sa création, pourquoi est-elle devenue plus tard superflue alors que les relations s'étaient compliquées, élargies et que le délai dela prescription s'était notablement allongé ? La nécessité d’une preuve facile augmentait : la facilité de cette preuve aurait en même temps diminué.
M. Ermann répond : c’est que le droit romain ne se sou-