DE DE
ciait pas où du moins se souciait à peine des questions de preuve. Ainsi, et pour citer l'exemple le plus frappant, les juristes admettent couramment comme possible la revendication des monnaies (Voir notam. D. 23, 2, 67 Proculus).
Sans discuter la valeur pratique des textes invoqués ni le sens qu'y reçoit le mot vindicure nous répondrons simplement : le raisonnement de M. Ermann démontre tout au plus la facilité dela preuve à Rome ; iln’en prouve pas l'inutilité. Or, en supposant nécessaire la prescription, on comprend que les praticiens se soient montrés fort peu exigeants pour la justification des faits de possession ; on ne comprendrait pas qu'ils en eussent dispensé le demandeur. C'estcependant ce qu'ils auraient fait si, en l'absence d’une théorie aux contours définis en matière de preuves, ils avaient tenu pour démontrée par des faits récents une possession décennale, Nous répondrons encore que le raisonnement de M. Ermann prouve trop.Ilirait en effet jusqu'à mettre en doute l'utilité originaire de la Publicienne. Elle n’eût été qu’une action de luxe si le juge avait pu, quand il lui plaisait où à peu près, te nir l’usucapion pour démontrée.
Il reste donc à savoir pourquoi cette action fut créée et pourquoi elle a disparu.
Nous allons trouver dans cette recherche de nouvaux arœuments, très puissants, en faveur de notre doctrine.
Résumons maintenant les résultats obtenus.
4° Les divers modes d'acquisition créentpar eux-mêmes un droit relatif.
20 La tradition de bonne foi ne constitue pas un titre.