‹ Preuve Par Titre du droit de propriété immobilièreChapitre 7 sur 44 · SE · texte numérisé non relu

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fortifier, s'affaiblir, qué sais-je ? Il a ses qualités et ses vices. Il à un corps et une âme, enfin.

Et de ces droits personnifiés qu'ils s'appellentpropriétés ou créances, on a fait la base d’une étude ; on en a fait un objet de science. On les analyse, on les combine, on les sépare, on les mélange. On en traite, comme les physiciens traitaient jadis du froid, du chaud, du sec, de l’humide. On en a fait des « idola. » (1)

44. — Qu'on juge de la méthode à ses résultats : transfert de la propriété immobilière, transfert de la propriété mobilière, transfert des titres négociables, tels qu’ils sont organisés par la loi ou la jurisprudence sont, pour l’école de M. Laurent, une série d'expédients, de subterfuges, de violations des principes. Il y aurait d'un côté le principe nemo plus juris, de l'autre les dérogations constantes que les Codes et les pratiques y apportent. La science et la vie se combattraient, bien loin de s'unir. Maïs celle-là étant vaincué à l'avance par la force même des choses, le droit, à mesure qu'il se transforme, sortirait de plus en plus dudomaine des jurisconsultes. Cela est grave. Il faut que la méthode soit mauvaise ou qu'il n'y aitpas de science du droit. (2)

Il y a une science du droit. Seulement, ce n’est pas une science de formules et de mots. C’est une science de principes et de faits.

Les adages et les expressions courantes, ce sont façons commodes et brèves de s'exprimer. Mais c’est en exagérer la portée, c'est les compromettre que de les solidifier, puis de les analyser en eux-mêmes, que d'en faire le point de départ de raisonnements et d'observations.

Ce sont les faits qu'il faut observer. C'est sur les principes qu'il faut raisonner.

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