CHAPITRE II
PREUVES DE L'INFLUENCE ASTRALE CAPABLE DE SERVIR DE BASES POSITIVES A L'ASTROLOGIE SCIENTIFIQUE
Que les astres nous influencent directement ou aient une correspondance quelconque avec nous, cela ne peut mettre en jeu la vérité cherchée et qui est nettement définie :
Je me propose de prouver qu'il existe une relation entre les astres et l'homme, celui-ci étant considéré à la fois dans Vorientement inné et dans V évolution de ses facultés.
Inutile pour le moment de déplacer la question en
venant parler de fatalisme absolu ou de superstitions ani^iennes capables d'obscurcir le problème posé.
Les preuves que je donne ci-dessous sont de deux classes :
1** Les premières (hérédité, statistiques et transits) qui sont des preuves scientifiques directes, n'exigent pas de croyance en la bonne foi de l'initié, et peuvent convaincre par l'observation seule, sans faire d'études spéciales au préalable.
2*" Les secondes (problème inverse, distinction des cas opposés, interprétations et prédictions) qu'on pourrait appeler plutôt des contrôles, nécessitent certaine étude préalable des lois des correspondances astrales.
Ceci porte à six le nombre des sortes de preuves à exposer-
Quelques lecteurs pourraient trouver qu'une seule bonne preuve suffirait si elle existe, et je suis un peu de cet avis ; mais il faut compter avec la mentalité de chacun et ne pas craindre d'accumuler des faits probants qui laissent un choix que je ne veux imposer à personne. Le numérotage suivant des six preuves a été admis d'après l'ordre des valeurs scientifiques que je leur attribue.
Ne voulant pas répéter ici ce qui a été écrit ailleurs, je prierai souvent le lecteur de se reporter aux trois ouvrages d'astrologie scientifique: Influence miraie. Langage mirai ^ Etude nouvelle sur f hérédité.
Première preuve. — HérédllA astrale.
Conclusions de TEtude sur rhérédité astrale, -^ A une date quelconque du calendrier correspond un ciel qu'on peut aisément déterminer par un schéma astronomique* Les dates des naissances, amsi exprimées dans une famille, conduisent à des remarques pouvant servir de base à une étude réellement nouvelle sur la transmission héréditaire des influences célestes.
La disposition des planètes sur la voûte céleste, représentée pour chaque naissance, montre en effet clairement des similitudes (Taspects entre certains membres dune même famille. Ce résultat précis et indépendant de l'interprétation personnelle, conduit à cette double conclusion d'un intérêt facile à concevoir :
V La naissance normale ne s'effectue pas à n*importe quel moment, mais sous un ciel de quelque analogie avec celui de certains parents proches (en général père, mère ou ascendants éloignés de deux ou trois générations au plus).
Ceci montre a priori une liaison entre rhérédité eî le ciel de la naissance. L'influence astrale sur Thomme est donc une réalité expérimentale ;
2° Les facteurs astronomiques transmetteurs tffhéré^
dite sont naturellement par cela même indicateurs au moins partiels de facultés humaines ; d'où il résulte un certain Langage astral qui permet de définir l'homme suivant des limites qu'il est impossible de fixer a priori. Ce langage astral constitue essentiellement la science astrologique. Nous renvoyons à Etude nouvelle sur P hérédité pour les détails concernant cette source de preuves. On y trouvera le mode de représentation du ciel de nativité, en même tetnps qu'un recueil d'exemples probants avec hypothèses explicatives au moins provisoires.
A titre d'exemple d'hérédité astrale nous donnons les deux thèmes d'Alphonse XIII et de son fils dont les données de nativité sont, les suivantes :
Alphonse XIII : — Madrid — 17 mai 1886 — midi.
Prince des Asturies : — Madrid — 10 mai 1907 — midi 35 minutes.
Le thème du père est celui de gauche. Du premier coup d'œil, on peut embrasser les notes astrales d'hérédité très nettes et mises en évidence sur les figures par des traits renforcés.
1<* Gomme positions zodiacales semblables, on remarque celles de Me et As (horizon et méridien), puis du Soleil, de Mercure et de Vénus.
2** Gomme aspects on trouve dans les deux cas Mercure en trigone (un tiers de cercle) avec l'Ascendant puis Mars en sextile (un sixième de cercle) avec Saturne. Enfin le Soleil est en conjonction avec le Milieu du Giel.
3* Comme maisons astrologiques (positions par rapport au méridien et à l'horizon) on voit : le Soleil Mercure et Vénus dans les mêmes <c maisons » respectives.
La figure très simple que nous adoptons pour représenter Taspect du ciel à un lieu et à un moment donnés est un cercle à 12 secteurs correspondant aux 12 signes du zodiaque ; on place dessus les éléments variables : Soleil, Lune, planètes et les lignes Me et As (traces du méridien supérieur et de l'horizon oriental). Les points dont les divisions sont inscrites en degrés à l'intérieur du cercle figurent les limites des 12 « maisons astrologiques » (divisions par rapport à rhorizon et au méridien). Les longitudes des planètes sont inscrites à côté de celles-ci en degrés et minutes dans chaque signe zodiacal. Pour simplifier ici les figures, nous avons supprimé l'inscription des « déclinaisons » qur sont à observer dans l'étude proprement dite des thèmes de nativité.
Objections contre l'hérédité astrale. — Plusieurs objections ont été faites à cette étude sur l'hérédité : Il convient ici d'y répondre.
1° Multiplicité des exemples. — Une centaine
d'exemples donnés ne suffisent pas^ car rien ne prouve, me diUon, qu'il n'y a pas là une sélection faite pour le besoin de la cause.
Je répondrai d'abord à ceci qu'il est difficile dans un livre de ne pas sb limiter sur le nombre des cas probants. La preuve conclue ne réside d'ailleurs nullement dans le nombre de cas cites, que je donne, à simple titre d'exemples, pour montrer la forme astronomique que prend en général l'hérédité astrale. C'est à chacun de vérifier si ma conclusion sur l'hérédité astrale est juste ou fausse. Tout ce que je puis dire, c'est que l'expérience répétée ma confirmé la conclusion qui précède.
Si, en effet» après cent exemples analysés, on arrive à formuler une loi qui se trouve confirmée de plus en plus par des centaines de nouveaux cas venant s'ajouter aux premiers, on est en droit de croire à la valeur scientifique de cette loi. Et c'est le cas présent.
2* Nativités dissemblables entre parents. — Quelquesuns ont prétendu qu'en cherchant les analogies astro-héréditaires on s'expose à une désillusion complète, et qu'en faisant par exemple les horoscopes d'un père et de son fils, il arrivera souvent qu'aucune ressemblance frappante ne pourra être relevée.
Ceci est très fréquent, en effet, mais ne confondons pas, et je demande qu'on ne fausse pas le sens véritable de ma première conclusion relative à l'hérédité astrale : je n'ai jamais prétendu que deux horoscopes de parents devaient toujours se ressembler ; ce que je prétends, c'est que, étant donné une naissance normale^ il sera presque toujours facile de trouver
chez un ou plusieurs ascendants proches (en remontant au plus deux ou trois générations) des analogies planétaires aussi frappantes que celles que j'ai choisies à titre d'exemple (toutes les données de nativité étant supposées exactes cela va de soi).
Pour ne pas compliquer la question j'ai surtout parlé de Vhérédité directe, mais les mêmes remarques d'analogies astrales se rencontrent aussi dans Vhéré^ dite collatérale, conséquence à la fois logique et expérimentale de l'autre.
^* Nécessité des statistiques et du pourcentage {\). — Toute statistique au dire de quelques-uns doit aboutir à un pourcentage numérique'^ la valeur des analogies planétaires exposées ne peut ê^e réelle que si on la ramène au calcul des probabilités. ^ Sur cent cas quelconques, m'a-t-on dit* combien en avez-vous confirmant votre conclusion » ?
Ceci demande explication et nous commençons par dire qu'une habitude, facile è acquérir, pour représenter le ciel de nativité et le comprendre en tenant compte de la marche des planètes, permet aisément de se convaincre de la réalité des lois héréditaires en question. Les ressemblances des figures astronomiques sont ici plus frappantes encore que les ressemblances physiques observées souvent entre parents.
Le « pourcentage •, très en vogue aujourd'hui dans la science expérimentale, demande une circonspection toute particulière en astrologie. Un
(1) « La statistique en Astrologie ». — Déterminisme astral (xi? de janvier 1905), article reproduit dans le présent ouvrage.
exemple fixera les idées : lorsque, dans un cas d'hérédité astrale, on constate que dans l'espace d'une année, je suppo.se, la nature a fait naître l'enfant sous le ciel qui offre Tensemble le plus frappant possible d'analogies ataviques pour le mois, le jour et le quart d'heure même de nativité^ la valeur de cette coïncidence peut être appréciée en sciences exactes par le calcul des probabilités.
Elle peut d'ailleurs s'exprimer par des données géométriques, tout aussi bien que par des chiffres fixant le pourcentage qui a aujourd'hui tant de prestige dans le monde savant. iVest le cas de la figure astronomique admise^ qui, au moyen des cycles planétaires, donne une idée fort exacte de la valeur des analogies trouvées.
Mais recueil de la critique superficielle est souvent de confondre les statistiques de faits de même espèce avec un recueil d'exemptes qui sont eux-mêmes déjà, chacun en particulier, de véritables résultats de statistiques.
Dans l'exemple qui précède, le nombre des cas possibles, c'est-à-dire le nombre de quarts d'heure envisagés pour l'année de la naissance est 4 x 24 x 365, c'est-à-dire 35,040- La probabilité peut donc s'exprimer ici par 35"j)4Q- Autrement dit, sur les trentecinq mille quarante cas envisagés, la nature a choisi celui qui était le plus favorable à une hérédité astrale vis-à-vis de tel ou tel parent (en général père, mère ou parent proche.)
Ce résultat d'observation à lui seul donne déjà à penser, et peu m'importe ici que des milliers d'indi-
vidus soient venus au monde comme la personne visée pendant ce quart d'heure de nativité : ceci ne change en rien le caractère exceptionnel de ce quart d'heure là relativement à l'atavisme du thème étudié, Ce quart d'heure là reste en effet malgré tout celui qui donne un maximum d'analogies héréditaires (vis-à-vis de tel ou tel parent) sur les 35.040 envisages* Ceux qui sont familiarisés avec les figures de nativité savent que ce maximum peut en bien des cas être apprécié sans ambiguïté et du premier coup d'œiL N'oublions pas que l'expression d^une probabilité
^ ne change pas de valeur quand on multiplie ses
deux termes aelb par un même nombre, ce qui serait le cas dans l'objection précédente.
L'exemple choisi ne saurait être confondu avec l'élément simple que Ton noie dans un total de chiffres, c'est-à-dire avec un cas de réussite qui ne comporte pas de degré, et qui sert de base au pourcentage courant.
Toutefois, un seul exemple, comme celui donné, ne saurait suffire pour formuler une loi ; mais quand on peut en citer à la douzaine offrant, chacun en particulier, la valeur d'une statistique aussi frappante, l'expression algébrique de la probabilité atteint des proportions telles qu'il devient inutile de la calculer même à des milliers d'unités près.
Lors même que la statistique de ces statistiques laisserait perplexe, cela ne détruirait pas au fond la valeur d'un recueil de nombreux exemples d'hérédité comme celui d'Etude nouvelle.
Demander combien, sur cent personnes prises au
hasard, il s'en trouve confirmant les lois d'atavisme astral, est une question dont la réponse ne saurait éclairer sans explication.
En supposant même, pour chaque personne, qu'on possède les données exactes de nativité des parents de deux ou trois générations qui précèdent chacune d'elle, et que ces nativités aient été normales, la loi se confirme de trop de manière et avec des valeurs trop inégales pour permettre au statisticien de jouer au pourcentage aveuglément.
Remarquons en passant que nous n'avons pu encore trouver de cas d'invraisemblance complète en ce qui concerne la loi astrale de l'hérédité.
La critique qui précède pourrait s'appliquer à beaucoup de statisticiens modernes qui, partant de données complexes (dont la valeur de chacune nécessiterait une longue discussion) jonglent avec les chiffres en démontrant tout ce qu'ils veulent.
Pour que le pourcentage exprimé par un certain
rapport ^ n'ait pas une valeur illusoire, il est nécessaire que les deux termes a et b figurent respectivement des éléments de même espèce et de même valeur en face de Texpérience.
Si, par exemple, un médecin déclarait que sa méthode de traitement pour une maladie est supérieure à celle d'un autre sous prétexte qu'il a guéri 90 malades sur 100 alors que l'autre n'en a guéri que 10, cette comparaison ne prouverait rien de définitif sans Tanalyse des cas traités. Si, en efi*et, les 90 malades guéris du premier médecin se trouvaient parmi 100 qu'on pouvait considérer comme sauvés d'avance, et
si les 10 guéris par le second se trouvaient parmi 100 qui étaient condamnés, ma confiance irait plutôt à ce dernier.
De même en astrologie, sur 100 exemples, 10 vraiment frappants peuvent quelquefois mener à des conclusions plus autorisées qu'une porportion de 90 autres de moyenne valeur.
En somme, chaque étude comporte des procédés d'analyse que nous ne pouvons lui imposer a priori. Chaque science procède comme elle peut. Ce qui est immuable, c'est la logique philosophique dont aucun savant ne peut se dispenser sans voir crouler tout rédifice de ses travaux.
En astrologie la statistique arithmétique ne comporte pas toujours d'application rigoureuse, à cause des valeurs trop inégales de ses éléments, — forcément composés, — qu'on ne peut chiffrer dans une même opération.
Dans certains cas d'ailleurs, le langage géométrique est tout aussi expressif que le langage ariikjné tique. C'est le cas de la notation graphique en astrologie, qui rend compte très nettement par les cycles astraux de la valeur des ressemblances héréditaires. On a affaire ici à une synthèse astronomique, véritable sorte d'expressioti typique comme la nature en fait dans le faciès de ses individus. Les chiffres seuls ne pourraient jamais rendre compte de cette expression tout entière, pas plus qu'ils ne rendraient compte de Texpression d'un visage par une série de nombres représentant les dimensions respectives du nez, des yeux, de la bouche, des oreilles, etc.
deuxième preuve. — Statistique (i).
L'étude sur Thérédité astrale montre quels sont les (Héments astronomiques principaux à observer qui transmettent les notes héréditaires et par conséquent qui ont une correspondance quelconque avec les facultés humaines (voir Etude nouvelle sur rhérédité). Ces éléments sont les facteurs astrologiques dont le choix, comme on le voit, loin d'être arbitraire repose logiquement sur Texpérience et l'observation scientifiques.Entre autres facteurs astrologiques, nous pouvons noter comme particulièrement nets les places zodiacales occupées par l'ascendant et le milieu du ciel, autrement dit par les traces du méridien et de Thorizon sur Tocliptique au moment et au lieu de la naissance.
Los Houx zodiacaux des planètes sont également à obsorvor, et nous en parlerons plus loin.
il est clair que si nous pouvons prouver que les ascnhltuits d'un groupe nombreux d'individus à facultés oomnuinos donnent dans le zodiaque une répartition spéciale, nous aurons prouvé par cela même une cor^ fYspondance entre les régions du zodiaque et les facultés fiumaints.
yV Voir ï«*îh^«y astnile. Langage asiral et rarlicle «^ iDflaeDce d<»# d\\x>T^:? rx^i^îon* du Zodiaque » publie dans Dciennimismie as- V^^ {Vi^ de mar* i\\>i\
C'est ainsi, comme on va le voir, que nous avons été conduits à établir une statistique d'ascendants et diverses autres positions zodiacales pour un très grand nombre d'esprits supérieurs.
Pour figurer le zodiaque et ses douze signes, nous adopterons le cercle à douze divisions, invariablement orienté : il représente une section de la sphère céleste suivant le plan de Técliptique. Ce cercle est la base naturelle de toutes les figures de l'astrologie* Elle s'impose quoiqu'on fasse, comme nous le verrons plus loin. Bien entendu, les vérités astrologiques ne sont nullement en jeu dans le choix d*une figure. Il appartient en somme à chaque observateur d*employer le procédé graphique qui lui convient,
statistique des ascendants d'esprits supérieurs. —
Lascendant (appelé quelquefois « horoscope ï>) est, comme on le sait, le point de Técliptique qui se lève à l'orient au moment et au lieu de la naissance. Il est donc caractéristique de l'orientation de toute la voûte céleste en ce lieu et à cet instant-là*
En dehors de ses aspects avec les planètes, la place qu'il occupe dans le zodiaque semble de première importance, comme le prouve non seulement Tétude sur l'hérédité astrale, mais encore Tobservation suivante relative aux «ascendants d*esprits supérieurs n (publiée pour la première fois en lOùO dans la revue du Monde invisible) ; cette loi astrale a été étudiée en détail dans Influence astrale^ Langage astral et Déterminisme astral (n® de mars 1904),
Si Ton prend les ascendants d'un très grand nombre d'esprits supérieurs et surtout à facultés créatrices en
science, art ou philosophie, — de plusieurseentaines, par exemple,comrae nous l'avons fait, — et qu'on les indique à leurs places respectives du zodiaque par des hachures, on obtient le schéma ci-contre. 11 montre le groupement remarquable de ces ascendants sur la triple zone : Balance, Verseau, Gémeaux, avec extension du côté de la Balance sur les deux signes voisins Vierge et Scorpion.
En prenant à vue sur la circonférence les centres de gravité des trois groupes de hachures, on obtient approximativement un triangle équilatéral appuyé vers les milieux des trois signes (Balance, Verseau, Gémeaux). Il est à remarquer que les quelques exceptions, en dehors de la triple zone, ont toujours comme compensation des notes brillantes d'un autre ordre, en général des aspects harmonieux provenant de l'ascendant, du milieu du ciel ou des luminaires — (voir Langage astral à ce sujet).
Les signes du Sagittaire, duCapricone,du Poisson, du Bélier et du Taureau ne possèdent que très peu d^ascendants d'esprits supérieurs. Nous pouvons donc conclure, avec une probabilité très voisine de la certitude, que Y ascendant et par conséquent VorienlaHon de tout le zodiaque à la nativité (indépendamment même des planètes qui s'y trouvent) marque une sorte de plan des facultés humaines, donc prouve rinfluencè astrale.
C'est une des lois astrales'les plus saillantes et qui n'a été précisée par aucun traité ancien, probablement à cause de la difficulté qu'on devait avoir jadis pour établir de pareilles statistiques et pour dresser rapidement des thèmes de nativité.
Cette loi nous a permis de résoudre à plusieurs reprises le problème vérificateur de Vheure retrouvée (connaissant la journée seulement d'une nativité) en partant des facultés attribuées d'avance à des célébrités contemporaines. Ce genre de preuves sera exposé plus loin.
Le groupement précédent des ascendants pourrait en partie justifier cet aphorisme ancten d'après lequel a les esprits supérieurs étaient caractérisés par beaucoup de planètes dans la triplicité d'air (FJalance, Verseau, Gémeaux)». On pourrait en effet exprimer cet aphorisme sous une forme probablement plus juste en disant a qu'ils sont caractérisés surtout par Tascendant en triplicité d'air avec beaucoup d*aspects trigones de planètes sur lui ».
A titre d'exemple précis, nous avons dressé la figure ci-dessus avec les 123 ascendants d'esprits célèbres qui suivent et qui se sont presque tous distingués
dans la science, la philosophie, la politique, les lettres ou les arts. Ces 123 noms sont donnés par ordre alphabétique et une douzaine seulement donnent des hachures en dehors de la triple zone signalée. Ce recueil contient des célébrités de diverses époques ; les thèmes de plusieurs ont été extraits d'ouvrages anciens sur l'astrologie.
Ampère (fils). — D'Abrantès (duchesse). — Agrippa (Corneille). — Balzac. — Barbey d'Aurevilly. — Bastien- Lepage. — Baudelaire. — Bentzon (Thérèse). — Bernard (Claude).— Bert (Paul). — Biart (Lucien). — Bonaparte (Napoléon I"). — Bonnat. — Bonheur(Rosa). — De Bornier. — Bougnereux. — Bouilhet. — Bourget. — Byron. — Caro.—Chaney (savant anglais).— Cherbuliez — Clemenceau. — Comte (Auguste). — Considérant (Victor). — Coquelin (aîné). — Corot. — Courbet (amiral).— Courbet (peintre). — Cuvier.— Carnot (savant).
— Dagnan-Bouveret. — Daudet (Alphonse). — Diaz de la Pègne. — Disraeli (lord anglais). — Dumas (père). — Dupanloup. — Durer. — Ellis (savant anglais). — Faye.
— Félix (prédicateur). — Figuier. — Flammarion. — Flaubert. — Français (peintre). — De Freycinet. — Fromentin. — François !•' (roi de France). — Galois (mathématicien). — Gambetta. — Gœthe. — de Concourt (Edmond). — Goyaux. — Gratry. — Grimaux. — D'Haussonville.— Hello (Ernest).— Hugo (Victor). — Huysmans. — Henri IV(roi de FranceJ.— Janin. — Jaurès.— Jules II (pape) . — Kepler. — Lacordaire. — Lanessan. — Laurens (Jean-Paul). — Lavisse. — Lemaître (Frédérik).-^Leroy-Baulieu (Anatole). — Lhermitte (peintre). — Loti. — Liguori (Saint Alphonse de). — Louis XIV (roi de France). — Massé (Victor). — Masse-
net. — Maupassant. — Meissonnier. — Mercadier (électricien). — Mercié (sculpteur). — Millet (peintre).— Morot (Aimé). — Mounet-Sully. — Musset. — Mélanchlon,
— Monteregio.— Montaigne. — Morin de Villefranche,
— Nus (Eugène). — Qllivier (Emile). — Pasteur . — Paul III (pape). — Pie (cardinal).— Proudhon, — Pavis de Ghavannes. — Pic de la Mirandole. — Quain (savant anglais). — Quinet. — Regnault (peintre), —
— Renan. — Reynaud (philosophe). — Robespierre. — De Rochas. — Rostand. — Roybet (peintre). — Catherine II (impératrice de Russie). — Reclus (Elisée). — Richelieu (cardinal). — Sainte-Beuve. — Sand. — Sandeau. — Sarcey. — Simon (Jules). — Le Sage. — Taine,
— Theuriet.— Thiers. — De Thou (historien). — Transon. — Verlaine. — Le Verrier. — Veuillot (Louis)- — De Vigny.
Objections contre la statistique des ascendants. 1° Multiplicité des exemples, — La première objection qui s'impose est (comme pour l'hérédité) celle relative à la multiplicité indispensable des exemples et à une liste suspecte dont le choix peut être fait pour le besoin de la cause.
Nous répondrons que sur plus de trois cents nativités remarquables qu'ilnous a été permis d'étudier à cet effet, nous n'avons donné ici que les noms les plus connus, quoique la notoriété ne soit pas forcément un critérium de la valeur intellectuelle.
Au reste, après une centaine de cas qui nous avaient suffi en 1900 pour énoncer la loi précédente^ toutes les observations faites depuis sur un grand nombre d'autres exemples n^ont servi qu'à la confirmer. Ceci ne résulte pas d'ailleurs d'un choix fait après coup^
mais bien d'un choix fait pour presque tous^ avant de pouvoir soupçonner les résultats enregistrés par le calcul^ c^est^à'dire sans connaître auparavant V ascendant.
2* Sélection suspecte. — Ceux qui voudront composer une liste de cent noms, je suppose, € d'esprits supérieurs » — du moins jugés comme tels d'après eux, — arriveront à des résultats fort variables. — Je crois même pouvoir défier n'importe qui de réunir cent noms qui soient à Tabri de toute controverse. — Les uns, suivant leurs tendances, élimineront par exemple de leur liste tous les philosophes matérialistes, les autres tous les spiritualistes ; certains voient dansTartun mode de manifestation inférieure pour la supériorité d'esprit. Pour quelques-uns, au contraire, ce sont les savants qui ont l'esprit borné et terre à terre... Le fait certain est qu'il est difficile de s'entendre sur la composition d'une liste « d'esprits supérieurs ». Aussi n'ai-je pas voulu faire intervenir mon jugement personnel là-dessus. Je m'explique : c'est sur plus de trois cents nativités jugées par moi comme supérieures à tort ou à raison^ et sans connaître auparavant les ascendants cherchés, que j'ai formulé la loi précédente. En admettant même ici que la supériorité intellectuelle de tous soit discutable et que ce choix ait pour mobile une psychologie erronée, le résultat n'en est pas moins frappant et probant : il n'en constitue pas moins, en effet, une preuve réelle de l'inégalité des influences exprimées par l'ascendant dans les diverses régions du zodiaque, — donc il est la preuve cherchée de l'influence céleste. J'ajoute que la statistique des thèmes de personnes quelconques m'a donné une répartition normale des
ascendants sur toute les régions du zodiaque, n'offrant d'autre irrégularité graphique que celle qui tient aux passages inégaux des signes du zodiaque à l'horizon. Cette dernière statistique a été faite sur 770 thèmes de gens quelconques, — nombre suffisant pour formuler une loi qui apparaît nettement au bout de quelques centaines de cas. Le groupement particulier des ascendants n'est donc pas relatif à la nature humaine d'une époque ou d'un milieu, mais bien à V ensemble des facultés spéciales qui ont dé" terminé le choix fait pour cette étude.
En résumé, le fait exprimé par la figure donnée prouve que la nature ne fait pas naître indiatînctement, sous n'importe quel signe, ceux qui ont dans leurs facultés le trait commun de caractère appelé ici « esprit supérieur », à tort ou à raison. Peu importe le nom à donner à ce a: trait commun de caractère » qui préside au choix personnel de l'observateur : la correspondance entre le zodiaque et les facultés humaines n'en est pas moins prouvée et cest là le point capital.
Si, en effet, Tinfluence astrale du zodiaque n'était pas réelle, il semblerait impossible de justifier cette répartition si spéciale des ascendants. Ceux-ci ne devraient offrir que le groupement sensiblement régulier correspondant à un nombre de nativités égal en temps égaux pour n'importe quelle catégorie d'êtres humains.
Tout psychologue qui choisirait cent nativités (( d'esprits supérieurs », arriverait également, je suis sûr, à un résultat graphique de répartition spéciale, preuve de l'influence astrale cherchée ; son résultat
pourrait légèrement difTérer du nôtre, chacun ayant son opinion sur la « supériorité d'esprit » déterminant la sélection faite. L'important ici est que le choix des individus ne soit pas fantaisiste mais soit guidé par l'attribution judicieuse d'un trait commun de caractère les concernant.
Une question se pose ici au sujet de la contreépreuve à faire pour les gens soi-disant inintelligentSy ou du moins à facultés opposées à celles qui sont caractéristiques de la classe d'individus précédente. On réaliserait difficilement une telle statistique de contre-épreuve : il est très rare en effet, dans la psychologie courante, de pouvoir conclure à Tinintelligence originelle des caractères. L'absence d'éducation, le milieu et les contraintes multiples peuvent entraver le développement normal des facultés innées.
Les cas de folie pourraient peut-être servir d'étude précise, mais il y a loin souvent, entre la folie provenant de troubles cérébraux (désharmonie planétaire en général) et ce que l'on nomme « l'inintelligence » qui est avant tout l'apathie spirituelle et le défaut de jugement, — si ce n'est le défaut d'aisance extérieure.
En résumé, il est possible de dresser une liste « d'esprits supérieurs » sans grande ambiguïté parce que la supériorité intellectuelle peut s'affirmer publiquement et sans contestation possible par des œuvres ; au lieu qu'une liste « d'esprits inférieurs » est à peu près illusoire, pour la bonne raison que l'absence d'œuvre admirée ne permet pas toujours de conclure à l'incapacité d'en produire, et qu'aucun
dictionnaire des « célébrités de l'inintelligence * n'a jamais été fait.
Il est vrai qu'un groupe d'individus jugés inintelligents par un psychologue exercé auraient chance d'avoir un trait commun de caractère qui, très probablement, donnerait ici encore une répartition spéciale des ascendants. — Il faudrait admettre toutefois que ce trait commun ait pour correspondance astrale la place de ^ascendant dans le zodiaque et non tout autre facteur astrologique.
Mais notre but n'est pas dans ce livre de chercher des lois d'interprétation psychologique, destinées à spécifier nettement les esprits supérieurs ou inférieurs. Nous avons voulu avant tout prouver Tinfluence du zodiaque sur les facultés humaines; et la contre-épreuve relative aux ascendants devient inutile, si Ton se borne à prouver l'influence cosmique dans son sens général.
Statistique du milieu du ciel. — Au groupement particulier des ascendants, correspond une répartition également spéciale des positions du milieu du ciel^ — c'est-à-dire du point de Técliptique qui passe au méridien supérieur au moment de la naissance.
Pour les latitudes géographiques des nativités précédentes, on trouve qu'à la triple zone des ascendants correspondent pour le milieu du cielles trois régions suivantes :
1^ Les signes consécutifs des Gémeaux^ du Cancer, du Lion et de la Vierge.
2^ La première moitié du Sagittaire.
3° Le Verseau.
Cette répartition zodiacale n'a aucune symétrie grapliique comme celle des ascendants. Si cette statistique est moins intéressante que l'autre, au point de vue de l'étude des harmonies en astrologie, elle est cependant une preuve de Tinfluence zodiacale plus nette encore que celle des ascendants.
Si, en eflet, la nature ne choisissait pas ses zones du zodiaque pour faire naître les individus à « esprit supérieur », nous devrions trouver ici une répartition presque exactement régulière pour les positions du milieu du ciel. Ce milieu du ciel, comme il est aisé de le démontrer, se déplace sur Técliptique d'une façon sensiblement proportionnelle au temps: on peut s'assurer en effet que ses représentations soit en ascensions droites soit en longitudes offrent des divergences absolument insignifiantes au point de vue du résultat graphique qui nous occupe.
En faisant la statistique du « milieu du ciel » relative aux 770 thèmes quelconques qui nous ont servi de base comparative dans l'étude, nous avons obtenu une répartition exactement régulière dans le zodiaque.
Statistique de la lune. — Avec la lune, le résultat du groupement des hachures indicatrices conduit à une remarque très particulière.
Avec les positions lunaires des 123 nativités citées précédemment, on trouve que le signe du Scorpion est entièrement vide, tandis que les onze autres offrent une répartition sensiblement régulière.
Ce résultat curieux semble une confirmation nouvelle d'une intéressante remarque faite pour là pre-
mière fois en 1904 par M. Selva dans sa revue du Déterminisme astral. Nous croyons possible, évidemment, de trouver des thèmes « d'esprits supérieurs & avec la Lwie dans te Scorpion, mais il est certnin que ce fait là est relativement très rare. Ainsi le Scor* pion qui est un des signes les meilleurs pour Tascendant est le plus mauvais de tous pour la Lune, du moins en ce qui concerne l'intellectualité. Il semble y avoir là une justification d'une règle ancienne qui faisait du Scorpion le lieu de « chute » de la Lune, c'est-à-dire le signe zodiacal où son influence était la plus éteinte.
L'observation précédente vient en outre renrorcër la valeur de notre statistique des ascendants qu'il deviendrait alors singulièrement difficile de t* choisir uniquement pour les besoins de la cause », Remarquons en effet, avec toute la rigueur mathématique, que les 123 nativité? célèbres mentionnées offrent à la fois deux facteurs astrologiques très spéciaux comme répartition et concernant l'ascendant et la lune. Cette double note caractérise donc^ au moins partiellement, le trait commun qui a été attribué à ces nativités et qui a présidé à la sélection faite.
Comme pour les ascendants, nous avons cru intéressant de faire la contre-épreuve, en cherchant si cette particularité de la Lune était seulement spéciale à la catégorie des c esprits supérieurs i» envisagés. Pour la Lune, le Soleil et les planètes, les statistiques sontd'autant plus faciles à dresser que Vheurede nativité n'est pas rigoureusement nécessaire (1). C'est
(1) Nous avons admis pour les nativités à heure de nttmance in-
ainsi que sur un total de 1.450 nativités quelconques les plus diverses comme intelligence et destinée (les 123 précédentes non comprises) nous avons relevé 140 positions de la Lune dans le signe du Scorpion ; ce qui donne environ une proportion de 1/10. La répartition normale devant donner 1/12 pour chacun des douze signes du zodiaque, on voit que la lune dans le cas général aurait plutôt un léger caractère de fréquence dans le Scorpion, — contrairement à ce qui a lieu pour les « esprits supérieurs ».
En faisant même la part la plus large aux erreurs inévitables dans un recueil aussi nombreux de dates de naissance, la modification à apporter à la moyenne qui nous importe serait insignifiante.
Les données de nativité étant parfois malheureusement inexactes, ce n'est que par la multiplicité des exemples que Ton peut arriver à remédier à Timperfection qui en résulte dans les méthodes astrologiques.
Statistiques des pianotes. — Si Ton répète pour le soleil et les planètes le graphique adopté pour la statistique précédente des ascendants, on obtient pour les 123 nativités célèbres indiquées plus haut, des schémas qui permettent de se rendre compte des valeurs propres au zodiaque pour chacune des planètes. La planète Mercure montre une répartition sensiblement régulière. Vénus et le Soleil donnent des figures assez semblables.
connue une position lunaire correspondant à ia Lune à midi da jour envisagé.
On voit donc qu'il n'y a rien à tirer sans doute de ces trois astres comme preuve cherchée, puisqu'on a affaire à une répartition régulière.
Cela tend à prouver que la position zodiacale de ces trois astres n'est pas caractéristique du caractère de ce supériorité d'esprit » ou du moins a une valeur beaucoup moins importante à ce point de vue que la place de Tascendant.
Quant aux autres planètes, leurs révolutions sont de trop longue durée pour rendre valable une statistique n'embrassant que quelques siècles et surtout le dernier, comme il a été fait.
Remarques. — La conclusion fondamentale à faire sur les statistiques zodiacales qui précèdent est que de tous les éléments variables qu'emploie l'astrologie, l'ascenda7itj le milieu du ciel et la Lune sont ceux qui paraissent le plus dépendre des influences inégales du zodiaque, du moins en ce qui concerne le caractère distinctif de ce que nous avons appelé « supériorité d'esprit ».
On conçoit du reste que, même pour d'autres facultés, ces trois facteurs astrologiques donnent en général les indications les plus nettes sur les significations zodiacales, d'après l'hypothèse suivante exposée déjà dans Etude nouvelle sur r hérédité.
Si la nature tend à faire naître le nouveau-né sous une ambiance astro-magnétique conforme à ses facultés héréditaires déjà ébauchées dans la gestation, on conçoit l'importance prédominante des facteurs astrologiques les plus mobiles ; la nature porte avant tout son choix sur eux puisqu'elle peut toujours les trouver d'accord avec ses lois vers l'époque normale de la
naissance. Ceol ne pou^^ait pas toujours se rencontrer pour certains facteurs (positions planétaires ou aspects) qui restent sensiblement les mêmes pendant plusieurs jours et quelquefois plusieurs semaines.
V ascendant et le milieu du ciel qui font le tour du zodiaque en wnc/oMm^e et la lune qui met environ 27 jourskXb parcourir sont des facteurs essentiellement variables qui semblent tout indiqués a priori^ d' après Thypothèse précédente.
Le Soleil et les autres planètes dont les révolutions apparentes varient entre une année et 165 ans ne peuvent avoir une valeur comparable.
Toutefois, les observations sur l'hérédité astrale montrent qu'en dehors de leurs aspects très variables avec l'Ascendant, le milieu du ciel et la Lune, les planètes jouent manifestement un rôle atavique par leurs positions zodiacales, et par conséquent ont une correspondance avec les facultés humaines.
Statistiques relatives aux maisons astrologiques* —
Nous n'avons parlé que de Statistiques de positions zodiacales^ mais le genre de preuves par les statistiques peut fort bien viser d*autres catégories d'éléments astrologiques comme les « maisons » ou les « aspects ». — 11 est évident que si au moyen de statistiques se confirmant par la multiplicité croissante des exemples, on en arrive h des fréquences spéciales d'éléments pour la catégorie d'individus •Visés, on aura prouvé l'influence astrale comme on l'a fait pour les « ascendants d'esprits supérieurs ». Une statistique facile à établir est celle de la position de Mercure dans les maisons pour un grand
nombre de gens qui ont ce qu'on appelle « l'esprit ouvert », — indépendant de l'étoffe et de rharmonie qui caractérise les esprits créateurs. Ghex les hommes à a: esprit ouvert » et réputés « intelligents b on trouve Mercure presque toujours près de l'horizon ou du méridien (angulaire ou en maison cardinale — voir à ce sujet Langage astral). Dans le cas général de gens quelconques cette fréquence n'a d'ailleurs pas lieu.
Stëitiâtiques relatives àu± aspects planétaires. — Une autre statistique plus facile encore que la précédente, puisqu'elle n'exige pas Vheure de nativité comme donnée, consiste dans les aspects planétaires* C'est ainsi, par exemple, que nous avons trouvé pour Taspect entre Mercure et la Lune une fréquence de 77 0/0 pour les philosophes et de 50 0/0 pour les gens quelconques. Notre statistique porte d'une part sur 167 exemples de philosophes connus et, d'autre parti sur 300 cas de thèmes absolument quelconques pris dans Tordre alphabétique d'un recueil. Le résultat de 50 0/0 était à prévoir dans le cas gcuéraUcar on démontre aisément (en admettant le champ d'influence planétaire moyen de 10 degrés) qu'il y a une chance sur deux pour que les deux astres considérés soient « en aspect ».
Troisième preuve. — Transits planétaires.
Nous entendons par « transits » les passages des planètes sur certains points du zodiaque de nativité ou sur des positions qui sont en aspect avec ces points là (Voir Langage astral).
Les points principaux du thème à observer sont les positions zodiacales de Vascendant, du milieu du ciel^ du Soleil et de la Lune.
Les observations à ce sujet sont très variées mais nous choisirons une des plus frappantes : un contrôle facile et qui ne nécessite aucune habileté spéciale est la comparaison du ciel de nativité avec le ciel correspondant à la mort ou à une maladie grave : on trouvera presque toujours les planète Mars ou Saturne en aspect dissonant très net avec Vascen^ dant le Soleil ou la Lune.
J'appelle « aspects dissonants » les aspects astronomiques de la conjonction^ de V opposition^ de la quadrature et de la déclinaison semblable ou parallèle. D'ordinaire la note saturnienne qui sert de tonique se trouve renforcée par quelque dissonance martienne. Exemple : Victor Hugo est né à Besançon le 26 février 1802, à 10 h. 30 du soir, et mort le 22 mai 1885 vers 1 heure du soir. On trouve à cette dernière date
Saturne en opposition exacte avec la Lune de nativité, et Mars en opposition avec Tascendant. La figure de gauche représente le ciel de nativité de Victor Hugo et celle de droite le ciel du moment de sa mort :
'*'^^' .,'Si'
Les jransits.étudiés-avec^ l o o dircctions ^oir Langage astral) do nnen t une des meilleures preuves d^ej^influence planétaire sur lesphases de la destjnée-.humalne. ïî est probable qu'avec les lois d'hérédité astrale, celle des transits ont été à Torigine le point de départ de la science astrologique : les premières pour r orientement inné des facultés, les secondes pour révolution de celles-ci à travers les phases de la vie.
Ce genre de preuve par « les transits » peut d'ailleurs rentrer dans celle des statistiques, puisque celles-ci sont, en somme, — sous une forme ou sous une autre, — le seul mode de démonstration des
vérités astrologiques. L'exemple suivant en rendra compte :
Rôle des transits de Mars et de Saturne vis-à-vis du Soleil de la naissance au sujet de la mortalité. — Nous avons fait un recueil de 200 thèmes d'individus décédés quelconques, pris dans Tordre alphabétique d'un recueil.
En comparant pour chacun la position de Mars, de répoque de mort, à celle du Soleil de la naissance, nous avons obtenu les pourcentages suivants relatifs aux aspects dissonants les plus nets :
Aspeet da transit de Mars avec le Soleil de la naissance
Conjonctions
Oppositions
Quadratures
Pourcentage
(basé sur 200 cat
de mort)
PoDreentaçre normal théorique
La troisième colonne qui donne le « pourcentage normal théorique » montre en somme là probabilité qu'il y a pour tomber sur tel ou tel aspect d'un ciel quelconque, relativement à un point fixe du zodiaque (ici la position du Soleil de nativité). En admettant l'orbe de 10 degrés de part et d'autre d'un point fixe du zodiaque, il est évident qu'il existe, sur les 360 degrés du centre zodiacal, 20 degrés où l'aspeot de conjonction peut avoir lieu. La chance de tomber sur une conjonction est donc théoriquement de 20 pour 360, ce qui donne environ 5,5 0/0. 11 en est de même pour l'opposition ; et, d'autre part, la probabilité pour avoir une quadrature est le double, c'est-à-
•-- Tt --
dire 41 0/0. Il ne faut pas oublier ici que le € pour* centage normal théorique » n'eat applicable que par rapport aux aspects entre un point fixe du zodiaque et une planète^ la statistique portant sur un nombre d'années suffisamment grand. S'il s'agis8Q.it des aspects entre deux planètes le calcul des probabilités du cas normal théorique pourrait devenir beaucoup plus compliqué : les déplacements très inégaux des planètes dans le zodiaque peuvent engendrer en effet des durées très variables pour les aspects qu'elles forment entre elles. Exemple : on serait tenté de croire que l'opposition du Soleil et de Mars est aussi fréquente que la conjonction : cela n'a pas lieu pourtant, car astronomiquement on prouve que la durée d'une conjonction entre le Soleil et Mars est environ 4 fois plus longue que celle d'une opposition. Il s'en suit que dans un ciel quelconque, on tombera 4 fois plus rarement sur une opposition que sur une conjonction, — ce que l'expérience confirme du reste comme on le verra plus loin.
Comme on peut en juger, les pourcentages obtenus relativement à 200 cas de mort, semblent assez significatifs. Pour le total des trois aspects dissonants observés, la fréquence de 86,5 Q/Q oomparée à la proportion normale de 22 0/0 montre bien le rôle de Mars vis-à-vis du Soleil en cas de mort; l'aspect le plus dangereux de ceux-ci est la conjonction^ c'est-àdire le passage de Mars sur le Soleil de nativité ; ce transit est environ trois fois plus fréquent dans le cas de mort qiCà d'autres moments quelconques. Aucun transit, pa^ même celui de Saturne ne paraît plus dangereux : en répétant en effet avec Saturne les observations faites
précédemment sur Mars nous avons obtenu sensiblement la même proportion relative à l'ensemble des I rois principaux aspects dissonants. Toutefois, les conjonctions et oppositions semblent ici égales et à /oew près deux fois plus fréquentes dans les cas de mort qu'à d'autres moments quelconques. Voici les résultats obtenus avec Saturne sur 200 exemples :
Conjonctions 10 ^
Oppositions 10,5 S 35 o/q
Quadratures 14,5 ;
Ce sont là des preuves manifestes que la mort {dans le cas général du moins) n arrive pas pour rhomme indist'mùlement sous n'importe quel ciel.
Cette étude indique la marche à suivre pour établir la preuve de Tinfluencô astrale par les transits, qui ressort de la comparaison des pourcentages obtenus. Côu]t-cl en même temps expriment les lois astrales qui y correspondent.
Qnalrlème preuve. — Problème inverse (1).
Les preuves qui suivent nécessitent quelque initiation aux lois de correspondance astrale. Si elles sont moins propres à convaincre les autres, elles
(1) Iitjlttence astrale ^ ch. ii.
sont peut-être les meilleures pour se convaincre soimême.
L'astrologie partant de données mathématiques et fixes, peut y revenir par le problème inverse) autrement dit, le but normal de cette science étant de définir un caractère ou une destinée connaissant son thème de nativité, inversement, si la science n'est pas illusoire, je puis, pour une personne connue, reconstituer partiellement son thème de nativité, en partant des facultés innées de son caractère ou des phases bien nettes de sa destinée.
Au lieu de rabâcher sur tous les tons que l'astrologie ne pouvait reposer que sur des données chimériques, ses adversaires eussent mieux fait de le démontrer; et rien n'était plus facile si Tastrologie était complètement fausse ; car alors il suffisait de montrer, par une centaine d'exemples pris au hasard je suppose, le caractère illusoire des correspondances astrales qu'on voulait réfuter.
Un exemple précisera la valeur de l'argument du <c problème inverse » qu'on peut se poser en astrologie expérimentale.
Je prie le lecteur de se reporter au thème du criminel Vacher, analysé dans Langage astral. Possédant seulement sa journée de nativité, j'ai montré par quelle voie j'ai pu désigner Vheure vraie de la naissance (vérifiée ensuite) ; et cela en cherchant le moment de la journée le plus conforme, d'après les lois astrales, au caractère visé.
Sur 40 exemples, reconnus dignes d'étude à ce sujet (car le problème n'est pas toujours aisé) (1),
(1) Nous ne nous engageons en effet nullement à résoudre d'une
nous avons réussi 37 fois à désigner des moments probables équivalant en moyenne à un total d'une heure dans la journée de nativité.
Chaque exemple comportait donc la probabilité de une chance sur vingt-quatre pour tomber juste. Inutile d'ajouter que des renseignement ultérieurs sur ces naissances vinrent justifier nos prévisions.
Gomment admettre de tels résultats si tout est illusoire dans cette étude ?
C'est bien, je pense, le cas ou jamais de dire ioi que la « fin justifie les moyens », — ces moyens étant précisément les lois générales d'influence astrale à vérifier.
Le mode de persuasion par le « problème inverse » a l'inconvénient, il faut le reconnaître, d'exiger la croyance en la bonne foi de l'initié. Aussi ne l'indiquons-nous que pour ceux qui voudront se livrer à l'étude approfondie de ces questions.
Remarquons en passant que « si la bonne foi ne comptait pas en fait de science » il y a beaucoup de choses incontestées que le profane se verrait en droit de nier ! Il est fort peu de vérités scientifiques qui ne
façon courante le problème posé d'une f^çoo fantaisiste et à titre de piège comme il sqit : v telle journée de nativité correspond \ tel carOfCtère, trouvez-moi Vheure de la naissance ? » D'f^bord riçn ne me prouverait, s'il s'agit d'une personne qui m'est inconnue, que ce soi-disant « caractère » fut sans erreur d'appréciation. D'autre part le problème n'est soluble qu'à condition d'avoir affaire à pne personnalité très typique et de plus à uqe journée de nativité qui ne comporte qu'un nombre asse% restreint de solutions vraisemblables j en raison même de la disposition des planètes pour ce jour-là.
nécessitent pas pour leur vérification une certaine éducatioii préalable.
La seule chose qui pourrait justifier celte sévérité exceptionnelle en astrologie est que cette science non officielle n'a er^pore quQ peu d'adeptes sérieux et est à refaire à peu près entièrement.
Aussi ne voulons-nous pas insister sur les preuves exigeant la croyance en la bopnq foi de Tauteiir.
Ajoutons cependant aue celui-ci n'est pas seul à avoir touché du dqigt cette sorte de prquve : Tindicatiou donnée par lui au sqjet du a: problème inverse » a déjà porté des fruits. Depuis quelques années plusieurs l'ont appliqué avec succès et se soi^t convaincus de la valeur de ces recherches.
On peut donne?* les forages les plus variées au « problème inverse » à réi^oudre. Au lieu de Vheure à trouver — problème en général Ip plus sirpple — on peut se proposer de trouyer le jour A^ paissanqQ, connaissant Tannée, le mois et l'heure...
On peut encore, par les lois seules d'hérédité, et avec les thèmes des( parents, résoudre le problème précédent, copme il nous est arrivé plusieurs fpig de le faire. Exemple : étant donné les thèmes des parent et la journée de la naissance de leur enfant, trouver l'heure de celle-pi... etc.
Cinquième preuve. — Distinction des cas opposés (1).
Ce genre de preuves vient naturellement à l'esprit dans toutes les sciences psychologiques : chiromancie , graphologie, physiognomonie ou astrologie... Si cette distinction est aisée, elle suffit pour légitimer la science qui la permet. Aussi ne peut-on concevoir qu'avant de nier ces sciences, leurs adversaires ne se soient pas demandé si oui ou non le problème en question était soluble. Du moment que neuf fois sur dix je suppose, je saurai distinguer deux caractères opposés comme une intelligence d'élite d'une autre bornée... la science d'appui est forcément autre chose qu'une chimère; le reste n'est plus qu'une question de perfectionnement, de triage de vrai ou de faux et de limites à assigner au champ d'observation.
Je suppose encore pour fixer les idées qu'on me donne dix thèmes de nativité (exactement enregistrés et de naissance normale, cela va de soi). SU ne s en trouve qu'un correspondant à une intelligence vraiment supérieure, les neuf autres étant quelconques, je m'engage sans hésiter et par l'astrologie seule à trouver l'intellectuel au milieu des neuf autres. — L'astrologie n'est donc pas seulement une science d'observation ; elle est aussi une science d^ expérimentation.
(1) Déterminisme astral (n* de mai 1905). — Influence astrale, ch. VII.
L'expérience, maintes fois répétée, est encore plus intéressante et nette quand il s'agit d'individus frères et sœurs, c'est-à-dire ayant même hérédité et en général même éducation i car leurs différences de caractère ressort beaucoup plus manifestement des influences astrales de la naissance. Ce que j'ai avancé pour rintelligence peut aussi bien se répéter pour un autre trait distinctif de caractère ou même pour la destinée.
Entre une destinée brisée et une autre où tout réussit, il n'y a pas d'hésitation possible au point de vue astrologique (Voir Langage astral pour le mode d'interprétation et de distinction à faire).
Nous avons insisté sur les cas extrêmes k distinguer et non sur V appréciation isolée d'un caractère. Cette dernière, qu'il ne faut pas confondre comme genre de preuves, laisse trop souvent perplexe à cause de l'insuffisance du langage humain pour définir un caractère et des erreurs de jugement auxquelles on se heurte inévitablement.
Sixième preuve.
Interprétations et prédictions.
L'analyse d'un caractère ou d'une destinée ne peut fournir de preuves en faveur de l'astrologie que si l'observateur /?«r/ dé règles précises quil cherche à vé* ri fier sur de nombreux exemples. Ce souci-là fait malheureusement trop souvent défaut dans les analyses anciennes et modernes, reposant sur un en-
semble de règles qui sont la véritable « bouteille à Tencre ». L*appel à la tradition a fait sdn temps comme argument scientifique, d'autant plus que celle-ci, variant pas mal avec chaque auteur, n'a jamais eu de définition satisfaisante» Et comme sa justification scientifique n'est pas plus nette, l'astrologue moderne, s'il veut être vrai, en est réduit à observer lui-même des centaines d'exfemples pour en dégager les lois les plus saillantes^ puis à faire un triage de celles-ci en cherchant à les appliquer : V observation et V expérimentation résument ici toute la méthode capable de réhabiliter la science astrologique.
Ceux qui entreprennent sa défense sur le nouveau terrain de la science moderne, ne doivent pas oublier que l'ensemble des règles, englobées d'ordinaire sous le nom de « tradition », est d'une allure fantaisiste et d'une complexité telle qu'un portrait fait après coup pourra toujours être ressemblant et laisser dupe son auteur autant que son lecteur,
La principale difficulté dans les recherches astrologiques consiste à ne pouvoir séparer complètement les éléments d'étude ; d'autre part, comme on ne peut les étudier tous à la fois, on se trouve conduit à observer tout d'abord les lois d'ensemble les plus manifestes, puis à remédier joar /e grand nombre à l'imperfection des méthodes. Ce qu'il faut pour convertir la mentalité scientifique moderne à l'astrologie, est l'application de lois qui> du premier coup d'œil, permettent par exemple de distinguer une intelligence supérieure d'utte autre ordinaire, un caractère expansif d'un autre renfermé, un tempérament froid d'un autre passionné, un avenir brillant et facile d'un
autre brisé d'avance, etc*..Icipas d'ergotage possible comme sur la définition d'un caractère, avec appréciation de ses nuances, qui aboutit souvent à des discussions sans issue, tant il est difficile de s'entendre en psychologie !
Nous osons l'affirmer sans crainte aucune de pouvoir être démenti : les lois de correspondances astrales existent ; nous en avons des preuves certaines. La distinction des cas opposés ne présente même aucune difficulté.
La gravité de l'affirmation ne saurait empêcher de la faire. Ce premier résultat d'étude est déjà beaucoup quand on songe à tous les écrits philosophiques ayant posé le problème du « génie » et tant d'autres, sans avoir donné aucune solution acceptable.
Avant de songer à passer outre, ^jour définir un caractère dans toutes ses nuances, il est bon d'avoir touché du doigt, sans aucun doute possible sur de nombreux exemples cette distinction des cas opposés.
A notre connaissance, il existe donc au moins six genres de preuves astrologiques où la véritable science expérimentale peut longuement s'exercer; et sans elle le métier de « tirefur d'horoscope » restera toujours vain. Ce métier-là du reste est incapable d'apporter aucune preuve scientifique.
D'ordinaire, pour prouver l'astrologie on a recours à V interprétation basée Sur des règles de grimoires anciens d'une complexité telle, comme on Ta dit plus haut, qu'on peut les adapter à n'importe quel exemple « après coup ».
Le fait de « tirer un horoscope )),en admettant même qu'on parte de données exactes cOrreiîpondant à une
nativité normale, ne saurait comporter de caractère scientifique comme preuve : non seulement Tastrologue n'est pas infaillible, mais il se heurte à des contradictions inévitables quand il recueille les jugements portés sur un caractère ou même sur une destinée. Ce que Ton appelle une « réussite b en interprétation n'est le plus souvent qu'une simple preuve de concordance de jugements. Et un a: échec » ne prouve en réalité qu'un désaccord. Encore faut-il admettre ici que le sens attribué aux mots reste le même entre les différents juges...
La preuve suprême de l'astrologie, au dire de quelques-uns, doit résider dans les prédictions réalisées, et cela sans faire intervenir aucun calcul de probabilités scientifiques et mettre en évidence la proportion des prédictions fausses en face de celles des prédictions vraies.
D'autre part, les prophéties ri ont jamais été l'apanage exclusif des astrologues : beaucoup de gens, complètement ignorants de l'astrologie, ont eu des dons de clairvoyance dans l'avenir.
Et puis de deux choses l'une : ou bien la « bonne foi ne compte pas » et alors on peut toujours avoir des doutes sur les prédictions réalisées, sinon au point de vue de leur authenticité du moins au point de vue de leur origine astrologique ; ou bien « la bonne foi compte », mais alors l'analyse du passé dans un thème de nativité a tout autant de valeur et devient tout aussi probante que celle du présent, et même du futur.
Si à l'inspection d'un thème seul de nativité, je découvre avec motifs à l'appui que la personne visée
a été gravement malade à telle époque passée, l'interprétation a tout autant de valeur que si je lui fais pour l'avenir une prédiction du même genre qui se réalise (1).
De même quand j'analyse dans leurs grandes lignes les facultés et la destinée relatives à un thème d'inconnu, qui a soixante ans je suppose, il est clair que mon dire a la même valeur que s'il s'agissait d'un enfant au berceau. La justesse des prévisions sur Tavenir ne doit donc pas plus étonner que celle de la clairvoyance dans le passé. Et, chose singulière, beaucoup qui accepteront avec quelque confiance cette dernière traiteront avec ironie la prédiction de l'avenir.
Au point de vue scientifique la valeur des deux est à peu près égale ; et, comme nous pouvons répéter à l'infini nos observations sur le passé et avoir des contrôles rapides, c'est là qu'est le vrai terrain de l'initiation astrologique.
Les prédictions n'ont jamais servi à prouver la vérité astrologique en face des négateurs ; l'astrologue le plus savant n'étant pas infaillible se heurte toujours devant eux à l'une des deux réponses v je m'en doutais » s'il se trompe, ou bien « c'est le hasard » s'il tombe juste.
Aussi est-il plus scientifique d'exposer des exemples probants sur lesquels chacun peut librement répéter
(1) Il faut remarquer en outre ici que nous nous trouvons à l'abri de l'objection souvent admise qui fait croire à L'influence même de la prédiction sur l'avenir qu'elle vise. La justesse dans Vanalyse du passé paraît donc une preuve plus scientifique en^ core que celle dans l'analyse du futur.
les calculs vérificateurs et exercer son jugement.
Avant de s'aventurer dans les prédictions il est d^ailleurs sage d'étudier leurs bases expérimentales avec exemples à Tappui, jamais trop nombreux.
Montrer les correspondances et en extraire les lois fondamentales nous semble déjà un grand pas de fait mais nous n'empêchons personne de faire mieux.
Quand il s'agit d'une science nouvelle, ou à refaire, nous ne croyons pas inutile d'en dresser le bilan à chacune des étapes de la voie suivie pour l'approfondir.
Non seulement les « prédictions » n'ont jamais servi à démontrer les vérités de l'astrologie, mais elles lui ont fait beaucoup de tort. Voltaire y vit même une condamnation de la science astrologique : « Ce n^est, dit-il, que parce qu'une foule d'expériences a démenti les prédictions que les hommes se sont aperçus à la fin que Tart astrologique est illusoire ; mais avant d'être trompés, ils ont été longtemps crédules ». C'est aller un peu vite que de conclure au caractère illusoire d'une science par les nombreuses prédictions fausses avancées en son nom !... Mais il est certain que la proportion des prédictions justes en face des autres est peu propre à entraîner une conviction favorable dans le jugement des profanes.