DE LA MÉTHODE EN ASTROLOGIE SCIENTIFIQUE
Critique des méthodes anciennes et modernes.
De toutes les preuves de Tinfluence astrale la sixième, qui a trait à Tin terp relation et aux prédictions, paraît la seule qu'on puisse tirer des livres anciens et modernes.
Toutefois, des recueils nombreux d'exemples typi-' ques, commecelui du Traité d' astrologie deLucGauric, dont on a parlé précédemment, méritent plus d'attention que ne l'ont fait les historiens. Ceux-ci s'obstinent à dire que l'astrologie n'a jamais pu reposer que sur des croyances chimériques^ mises sous forme de langage mathématique. Cette prétendue cuisine de sciences exactes et de chimères n'a pas été du reste sans laisser fort perplexes au fond les historiens qui, d'une part, voudraient que l'astrologie leur appartînt comme a science morte », et qui, d'un autre côté, se sentant incapables de la réfuter eux-mêmes, cherchent en vain dans le passé des arguments décisifs qui la condamnent !
Si l'esprit de méthode a toujours semblé suspect, à
jusle titre, chez les astrologues, peut-être faut-il Tattribuerà roppression ancienne des consciences. Le besoin «f d'occulter » certaines vérités a pu laisser, en apparence, indifférents les vrais savants qui trouvaient mieux h faire que de se battre sur le terrain des chicanes, quand ils avaient en réserve des armes que les initiés seuls à l'époque devaient connaître. Les temps ont changé heureusement, et il ne faut pas peu d'orgueil aujourd'hui pour se croire détenteur de vérités scientifiques qu'on profanerait en les écrivant. N'oublions pas que la clarté est la bonne foi des philûsophes et des savants.
11 est à ce sujet assez curieux de constater la contradiction qui se perpétue chez certains occultistes contemporains, au sujet de l'astrologie principalement : ils attaquent la science officielle et enseignent en même temps le danger de faire œuvre de logique. Tout au plus admettent-ils la logique positive comme une « méthode à part » mais inférieure, ce qui ne les empêche pas, desquels peuvent trouver un argument logique en leur faveur, de Tinvoquer avec insistance.
Cette contradiction montre que certaines opinions qui se condtiranent elles mêmes n'ont pas besoin d'Être réfutées ; quand pour se défendre on en arrive à tt raisonner contre la Raison » ; toute discussion est évidemment close.
Certains modernes pensant que l'astrologie pèche par son défaut de précision mathématique, tendent à se noyer dans les calculs illusoires.
II faut avoir peu expérimenté en astrologie pour supposer que la difficulté de cette science réside dans sa partie mathématique !
Au fond, tout le côté mathématique réside dans la représentation du ciel à un lieu et à un moment donnés. Inutile de multiplier les tables de calculs. 11 n'en est besoin que de trois ou quatre, et, avec ces tables, tout expérimentateur, qui a l'instruction scientifique qu'on exige au baccalauréat, peut arriver au bout de quelquesjours à <?n^er un thème complet de nativité en cinq minutes. Quant à savoir Vinierpréter, c'est autre chose.
La grosse difficulté concerne ici un problème psychologique et non mathématique à résoudre. Le véritable point délicat de Tastrologie réside dans le se72s psychologique y indispensable pour pouvoir différencier les individus et poser avec netteté des problèmes à résoudre.
Certes, il n'est pas inutile d'être versé dans toutes les sciences, et dans l'astronomie entre autres, loin de là ; mais ce n'est pas une condition indispensable de réussite.
J'ai connu une jeune fille de 25 ans, d'une instruction scientifique sommaire, qui interprétait, au bout d'un mois d'étude, des thèmes de nativité avec plus de succès que la plupart des mathématiciens pouvaient le faire au bout de longues années.
Inutile déjouer à l'initié et au savant: n'éloignons personne par de faux décors et des apparences d'aridité scientifique faite pour décourager les profanes. Soyons vrais avant tout, et déclarons-le hautement : la science astrologique ne peut plus gagner à être occultée, et tout le luxe mathématique ne fera rien pour la réhabiliter, pas plus d'ailleurs que les attitudes de prophète. Ce qu'il faut avant tout, ce sont des
preuves, et des preuves positives capables de convaincre tout esprit ouvert et loyal en face des nouveautés. Et les mathématiques entrent pour peu de chose dans ces preuves à trouver, faites avant tout d'observations naturelles et de déductions philosophiques.
Ne brûlons aucune des étapes du positivisme pour tomber dans des rêveries sans portée ; le « positivisme » n'est que de la logique et de la clarté. Ce n'est pas une a méthode à part » et il n'est philosophiquement dangereux que s'il reste incomplet en s'arrêtant à la négation ou bien au doute irraisonné.
Le mot « positivisme » a élé un mot de combat pour les esprits bornés qui ont cru trouver sous ce titre nouveau une méthode nouvelle pour la science et la philosophie, alors qu'il ne désignait que l'art déjà ancien de ne pas se « griser avec des mots ».
Le positivisme ne saurait efirayer ceux qui veulent rester vrais; il leur implique simplement le devoir de ne rien éluder dans l'édifice de leur raison.
Choix du système astronomique (i)
Le travail mathématique du thème de nativité a de tout temps visé la représentation graphique des positions sidérales vues de la terre, dans le système apparent des cieux ; il ne fait intervenir que les distances
(1) Influence aslrahy ch. m, et Etude nouvelle sur l'hérédité, oh. II.
angulaires entre les astres, sans tenir compte de leur éloignement.
Les adversaires modernes [de rastrologie veulent à toute force voir crouler tout Téchafaudage de la science astrale, incompatible, paraît-il, avec le système astronomique admis de nos jours !
J'avoue n'avoir jamais pu encore comprendre la valeur de Tobjection, à savoir que la terre ne doit pas recevoir d'influence astrale pour nous si elle tourne autour du Soleil, tandis que ce serait plus admisBible si le Soleil tournait autour de nous !.,- Du reste, per^ sonne n'a daigné encore s'expliquer sur ce cliché-là, déjà un peu usé.
L'hypothèse que nous pouvons faire sur le mode d'opération vraisemblable des influences astrales est parfaitement secondaire ici et ne peut altérer la véracité des faits qui servent de preuves à Tastrologie. L'astrologue peut aussi bien ignorer les hypothèses des astronomes que le peintre les hypothèses des chimistes sur les couleurs qu'il emploie*
Je ne veux pas prétendre que la méthode actuelle d'observation du ciel doit être considérée comme définitive. Il est possible que d'aqtres considérations apportent des lumières nouvelles sur rinterprétation, mais rien ne le prouve a priori.
Gomme nous ne pouvons rien affirmer sur le mode d'influence des astres, il est très possible que le « Langage astral » que nous avons admis, basé sur les positions géocentriques des corps célestes, nontienne implicitement tous les facteurs de Tinnuence astrale — et que la question de Véloignemciii des planètes soit négligeable.
I/élude des correspondances astrales avec la nature luimaine restera d'ailleurs toujours la même dans son sens philosophique : la multiplicité des observations et la sobriété des théories seront toujours à observer, qiril s'agisse de tel ou tel système astronomique choisi.
J'ignore si des découvertes d'astronomes pourront procurer aux astrologues de nouveaux procédés plus perfectionnés. En tout cas j'ai montré de quelle façon on pouvait vérifier que tout n'était pas illusoire, en fait d'hérédité, par exemple, avec le a système apparent » des cieux.
Acceptons-le donc, au moins provisoirement, comme base d'étude.
Clioix des facteurs astrologiques et de la figure représentative ci).
Facteurs astrologiques. —J'ai attaché la plus grande importance dans ce livre aux lois d'hérédité astrale, parce que ce sont celles-ci qui jusqu'ici ont pu me fournir le choix le plus judicieux pour les facteurs astronomiques servant d'éléments astrologiques d'interprétation; et cela sans qu'il soit besoin de faire appel à aucune tradition.
C'est ainsi, comme il a été dit ailleurs, que, par Tobservation seule des analogies héréditaires de thèmes de nativité, on peut admettre les quatre caté-
(1) Elude nouvelle sur V hérédité , ch. i.
gories suivantes de facteurs astronomiques ou plutôt c< astrologiques » :
1^ Les lieux des planètes dans le zodiaque;
2° Leurs aspects comptés dans le sens direct ou rétrograde ;
3** L'ascendant et le milieu du ciel;
4° Les maisons des planètes, c'est-à-dire leurs positions par rapport au méridien et à rhorizon de la naissance.
On peut encore mettre en relief ces facteurs astrologiques par les observations de correspondance ' psychologique basées sur le grand nombre, c*e3t-àdire par les statistiques.
Il est à remarquer que ces quatre catégories caractérisent d'une façon complète un thème de nativité dans le système apparent du ciel.
Tout autre facteur introduit, comme la a part de fortune » des anciens, par exemple, paraît donc sinon illusoire du moins superflu, car il n*est qu'un dédoublement des trois facteurs ascendaniy Soleil et Lime.
Il est hors de doute que de tous les systèmes de facteurs qu'on peut proposer pour la représentation du ciel de nativité, le meilleur sera celui qui mettra le plus en évidence les analogies héréditaires ou bien la valeur des statistiques.
Figure à adopter. — Il en est de môme pour la figure graphique (cercle zodiacal) que nous adoptous dans toute recherche astrologique et qui est on pi^uE dire la seule à rendre manifeste Théréditc astrale. Cette figure met plus que toute autre en évidence les
trois premuTes catégories de facteurs indiqués plus haut, tandis que toutes les autres méthodes anciennes ou modernes de représentation donnaient une prédominance injustifiée à la quatrième catégorie (celle des maisons) qui, pour n'être pas négligeable en étude d'hérédité, offre pourtant moins d'importance comme l'expérience le prouve.
Il convient de développer ici les considérations (menLionnées sommairement dans Langage astral et Etude nouvelle sur V hérédité) qui nous ont fait opter déRnitivement pour le choix nouveau d'une telle figure, c*est-H'dire pour le cercle zodiacal invariablement orienté sur la figure.
1^ Pour représenter l'aspect de la voûte céleste à un moment et à un lieu donnés, il faut deux catégories d éléments astronomiques : les uns sensiblement fixes sur la voûte céleste et constitués par les signes du zodiaque (simples zones de repères pour les corps célestes) ; les autres essentiellement variables constitués par les astres de notre système planétaire ainsi que par les traces sur le zodiaque du méridien et de l'horizon de la naissance.
Ainsi donc deux catégories d'éléments astronomiques : les uns fixes, les autres variables. Il est donc naturel dans la représentation graphique du ciel d'admettre la même division d'éléments figuratifs: le cercU zodiacal sera alors invariablement orienté dans la figure, puis tous les autres éléments mis à leurs places respectives dessus d'après leurs longitudes.
Avec les f^t!/?/mrtwo7Z5 planétaires en outre, inscrites à côté, on a d'un seul coup d'oeil la représentation la
plus simple et la plus complète qu'on puisse trouver ; je crois difficile de ne pas reconnaître que ce procédé est le plus naturel et le plus clair.
La méthode ancienne qui plaçait invariablement les c< maisons astrologiques », avec figures triangulaires, n'est pas plus logique que sa variante à forme circulaire admisepar certains modernes. Legrave défaut des deux est de rendre variable ce qui devait servir de base fixe à la figure : Torientation du zodiaque, et pour le besoin peu justifié de placer le milieu du ciel en haut de la figure.
La comparaison suivante montrera le caractère fantaisiste de ce procédé ancien : pour indiquer l'heure à une horloge, deux solutions se présentent en remarquant que nous avons affaire à trois sortes d'éléments : le cadran et les deux aiguilles: 1° considérer le cadran fixe et rendre variables les aiguilles dessus; 2° orienter invariablement une aiguille et rendre mobiles Tautre aiguille et le cadran.
11 est clair que la première solution adoptée universellement s'impose sans hésitation.
Eh bien en astrologie la question est exactement comparable : le zodiaque est le cadran, seulement au lieu de deux aiguilles ou éléments mobiles, on en a au moins onze correspondant au Soleil, à la Lupe, aux planètes, à Tascendant et au milieu du ciel.
ïl n'est pas plus logique d'amettre la figure des anciens que de vouloir représenter l'heure d'une horloge en mettant variables son cadran et sa petite aiguille pour le plaisir d'avoir la grande aiguille placée invariablement ^n sommet de l'appareil...
2° Quoiqu'on fasse, du moment qu'on fait interve-
nir les planèles par leurs longitudes, on parle par conséquent de places zodiacales: on est donc obligé, mcnlalemeni (oui au moins^ de se représenter la figure du ciel telle que nous la préconisons. Quand on parle à'aspecis entre les planètes surtout, il devient impossible de s'en dispenser pour analyser un thème.
Cette figure s'imposant toujours, on ne voit pas autre chose qu'une routine injustifiée qui puisse la faire remplacer par une autre.
3^* Les analyses astrologiques nécessitent à chaque instant la représentation des planètes pour une journée sans spécifier Theure : le cercle zodiacal s'impose donc encore ici» En particulier, dans la résolution du a problème de Theure retrouvée » il est impossible de s'en dispenser.
4^ Dans un recueil de thèmes de nativité, il arrive assez fréquemment qu'on soit amené à figurer les thèmes dont on ne possède que le jour et dont l'heure demeure inconnue. Les planètes de la journée seule peuvent cependant présenter de l'intérêt, — comme c'est le cas pour Pétude sur Thérédité astrale. — Pour figurerces thèmes incomplets, mais non négligeables, il n'exïsto qu'un moyen : celui du zodiaque que nous avons adopté* Une représentation graphique qui ne permet pas d'enregistrer ces cas est forcément incomplète*
5*" Au point de vue des études comparatives et des statistiques, il est manifeste que le cercle zodiacal est la figure la plus claire.
6"* Enfin au point de vue de V hérédité astrale^ la figure adoptée exprime les notes héréditaires avec
beaucoup plus de netteté que toute autre» comme on Ta dit précédemment.
Puisque ces notes qui transmettent rhérédité sont précisément les facteurs astrologiques sur lesquels porte l'étude de la science astrale, il est évident qu'une méthode où ces notes héréditaires sont moins manifestes est moins bonne que l'autre.
J'estimecesconsidérationssuffisantespourîégitimer l'emploi du cercle zodiacal fixe en astrologie scientifique, représentation qui s'impose quoiqu^on fasse en certains cas et qui peut suffire dans tous — figure par conséquent devant être unique à employer, quoiqu'elle n'ait été enseignée dans aucun traité ancien ou moderne, du moins à ma connaissance.
La figure ancienne semble comporter quelque chose de volontairement obscur ^ inventé par les anciens désireux d'occulter la science astrologique.
Tout astrologue scientifique doit résolument la condamner aujourd'hui. Il y a là autre chose en effet qu'une simple question de commodité personnelle de représentation, c'est une question de pure logique où l'astrologie n'est nullement en jeu il est vrai, mais d'où le progrès dans l'étude dépend beaucoup plus qu'on ne peut croire. — Je constate du reste que presque tous les écrits récemment publiés sur Tas^ trologie scientifique tendent à admettre la représentation graphique que nous avons toujours préconisée.
Maisons astrologiques. — Quant aux divisions du ciel correspondant aux « maisons astrologiques 39, les différentes méthodes anciennes ou nouvelles offrent des
discussions tellement secondaires pour ce qui nous occupe, que nous n'avons pas à les analyser ici.
Disons seulement qu'une fois Yhorizon et le méri^ divn placés sur le zodiaque, il est bon pour les études comparatives d'employer toujours la même méthode de division pour chacun des quatre secteurs obtenus (Voir Langage astral) . Que les méthodes employées soient celles de Ptolémée, de Placide ou de Monteregio, que Ton divise simplement en trois parties égales chacun des quatre secteursdéterminés par le méridien eirhorizon... il n'y a rien là qui puisse mettre Tastrologie enjeu.
Des statistiques en astrologie.
Construction des statistiques. Expressions gêométriques et arithmétiques. — Deux modes de représentation des statistiques sont à employer: le procédé géométrique et le procédé arithmétique.
A titre d'exemple nous pouvons prendre la statiëlique des « ascendants d'esprits supérieurs » dont il a été question précédemment.
Elle peut s'exprimer, comme on Ta fait, par une représentation directe du groupement des ascendants sur le zodiaque ; la figure fait ainsi juger d'un seul coup d'œil la loi de répartition obtenue.
Cette statistique peut encore s'établir au moyen de pourcentages arithmétiques.
Mais cette transposition des données géométriques, comme Ta fait par exemple M. Selva dans le Déter-
minisme astral, à propos des positions planétaires, ne paraît ici aucunement nécessaire.
Si, au lieu de l'expression géomélrie dirccie de cette statistique, j'en cherche une autre transposée en arithmétique y la précision de cette dernière notation n'est obtenue qu'aux dépens de sa justesse, puisque j'admets par exemple (dans la statistique par signe zodiacal) comme ayant même valeur un ascendant au premier degré du Scorpion et un autre au vingtneuvième. Dans un graphique, nu contraire, cette distinction là est nette.
Même en resserrant les limites des secteurs du zodiaque servant aux pourcentages, on n'arriverait jamais à une expression aussi simple et surtout aussi juste et réelle que celle d^une figure représentant les places même de ces Ascendants.
Si d'ailleurs on préfère le langage arithmétique pourquoi vouloir transposer ensuite géométriquement ces pourcentages en une courbe figurative dont la précision n'est due qu'à V élimination des nuances (voir les exemples de Déterminisme astral). J'aime mieux m^ en tenir à ^original, c'est-à-dire aux données astronomiques. Si l'interprétation psychologique en est difficile, cela n'autorise pas à mutiler cet original pour le rendre plus simple et plus facile à traduire. La transposition ne serait justifiée qu'à la condition de prouver : 1° qu'elle est d'abord phcs nmple à traduire; 2° qu'elle xC altère aucun des facteurs observés aussi bien dans leurs liaisons que dans leurs valeurs propres.
Chacun évidemment adopte le procédé de représentation qui lui convient : Il est bien entendu qu'il
n*y a là qu'une question de forme, et le fond delà mtHbûde des statistiques reste le même ; mais il paraît y avoir autre chose qu'une simple affaire de comnnodiLé personnelle entre une représentation géouu'triqtte direcU qui conserve intégralement tous les éléments, et une représentation arithmétique (transposée ensuite en une courbe) qui ne doit sa précision qu'à l'éli mi nation des nuances, c*est-à-dire à Taltéralion de ces éléments.
Les pourcentages chiffrés reposent malheureusement sur cette » élimination des nuances. Gela ne veut pas dire qu'il faille systématiquement condamner les statistiques arithmétiques, si Ton ne peut en trouver de meilleure, cequi^sera d'ailleurs le cas plus fréquent ; mais chaque fois que la représentation gf^tjinétrique directe sera possible, et simple (comme c'est le cas pour les positions zodiacales), il y aura ce mo semble grand avantage à l'employer.
Il est vrai que dans l'établissement d'une statistique particulière, l'observation du grand nombre de cas et le resserrement des limites du champ de variation des facteurs peut permettre des résultats assez satisfaisants.
Aussi le défaut de « l'élimination des nuances », résultant de la représentation arithmétique, est-il beaucoup moins grave dans V établissement d'une st aiistiifue (basée sur le grand nombre) que dans son «;?plication comme on le verra plus loin. Nous renvoyons à ce qui a été ditsurl'écueil des pourcentages (preuve par « rhérédité astrale »).
Xt't^ssiié des siatistiques doubles. — Rien ne prouve à ptiotiqûc la similitude de facteurs astrologiques
trouvés pour un groupe choisi d'individus soit le ^a- 7'aclère distinctif d'une certaine catégorie d'hommes et non un caractère commun à tous^ cVst-à-dîre spécial au genre humain tout entier, ou du moins aux individus d'une même nation ou d'une même époque. De là la nécessité des statistiques doubles ; autrement dit : étant donné un très grand nombre de nativités absolument quelconques, nous devons chercher s'il n'y a pas un groupement particulier indiquant que le facteur astrologique présente une forme spéciale commune à tous.
Dans le cas particulier des « ascendants n, la statistique faite sur un très grand nombre de thèmes — absolument quelconques — nous a donné, comme on l'a vu, une répartition normale des ascendants, c'est-à-dire une figure dont la dissymétrie Lient uniquement aux passages plus ou moins rapides des signes du zodiaque à l'horizon, comme le prouve la statistique du « milieu du ciel » correspondant à ces ascendants (remarque faite plus haut). Ceci tend à prouver que pour une rotation complète du zodiaque en 24 heures, il naît un nombre égal degens en temps égaux. Ce fait-là n'est pas évident. Il semble en eiïet téméraire d'admettre à priori que les facteurs astrologiques ne peuvent être spécialisés pour l'ensemble du genre humain, ou du moins pour tous les gens d'une même époque ou d'un même milieu, c'est-àdire que l'homme peut naître normalement sous n'importe quel ciel et qu'il n'y a pas plus de naissances sur la terre sous un aspect astral que sous un autre.
Au reste, l'observation des statistiques semble légi-
timer cette remarque dans cf^rtains cas. Exemple : dans le cas général la conjonction entre Vénus et Uranus apparaît comme deux ou trois fois plus fréquente que l'opposition, alors qu'astronomiquement les durées de ces aspects diffèrent peu et qu'il devraits'en suivre des fréquences, pouvant légèrement différer, peut-être, mais ne variant pas du simple au double. Notre élude porte sur 300 cas quelconques.
Il est à supposer qu'il y a là des notes spéciales à l'organisme humain en général, du moins pour la génération actuelle des Français à laquelle se rapporte surtout notre recueil de thèmes.
Ceci ne contredit d'ailleurs pas la remarque faite plus haut au sujet du « nombre égal de nativités en temps égaux », car on peut admettre que, toute proportions gardées, pendant les quelques jours de la durée d'un aspect astral {comme les 15 ou 20 jours de durée d'une opposition entre Vénus et Uranus) le nombre des naissances reste sensiblement égal en temps égaux, quoique inférieur au nombre qu'on peut trouver à d'autres époques où l'opposition n'a pas lieu.
Comme on l'a vu plus haut à propos de la « preuve par les transits », il faut se méfier du calcul des probabilités appliqué aux aspects planétaires qu'on serait parfois tenté d'observer à la place de la « statistique du cas général » servant de base indispensable à l'étude comparative. Ainsi le fait, par exemple, de rencontrer, dans les aspects entre le Soleil et Mars (cas général) quatre fois plus de conjonctions que d'oppositions pourrait faire à priori supposer qu'il y a là une note spéciale à l'espèce humaine ; les con-
jonctions paraissent en effet devoir être aassi fréquentes que les oppositions. Ce fait-là que nous avons observé dans des pourcentages basés sur mille eus se trouve expliqué astronomique ment par la durée do la conjonction du Soleil et de Mars qui est environ quatre fois plus longue que celle de ropposition. 11 s'ensuit que dans le cas des thèmes quelconques^ on trouvera quatre fois plus de conjonctions que d'oppositions, ce que Texpérience confirme ; ainsi sur 100 thèmes quelconques on trouve praliquemeatj comme pourcentages, environ 8,5 0/0 aspects de conjonction et 2,1 0/0 aspects d'opposition.
En résumé il est indispensable d'établir chaque statistique en double :
1** Pour la répartition du facteur visé chez un très grand nombre de sujets ayant le caractère commun éiudif\
2® Pour la répartition du facteur en question chez un 7iombre très grand aussi de sujets quelconques^ afin de s'assurer que l'irrégularité apparente de la répartition, dans la première statistique, ne tient pas à une correspondance astrale qui serait propre à la majorité des hommes sinon à tous.
Nous recommandons cette statistique du cas gênerai de thèmes quelconques qu'il est toujours facile d'établir sur un très grand nombre sans sélection susp€ci€j de préférence à la statistique de contreépreuve visant une catégorie de gens à noie opponce à celle qu^ on étudie: cette dernière statistique, intéressante il est vrai, est en général très difficile à établir. Il en a été question plus haut pour le cas des <f gens inintelligents d.
Toute statistique visant une note de caractère dé-
pend presque toujours en effet du jugement personnel de l'observateur, tandis que le cas général^ portant je suppose sur mille thèmes quelconques d'un recueil, choisis dans Tordre alphabétique, présente le caractère d'impartialité le plus parfait.
Comme on le voit, sans une double statistique il doit rester des doutes, puisque rien ne prouve à priori que la nature ne doive pas choisir certaine ambiance astrale particulière, sinon pour toute l'espèce humaine, du moins pour la majorité des individus normaux d'une même époque ou d'un même milieu.
Du reste, quand on dit que « tel facteur actuel correspond à telle faculté », ceci veut naturellement dire que le facteur en question, chez ceux doués de cette faculté, est plus fréquent que chez les individus quelconques : on fait donc appel implicitement à la double statistique préconisée plus haut.
Application des statistiques. — Les statistiques doivent nécessairement porter sur les facteurs choisis précédemment et reconnus comme « indicateurs de facultés ». Sur l'opportunité générale des statistiques, il est à peine besoin de s'expliquer : l'astrologie étant une science de correspondances et d'observations, il est clair qu'aucune de ses lois ne pourra être mise en évidence, ou du moins confirmée, sans faire de statistique sous une forme ou sous une autre. Nous en avons déjà donné des exemples dans le chapitre des preuves par les statistiques » .
Tout d'abord deux voies principales de recherches se présentent pour établir des lois astrales de corres-
— iOi —
pondance psychologique par le procédé des statis' tiques.
1^ Envisager un grand nombre d'individus à caractère commun et étudier parmi leurs thèmes la note astrale qu'on suppose lui correspondre. C'est ce procédé que nous avons déjà expliqué-
2° Faire un recueil de thèmes présentant tous une note astrale commune et rechercher si les individus correspondants présentent un caractère spécial ofTert par le plus grand nombre.
Celte deuxième voie de recherches^ parfois bonne pour confirmer certaines règles, ne permet pas d'aboutir à des démonstrations aussi précises que Tautre. Ici, en effet, la statistique double au Heu d'aboutir, comme dans l'autre cas, à des résultats précis et mathématiques, conduit souvent aux appréciations les plus obscures de la psychologie. "L'exemple suivant en rendra compte:
On a vu à propos des « statistiques d'aspects planétaires et comment on pouvait démontrer que la liaison d*aspeci entre mercure et la Lune indiquait une tendance à l'esprit philosophique. Mais supposons qu'on veuille procéder par la voie inverse et former toutd'abord un recueil de 300 thèmes tous pourvus d'aspect entre Mercure et la Lune.
On se heurte ici à deux embarras : le premier relatif à la difficulté d'établir un pourcentage précis des individus à ranger parmi les philosophes au milieu des 300 considérés, et le second relatif à Timpossibilité de dresser une statistique de contre-épreuve du cas général ; cette dernière nénesaiterait en effet encore un pourcentage de philosophes sur 300 thèmes
"r^ry^^-^
quelconques, travail d'une confusion facile à prévoir,
L'imperfection de cette méthode ne réside pas dans Tautro qui part d'un choix déterminé de philosophes qu on peut aisément établir sans contestation possible. Le statisticien est en effet libre d'éliminer tous les sujets douteux comme capacité philosophique, au lieu que le psychologue le plus expérimenté serait dans rembarras pour classer au point de vue philosophique mille individus quelconques; en admettant meme> — chose invraisemblable, — qu'il ait sondé le caractère de chacun, pourle ranger ou non dans la niasse des philosophes, comment se reconnaîtra-t-il au milieu de toutes les nuances observées?... Autre chose est le fait départir d'un recueil d'individus inconLesiablemenl philosophes et de le comparer à un groupe d'individus quelconques.
Aussi dans ce qui suit ne nous occupons-nous que des recherches indiquées en premier lieu.
Quant à la question délicate de Vutilisation des sta^ astiques, établie pour des notes particulières de caractère, notes plus ou moins complexes, elle ne saurait être envisngée sans discussion.
Nous mettrons en présence deux méthodes à employer : l'une que nous appellerons la m^Morferf^^co/^^^ proposée par M. X,, l'autre la méthode admise par nous et que nous nommerons méthode d'interprétation directe.
Méthode des cotes, — Une note de caractère, ou de destinée, comporte un ensemble de correspondances astrales qui se chiffrent chacune au moyen de pourcentages établis sur un groupe nombreux de
sujets auxquels la note commune est attribuée. Ces divers chiffres additionnés forment un total qui est la cote Jw^wy<5/ lui assignant un rangprécîsftoujourspour la note visée) vis-à-vis du groupe d 3 sujets, à caractère spécial étudié. Tel est sommairement le principe d'une méthode ingénieuse proposée par M. X, Soit par exemple une note de caractère ayant à la fois comme correspondances astrales Vaspeci entre Mars et Jupiter, puis laposition de la Lune dans les signes du zodiaque. Supposons que pour un grand nombre de sujets doués de cette note de caractère on soit parvenu aux pourcentages suivants :
. - ( Conjonction 50 */n ^,,, .^ „.
10 Aspect V n •*• iA i^i ^ T. ■ ■ ( B^ 1er 10 "Z^,
entre \ ^PP^^^**^" ^^ '/o 2- Posjtwn \ //
.r Tt u. JTrigone gO V« de la lune i ^^™ ^^ /"
Mars et Jupiter I . t» ^ ^ qïc.
un sujet qui aurait dans son thème la cotijonction de Mars et Jupiter, et la Lune située dans le taureau aurait pour cote 50+20=70 par rapport au groupe de sujets étudiés.
Méthode de rinterprétation directe. — La méthode d'interprétation directe que J'admets d'une façon tout au moins provisoire, repose également sur des slatistiques établies d'une façon ou d'une autre: mais toute différente est rutilisalion de ces statistiques qui ne font qu'aider parleur enseignement Yinierpréiation directe du ciel de nativité. (j*e&t ici la figure même du ciel qui coordonne les èlémenis d'interprêlation en leur donnant un véritable faciès indioiditet.
Critique de la méthode des €(ftes ; reproche de f élimination des nuances et liaisons des facteurs. — Le reproche fondamental qu'on peut faire à la mé^
thode des cotes est le suivant : les cotes chiffrées reposent moMieureusement sur V élimination des nuances^ relatives aux variations multiples des facteurs astrologiques, et n'observe pas non plus leurs liaisons. Je m'explique : je suppose que le facteur astrologique ait traita Taspect général entre Jupiter et Mars.
Le sujet qui aura l'opposition de ces deux planètes à un degré près (j'admets ici l'orbe planétaire moyenne de dix degrés) sera coté par cette méthode, — toutes choses égales d'ailleurs, — comme celui qui aura le même aspect à neuf degrés près. De même celui chez lequel l'opposition de Jupiter et de Mars prédomine par intensité pourra fort bien être coté sous le rapport de l'aspect en question, comme celui chez lequel cet aspect est une note secondaire du thème.
Ce défaut de la méthode des cotes pourrait, il est vrai, s'atténuer en resserrant les limites d'appréciation des facteurs astrologiques ; mais on arriverait vite à une complexité telle de la méthode qu'il n'y aurait plus à y songer dans la pratique. D'ailleurs, il est impossible qu'on arrive à des limites assez restreintes pour ne pas encourir le reproche de Y élimination des nuances et des liaisons, nuances et liaisons qu'une représentation du ciel dans toute sa vérité peut seule conserver.
La méthode des cotes procède par dénombrement analytique et va à l'encontre de toute idée de syntlièse.
Ce que nous avons dit des aspects peut tout aussi bien se rapporter aux facteurs qui concernent les positions dans le zodiaque et dans les maisons.
Celte méthode des cotes, très suspecte déjà pour juger un sujet sur une note de détail, le deviendrait encore bien plus pour juger son caractère et sa destinée dans son ensemble ! Au reste, ce que nous appelons en psychologie une « note de détail », ou faculté spéciale, est d'ordinaire, au point de vue de l'influence astrale, une résultante^ souvent très complexe d'éléments astrologiques qui n'ont pas de traduction possible en langue courante.
Que devient dans la méthode des cotes Tappréciation des dominantes et des nuances infimes que l'expression astronomique peut seule conserver intégrament? Tout jugement astrologique repose sur Tappréciation des résultantes ayant trait à ces nuances multiples.
Dans la méthode des cotes, la notation chiffrée nesl précise qiCaux dépens de sa justesse de traduction.
Il me semble impossible, dans la pratique, que cette précision suspecte n'apporte de graves mécomptes surtout dans les jugements d*ensemble et dans l'appréciation des notes composées.
Or, toute note de caractère est aatrologiquement parlant une note plus ou nioins composée.
Avantages de la méthode d'interprv talion directe. — Le grand avantage de cette méthode réside dans la conservation complète des nuances relatives aux facteurs astrologiques, en même temps que dans celle des liaisons de ces facteurs. L'enseignement des statistiques faites sur tel ou tel facteur ne vient ici qu'aider le jugement pour formuler des résultantes. Ce serait une illusion de croire, qu'en face des statistiques isolées, la méthode d'ulilisation par les
cotes est préférable au point de vue de la synthèse : additionner n'est pas coordonner.
On ne saurait, en effet, vouloir eojprisonner le jugement dans une formule ou dans des chiffres au nom d'un positivisme illusoire. Rien n'est trop positif en science, c'est entendu, mais chaque étude comporte des méthodes distinctes, et rien ne prouve à priori que la réduction au chiffre soit le critérium d'un bonne méthode.
Transposition et traduction du langage astral, — Ici nous avons affaire à un ciel de nativité, c'est-à-dire à une figure géométrique d'astronomie. Si Ton veut transposer ce langage astral avant de le traduire, la meilleure transposition sera celle qui respecte tous les éléments de la base du jugement en les conservant dans leurs combinaisons infinies entre eux.
Or^ la méthode des cotes, qui semble d'une façon relative maintenir à leur rang précis tous ces éléments, ne les conserve pas dans leurs combinaisons avec tous les éléments du thème.
Pourquoi d'ailleurs ici transposer avant de traduire! N'est-ce pas s'exposer à dépouiller les éléments d'étude du caractère de leurs nuances et de leurs combinaisons?
Puisqu'on cherche la vérité scientifique et qu'une transposition parfaite ici est impossible, il vaut mieux s'en tenir à l'original, c'est-à-dire à la figure du thème qui est elle-même une synthèse et une véritable coordination astronomique, telle que la nature nous la donne.
Le jugement de cette coordination n'est certes pas toujours facile, mais ce jugement peut avoir pour base
renseignement des statistigues isolées et pour contrôle la résolution de problèmes vérificateurs répétés, comme je l'ai dit ailleurs.
Cette coordination psychologiqia^ comme je la conçois dans rutilisation des statistique?, est en somme la traduction aussi directe que possible de la coordination astronomique du thème. On peut fort bien voir en celui-ci une sorte d*expression typique comme en présentent les êtres de la nature.
Les chiffres seuls ne pourront jamais rendre compte de cette expression pas plus qu'ils ne peuvent rendre compte de Texpression d'un visage par une série de dimensions chiffrées.
Le prestige si répandu du langage ariihmétit/ue n'est qu'un leurre. Le langage géométrique est celui de la nature ; l'autre n'en est le plus souvent qu'une trans* position maladroite et incomplète. De même qne la notation chiffrée est incapable de représenter seule une physionomie, de niême elle me paraît incapable de traduire astrologiquement la figure du ciel.
Résumé des différences entre les deux méthodes ; expressions géométriques et arithmétiques, — ICn résumé, entre la méthode des cotes et celle de Tinterprétation directe, la différence réside dans l'utilisation des statistiques fournissant comme base du jugement des cotes chiffrées dans le premier cas et un appui graphique dans le second.
Les cotes chiffrées peuvent séduire en théorie par leur enregistrement positif et mathématique; mais leur précision ne semble due dans la plupart des cas qu'aux dépens de leur justesse (élimination des nuances et des liaisons des facteurs). Elles font re-
poser le jugement psychologique sur un mode de transposition erroné ou du moins incomplet.
L'appui graphique a l'inconvénient en apparence d'être peu précis, mais il a l'immense avantage de n'omettre aucune nuance : il ne dénature aucun des facteurs astrologiques et conserve intégralement leurs liaisons sans emprisonner le jugement dans aucune formule.
La différence entre les deux méthode se résoud au fond en une question de préférence entre les langages arithmétique eigéométtnque. Et j'avoue ne pas admettre systématiquement la supériorité des chiffres aux figures.
Dans l'application, on pourrait dire à une certain point de vue* qu'il y a entre les deux représentations, la différence qui existe entre une analyse et une àyntkèse y ]uslement parce que la première omet forcément les liaisons si importantes entre les éléments d'étude, — liaisons d'éléments que les graphiques seuls peuvent coordonner.
Au reste, les partisans du langage arithmétique et des pourcentages chiffrés offrent parfois la contradiction curieuse d'éprouver le besoin de traduire par une courbe figurative les résultats arithmétiques obtenus, — transposition souvent malheureuse du langage géométrique original qui seul respecte les nuances de la synthèse naturelle.
Exemples de siSitiatiqvLes. Statistique des aspects e)itre Mercure et la Lune chez les philosophes. — La statistique des ascendants, ou encore celle des positions lunaires, décrites plus haut, est un exemple de statis-
tique gèomélriqne; comme exemple de statistique arithmétique, je prendrai d'abord celle m'ayant permis de conclure que Vaspect entre Mercure et la Lune (signifiant en somme liaison entre Tinstinct et la raison) est favorable au développement de f esprit philosophique. Une statistique sur les « aspects >* pourrait comporter la forme géométrique ou arithmétique, mais nous avons trouvé plus simple ici de procéder à Taide de pourcentages et de chiffres. La première chose à faire est de former un recueil du plus grand nombre possible de thèmes de philosophes. Notre recueil contenait 167 noms connus. 38 étaient dépourvus d'aspect entre Mercure et la Lune et 120 possédaient les aspects majeurs (conjonction, opposition, quadrature, parallèle, trigone sextile) entre les deux astres à dix degrés près.
Cette proportion pour 167 cas donne par un calcul simple le pourcentage de 77,2 0/0 correspondant à un aspect entre Mercure et la Lune.
La deuxième partie du travail consiste à opérer sur des thèmes quelconques. Pour éviter toute sélection suspecte en pareil cas, on peut, comme nous avons coutume de le faire, adopter Vordre alphabétique pour le choix des thèmes visés dans chaque caLégoriej si Ton ne veut pas faire porter le pourcentage sur la totalité, ce qui parfois est inutile.
11 est d'ailleurs intéressant défaire des pourcentages progressifs sur 50, 100, 150,200... 1000 cas je suppose, pour voir si la loi varie ou se confirme par la multiplicité des exemples. Kn général après, quelques centaines de cas on trouve la fixité à peu près complète des pourcentages, démontrant rinutilité d'aller plus loin.
En opérant sur 300 thèmes quelconques nous sommes arrivés ainsi à établir promptement comme loi générale la proportion de 50 0/0 pour le cas d'aspect entre Mercure et la Lune.
Cette proportion du cas général était du reste à prévoir en admettant des orbes (ou champ dlnfluence planétaire) de dix degrés environ pour les aspects ordinaires et de deux degrés pour l'aspect parallèle (déclinaison semblable) (1). 11 est facile de s'assurer que, relativement à un point considéré dans le zodiaque (qui a 360 degrés), il y a environ la moitié du cercle, — soit 180 degrés, — fournissant des positions diverses pouvant être t en aspect » astrologique avec le premier point.
Il y a donc une chatice sur deux pour tomber, dans un thème quelconque, sur le cas d'un aspect entre Mercure et la Lune.
Si, pour une catégorie d'individus choisis d'âpre un trait commun de caractère (esprit philosophique dans le cas présent) on trouve une proportion de 77,2 0/0 au lieu de 50 0/0 du cas général, on ne peut faire autrement que d« conclure au caractère favorable de l'aspect entre Mercure et la Lune, en ce qui concerne le développement d'esprit philosophique.
Cette note-là n'est ni nécessaire ni suffisante^ il est vrai, dans un thème pour qu'on ait affairée celui d'un philosophe : elle ne fait que constituer une probabilité. Chaque note de caractère correspond vraisemblable-
(1) Voir Langage astral pour celte question des « orbes planétaires. »
ment à un ensemble souvent complexe de notes astrales ; sur chacune desquelles on devra répéter les observations qui précèdent; on les classera aisément ensuite par ordre d'importance en raison mémo des pourcentages trouvés.
C'est par la convergence des prvbabililés qu'on en arrivera dans certains casa une quasi-certitude pour pouvoir à priori ranger un sujet déterminé dans telle ou telle catégorie d'individus.
Je suppose, par exemple, que dans un thème donné on relève les note suivantes :
1° Mercure, Lune et Uranus près du méridien ou de l'horizon ;
2^ Mercure, Lune et Uranus en aspects entre eux ;
3*» Mercure et Saturne en aspect ;
4* Aspects nombreux, surtout hnrmonîques entre toutes les planètes ;
5° Ascendant dans le Verseau et en aspect avec Mercure, Lune et Uranus ;
6* Soleil et Lune harmoniques d'aspects par les rayons de Jupiter.
On pourra avoir à peu près la certitude qu'un tel thème représentera un sujet brillamment doué pour comprendre toute chose, exceptionnel pour rimagination et la raison, le jugement, l'impartialité et l'esprit de justice, la spéculation des idées, elc. en un mot très bien doué pour toutcequi forme les qualités essentielles de Tesprit philosophique. Certes, le cas est rarement simple à juger en astrologie ; le mélange de notes contradictoires rend sou vont porplexe, et la combinaison des notes visées varie à l'infini; maiis aucune considération ne saurait permettre de se dé-
rober devant la nécessité des statistiques, car, il faut bien le reconnaître, toutes les règles de correspondances astrales anciennes ou modernes passent pour reposer sur des observations multipliées, c'est-à-dire en somme sur des statistiques faites tout au moins au sentiment ; or, si ces observations sont vraiment fondées, notre statistique scientifique ne peut que les confirmer avec évidence ; et Ton ne voit pas de statistiques scientifiques pouvant aller à rencontre d observations /w^/e^ faites au sentiment.il est clair en effet que lorsqu'on dit que « telle note astrale correspond à telle faculté », on exprime par là que ceux qui possèdent cette faculté ont plus souvent dans leurs thèmes cette note astrale que les autres individus quelconques sous ce rapport. On parle au fond de statistique san^ldire le mot. Le cas où la statistique scientifique présenterait le plus d'embarras serait celle portant sur une note astrale composée de plusieurs éléments simples dont on voudrait tenir compte à la fois. Dans le cas présent les considérations s'enchaînent comme il suit : si des remarques nombreuses m'ont fait croire à l'importance de l'aspect entre Mercure et la Lune (facteur simple et très net à envisager ici) pour l'esprit philosophique, ce sera le point de départ d'une satatistique à faire là-dessus; il est en effet absolument certain que le seul moyen de justifier cette opinion sera d'opérer par statistique double portant sur un grand nombre, et je ne devrai nullement être dérouté dans cette étude par le fait de rencontrer des philosophes brillamment doués qui ne possèdent pourtant pas cette note-là. Ils peuvent en avoir d'autres qui compensent. Mais pour prou-
ver que, toutes choses égales d'ailleurs, Taspect entre Mercure et la Lune est favorable à Tesprit philosophique, je n'ai qu'un moyen, c*est de faire de la statistique, en prenant soin bien entendu de me mettre à l'abri du reproche desélection suspecte ou de nombre de cas insuffisamment grand.
Certains astrologues, rebelles à la méthode expérimentale, pourraient m'objecter qu'en étudiant Taspect entre Mercure et la Lune,par exemple^ il est indispensable d^observer en même temps la position de Mercure par rapport à l'horizon et au méridien (maisons astrologiques). — Cette objection me fut faîte jadis par quelques-uns encore imbus des procédés traditionnels. — CerteSjla position de Mercure est importante, mais elle doit faire Vohjet d'une autre statistique, voilà tout. L'observation du grand nombre permet quelquefois d'étudier séparément certaines notes astrales qui, dans le jugement particulier d'un caractère, doivent être observées simultanément (1).
Statistique des aspects entre le Soleil et Mars au point de vue de la mortalité. — Cette statistique a eu pour point de départ la remarque que j*avais faite depuis longtemps au sujet de Timportance de la conjonction du Soleil et de Mars à propos de la mortalité. Dans les directions^ les révolutions solaires et les transits^ cette fréquence m'avait également paru significative ; il en a été question « dans la preuve par les transits ». Pour confirmer scientifiquement cette idée, au
(1) Il ne faut pas se dissimuler toutefoia que la principale difficulté, dans les recherches astrologiques, consislc à ne pouvoir séparer complèlement les éléments d'éludé sans les aîlérer (remarque faite plus haul).
9ujet des prodispositions natives, le plus simple était d'établir des pourcentages de la conjonction Soleil- Mars relativement aux nativités de diverses catégories d'individus : tout d'abord ceux marts jeunes et ceux maria àgé&. Les pourcentages trouvés^ comparés au pourcentage du cas général, devaient permettre une conclusion.
J'ai ajouté la catégorie de ceux qm dépassent fâge mûr sans spécifier leur date de mort.
J'ai joint également à cette statistique, celles correspondant à tous les aspects majeurs généralement admis en astronomie, en comprenant i^ous le titre n d'aspects neutres » toutes les autres situations respectives des deux astres.
Les chiffres indiqués représentent la proportion pour cent thèmes. Les thèmes, servant de base à cette étude, concernent presque tous des Français du xix^ siècle.
AipBtlt
Conjoûction . .
Opposition ^ . .
Quadrittare. . .
Parallèle {on dédi-
QâiBcui fomblmtiLi)) .
Sflîttile , . . .
Trigone . , , .
Aipect neutre . .
Pîz
«s cB
l'asti
Les aspects dissonnants diminuent
r i Les aspects 78 ^ harmoniques I augmentent
Les pourcentages progressifo vis-à-vis du cas général semblent établir d'une façon définitive les résul-
lats donnes qui sont basés sur mille cas, nombre déjà assez respectable. — C'est là une base indispensable pour les études comparatives des autres cas analysés-
Quant aux deux catégories extrêmes, les 200 cas, que nous avons pu recueillir pour chacune, ne suffisent évidemment pas pour formuler des lois rigoureuses, mais elles paraissent conduire aux conclusions qui suivent :
!• D'une façon générale, les aspects dissonants entre h Soleil et Mars 9o^t défavorables à la longévité et ont donc une influence réellement dissonante au point de vue vital. S'il en était autrement, il n'y aurait aucune raison pour en trouver 22 ®/o chez les gens morts âgés et 37 Vo chez les gens morts jeunes.
2® La conjonction est environ deux fois plus fréquente dansles thèmes de ceux qui meurent jeunes que dans ceux qui meurent âgés. C'est de tous les aspects le phiri nettement dissonant (remarque déjà faite à propos de la « preuve par les transits). s>
3^ La quadrature présente une fréquence également marquée chez ceux qui meurent jeunes.
4° Vopposition est environ 4 fois plus rare que la conjonction dans le cas général, fait qui est dû à sa durée environ 4 fois moindre que celle de la conjonction (remarque faite déjà plus haut à propos de la preuve par les transits).
Chez les gens morts âgés, cet aspect semble deux fois plus Farç que chez ceux morts jeunes; mais vu le petit nombre de ceux qui le présentent dans leur thème, it faudrait opérer sur un nombre de cas beaucoup plus grand que ceux indiqués.
5* Le^hspeets harmoniques ou neutres sont favorables à la longévité.
6° L'aspect trigonè est deux fois plus fréquent environ chez les gens morts âgés que chez ceux morts jeunes. D'autre part, sa fréquence est inférieure de la moitié au moins à celle du sextile (cas général). Ceci tient, comme on l'a vu à propos de la conjonction et de Topposition, aux durées inégales des trigones et sextiles.
7° Le nombre des aspects neutres est dans le cas général voisin de 50%» résultat conforme à la proportion à prévoir théoriquement, puisque la somme des zones pourvues d'aspects majeurs dansle zodiaque est sensiblement de 180 degrés sur les 360 du zodiaque (remarque déjà faite plus haut pour les aspects entre Mercure et la Lune). Il est bien entendu que nous admettons toujours pour les influences planétaires des orbes (ou limites d'influences) de 10 degrés pour les aspects ordinaires et de 2 degrés environ pour l'aspect parallèle (ou de déclinaison semblable),
Ces diverses remarques montrent suffisamment l'intérêt qu'on peut tirer des statistiques.
En opérant avec Saturne comme nous venons de le faire avec Mars, nous avons abouti à des conclusions analogues, tout au moins en ce qui concerne l'ensemble des aspects dissonants, tous défavorables à la longévité.
En répétant les statistiques précédentes pour chacun des trois significateurs de santé (Soleil, Lune, ascendant) vis-à-vis de Mars, de Saturne et d'Uranus, onparviendrait certainement avec un très grand nombre de cas, — avec un millier pour chaque catégorie, je suppose, — à établir des lois d'harmonie et
de dissonance vitale, autrement précises que toutes celles données jusqu'à ce jour.
On démontrerait en même temps, — comme nous venons de le faire pour le Soleil, — que la Lune et Vascendant sont réellement des significateurs de constitution physique.
Remarque sur la mortalité en bas âge. — En dehors de la multiplicité nécessaire des exemples, n'oublions pas également la sélection judicieuse à observer. Ace sujet, je tiens pour suspecte la mortalité des enfants en bas âge, dont la mort, à mon avis, peut très bien être due, non pas à un mauvais thème, mais à un désaccord plus ou moins complet entre le thème de l'enfant et les prédispositions héréditaires qu'il apporte en venant au monde : autrement dit, il est possible que la mortalité en bas âge résulte, sou vent du moins, d'une nativité anormale ^ provenant de causes diverses qui peuvent fort bien exister sous les apparences de cas normal.
S'il n'en était pas ainsi, il semblerait naturel de trouver pour le cas des enfants morts en bas âge une confirmation des lois astrologiques précédentes, et de trouver comme pourcentages ici le maximum d'aspects maléfiques et le minimum d'aspects bénéfiques. Orales pourcentages du cas présent laissent perplexe et tendraient plutôt vers le cas général. Voici d'ailleurs les résultats basés sur une liste de 160 cas fournie en partie par M. R, qui a fait, au point de vue astrologique, une étude particulière sur la mortalité en bas âge. Une centaine de ces enfants sont morts à quelques jours ou à quelques mois, et lesautres entre 1 et 5 ans, — La plupart sont nés dans la même localité.
Conjonction 8,6 \
SuTature! '. ! *. '. '. 3 ! 25,6 o/^ aspects dissonants
Parallèle 13 )
Sextile 14,6 ^ ^. . «/
Trigone 54, 74,4 o/, aspects
Aspect neutre 54.4 i ^harmoniques ou neutres
Ces résultats soulèvent diverses objections : 1° Outre le nombre insuffisant de 160 cas, la plupart de ces enfants morts en bas âge 3ont nés au m^me lieu ; or, il peut très bien se faire que les habitants d'un même endroit naissent en plus grand nombre sous un aspect astral que sous un autre. Aucune conclusion n'est donc a priori certaine en ce qui concerne les lois d'harmonie cherchée^.
2° Nous n'avons fait intervenir ici que le Soleil et Mars ; or, rien ne prouve a priori que f enfance ne soit pas plus sensible à d'autres influences ùstrales^ — influences qui pourraient être moins désharmoniques erl réalité pour l'homme adulte que celles du cas général. Ces influences, particulièrement dangereuses pour le bas âge, pourraient fort bien ne pas avoir le mêdae caractère pour le reste de la vie.
3° Dans le cas où il serait établi, sur un iliillier de cas par exemple, que la mortalité' du bas âge offre des pourcentages voisins du cas général pour toutes les dissonances astrales de vitalité (Soleil, Lune et as-» cendants combinés avec Mars, Saturne et Uranus)^ oïl serait autorisé à conclure que la mort des enfants en bas âge résulte presque toujours de naissances plus ou moins anormales^ autrement dit correspond à dea thèmes de nativité qui, pour la plupart, ne signifient rien, — du moins au point de vue distinctifde la race humaine.
- ii9 —
Il esta remarquer en effet que si Ton devait tomber pour les« nativités anobmaliBS >* ^ur un ciel absolument quelconque, ce n'est pas vers les pourcentages du cas général qii'on aboutirait, mais vers ceux du cas normal théorique. Dans une statistique dô naissances, toutes anormales^ c'est même verâ ce deriiietcas qu'on aboutirait très probablement. En fortnant un recueil de thèmes d'enfants morts en bas âge il est probable qu'un nombre plus ou moinis grand correspondra à des naissances anoi^males. Les pourcentages trouvés peuvent donc laisser perplexe par leur caractère intermédiaire entre le cas normal et le fcasdes hommes morts jeunes.
11 n'est pas invraisemblable d'admettre que pour qu'un thème signifie quelque chdse, il fàtit que Tindividu ait fait ses preuves vis-à-viS des influences qui y correspondent. Né sous uri ciel noii destiné pour lui, l'homme fait peut-être naufrage ail premier à-coup, comme une barqUe sans lest et sans gouver-nall.
D'une façon générale les thèmes de beux qui iheurent jeunes, autour de vingt ans par exemple, offrent des dissonances plus nettes relativement a la constitution physique que les thèmes d'enfants morts en bas âge ; c^est du moins l'impressioil géilétale qui se dégage de l'observation de deux cents cas envit'on que nous avons observés pour chacune de ces deux catégories.
Loin d'être paradoxal ou d'aboutir au renversement des lois d'harmonie astrale commeon pourrait lesupposer, ce fait-là, s'il était confirmé pfeir le grand nombre, donnerait raison à Thypothèse explicativË
développée précédemment. Toute la question revient en somme à chercher si les thèmes des enfants morts en bas âge ont des signes distinctifs qui prouveraient alors des lois de correspondance astrale, spéciales ou non à l'enfance. Sur les 160 cas qu'il nous a été permis d'étudier, les aspects dissonants de Mars et de Saturne sur l'ascendant ont seul présenté des fréquences particulières, mais étant donné les Faibles pourcentages relatifs dans tous les cas à ces aspects, on ne saurait sur 160 exemples s'arrêter à des conclusions précises.
Dans tous les cas, cela prouve une fois de plus toute la circonspection qu'on doit apporter dans la question des statistiques.
Sans prétendre avoir approfondi l'étude des harmonies par les statistiques, nous n'avons fait que Tesquisser pour la donner à titre d'exemple de recherches vraiment scientifiques.
Remarque sur la conjonction du Soleil et de Mars au point de vue de la mortalité. — On a vu à propos des ft transits » qu'aucun aspect de Mars et de Saturne sur le Soleil de la naissance n'était plus dangereux que celui de Mars arrivant en conjonction sur ce point-là du thème.
La même remarque a été faite pour la conjonction de Mars et du Soleil c< en nativité », comme prédisposition contraire à la longévité.
Nous avons fait également la statistique des positions de Mars en « Révolution solaire », qui confirme pleinement la remarque en question : On sait que le <t thème de révolution solaire » est celui qu'on peut dresser à cliaque anniversaire pour le moment où le
Soleil arrive à la glace exacte de nativité (i). Cette figure donne des indications souvent nettes sur l'année qui suit.
Sur 200 thèmes de révolutions solaires régissant Tannée de mort nous avons relevé 33 conjonclions du Soleil et de Mars, ce qui donne la proportion de 16,5 0/0, tandis que normalement, pour un ciel quelconque, on aurait dû trouver le pourcentage 8,5 0/0 du cas général d'un ciel quelconque.
En résumé, le caractère dangereux de la conjonction est prouvé parles 3 statistiques suivantes basées sur 200 cas chacune :
1" Dans les thèmes de nativité de ceux qui meurent jeunes la conjonction est deux fois plus fréquente environ que pour ceux qui meurent âgés ;
2° Dans les transits de mori^ la conjonction est environ trois fois plus fréquente que dans un ciel quelconque ;
3** Dans les révolutions solaires précédant la mort, la conjonction est environ deux fois plus fréquente que dans un ciel quelconque.
On voit qu'il ne peut rester guère de doute sur le caractère dissonant de la conjonction du Soleil et de Mars, au point de vue de Forîentement inné des facultés physiques aussibien qu'à celui de leur évolution .
Statistique des aspects entre Uranus et Vénus chez les musiciens. — J'ai mentionné en 1902 (2) l'impop-
(1) Nous admettons également que ce thème de révolnlion solaire est dressé pour le lieu de naissance et non, comme certains le pensent, pour le lieu habité momentanément par k sujet analysé. L'expérience comme la raison semblent conflrmer celte manière de voir.
(2) Langage astral, II® partie, p. 54.
Innce d'Uranna et de Vénas qu'on trouve à la fois dominants en intensité ou en aspect, chez la plupart des musiciens, sinon chez tous.
L'aspect entre les deux plâtiètes est d*Uttefi*équence caractéristique comtne teild à le prouver la stiàtistique suivante :
Dans le cas génél^al (sur 300 thèmes tjiielcdnques observés) on trouve exactement la proportion de 50 0/0 relativement au Cas où Uranus et Vénus sont en liaison d'aspect : ce résultat était à prévoir pour les raisons déjà indiquées plus haut (Voir la statistique des aspects entre Mercure et la Lutte).
Sur 100 thèmes de musiciens observés, — dont la moitié a trait k des compositeurs connus, — là proportion se trouve de 71 0/0.
On voit que Taspect etttre Urartbs et Vénus est une des notes correspondanteé auk aptitudes musicales.
Uelte conclusion suppose, bien entendu, comme il est très probable, que des centaines de càS confirmeraient la règle basée âur une centaine seulement qu'il m'a été permis d'étudier.
Statlniique des mpécls entre lé Soleil et lu Lune chez les gens célrbres. — Les pourcentages d'dspects dll cas gëfUh-al donnent sensiblement leô mêmes résultats que les pourcentages du Cad normal théorique. Dans le cas de gens célèbres deux remarques semblent à faire ;
l*" La proportion des aspects au lieu d'être 50 0/0 devient 64 0/0 environ.
2^ Le sextile paraît deux fois plus fréquent que dans le cas normal : au lied de H 0/0, il est de 21,5 0/0.
Les autres aspects tiô présentent pad d'écart sensible.
Ces nonclusions sont basées sur 500 thèmes quelconques et sur 200 thèmeis de gens célèbres.
Statistique des aspects de Mûrs éhtz les civils ei chez les militaires. -^ Le tableau feulvatlt indique le^ pourcentages des aspects de Mars aveb chacun des astres de notre système planétaire. Nous avons opéré sur 200 thèmes de militaires profession nels^ et^ comme contre épreuve^ non ëur des « antimilita* ristes », mais simplement sur des hommea ayant dépassé l'âge mûr sans s'être orientés vers la carrière des armes. Nous avons rahgé par ordre d'importance les planètes qui, par leurs aspects aved Mars, servent de signes distinctifs aux tendances Vers le métier militaire.
Planètes
Aspects chez les' civils
Aspects chez les militaires
Dïirérenci* 6n ^las
Mercure
Vénus
Uranus
Soleil
Lune
Jupiter
Saturne
Neptune
14 Va 14 * 13 »
On voit que sur cent thèmes de nitlitaires il y a 14 thèmes de plus que chez les ciHl^^ qiti présentant r aspect entre Mars et âief^ôUre ; et ftinsi de suite polit les autres planètes.
Uranus est doublement intéressant ici : d'abord par son importance sensiblement égale à celle de Mercure et Vénus, et ensuite par sa signification qui était restée inconnue des anciens. Uranus n'a pris place, dans l'astrologie, que dans les études modernes. Les lois d'influences sont à découvrir et nous en montrons ici une qui a son intérêt. Cette dernière ainsi que celle relative aux musiciens, dont il a été question plus haut, sont les deux qu'il nous a été permis jusqu'ici d'établir le plus nettement.
Le résultat précédent, obtenu pour tous les aspects martiensi est d'une signification frappante. La première centaine d'exemples nous avait donné des résultats peu dilTérents de ceux de la seconde centaine : il est donc probable que les chiffres donnés (basés sur 200 cas pour chaque catégorie) expriment à peu de chose près la loi cherchée — relative, ne Toublions pas, à desFrançais de r époque actuelle principalement»
Vis-à-vis de Mercure, Vénus, Uranus, le Soleil et la Lune, la signification « guerrière » de Mars est particulièrement nette.
On trouve donc démontré scientifiquement Tattribut guerrier que les anciens astrologues donnaient à Mars: et e*est ainsi, très certainement, que se trouve légitimée Torigine du « Dieu de la guerre i>.
Astrologiquement, Mars prédispose avant tout au courage et à Inaction violente. Nous venons de démontrer qu'il agit par tous ses aspects planétaires, et, chose à remarquer, sa conjonction est relativement très fréquente chez les militaires.
On pourrait encore prouver son importance par
ses aspects avec l'ascendant et le milieu du ciel^ et surtout par son rôle dans les maisons astrologiques. Le plus souvent, en effet, Mars, chez les militaires^ se trouve situé dans le thème près de Thorizon ou du méridien, c'est-à-dire aux places d'intensité maxima (voir Langage astral).
Quant aux positions zodiacales qu'il occupe, nous n'avons pu jusqu'ici remarquer de signes distinctlFs pour les catégories choisies.
Remarque sur la méthode expérimentale. — La nécessité des statistiques pour formuler des lois astrales m'apparaît avec une telle évidence que je Tai employée dès le début (au sujet par exemple des «t ascendants d'esprits supérieurs » dans un article paru en 1900), sans songer pendant longtemps qu'il était même opportun d'insister sur Tesprit du procédé, tellement la méthode paraît s'imposer par sa simplicité et sa nécessité en science d'observation ! Ce n'est qu'à la suite de discussions soulevées récemment à ce sujet par plusieurs astrologues modernes, que j*ai cru bon de mettre la chose au point. A moins de se complaire dans une sorte de mysticisme scientifique fuyant devant toute donnée positive et destiné à rester stérile, la statistique en science expérimentale et d'observation s'est imposée et s'imposera toujours quoiqu'on fasse, et personne au monde n'a le droit d'en revendiquer la paternité qui appartient à la logique immuable de l'esprit humain.
Je constate du reste avec certain plaisir que celle méthode, que j'étais seul à défendre dans mes pre-
miers articles sur l'astrologie (1), cotnpte aujourd'hui un nombre d'adeptes qui augmente sans cesse. On ne peut y voir clair en astrologie qu'après avoir composé un recueil d'un raillier au moins de thèmes les plus divers, permettant alors de se livrer aux statistiques et aux études comparatives de toutes sortes. Aussi la simplicité et la rapidité du mode de représentation que nous avons admis, a*t-il» en pratique, la plus grande importanee.
Coatrûle^*
Si certaines lois psychologiques de rinlluence astrale peuvent être mises en lumière directement par les statistiques proprement dites, elles peuvent encore être admises à la suite de noufibreux contrôlés visant, soit les données IradUioaneileSf soit des remarquer personnelles que T habitude des figures de nativité finit toujours par inspirer.
Le meilleur moyen de contrôler des règles suspectes est de chercher à les appliquer à la résolution du « problème inverse » ou encore à la ^ distinction des cas opposés ». — (Voir à ce sujet Texemple cité plus loin pour le cas de la folie).
Il est clair qu'une réussite isolée ne prouverait riea
(1) Voir entre autres articles celui da <^ TAstrologie est-elle une aaÎËtice expérimeatale? m paru an 1898 dans la Rtvue du Hîonde inpiiitlé et pnbiîé eaauîte dans Influencé oAtrale.
en pareille matière, mais un grand nombre de cas peut eutorisep une conclusion. Une loi de correspondance astrale si elle était fausse ne permettrait évidemment pas d'aboutir d'une façon répétée au résultat visé.