‹ Prévost-Paradol; étude suivie d'un choix de lettresChapitre 20 sur 42 · VILLEMAIN A PREVOST-PARADOL · texte numérisé non relu

VILLEMAIN A PREVOST-PARADOL

7 scplciiibrc 1855.

Monsieur,

J'avais remarqué votre bon souvenir et j'en étais bien reconnaissant de cœur^ Sans accepter vos éloges au degré où votre amitié les porte, je voulais vous remercier de cet aveu si complet donné à des clioses que n'osent avouer ceux qui les ont si longtemps professées. Le Siècle craint de citer un mot de cette défense des principes qu'il a exagérés pendant vingt ans. Un autre journal m'insulte; un autre m'oublie tout à fait. Je suis bien touché, moi, de votre approbation si désintéressée.

Je vous remercie aussi de l'envoi de votre thèse historique, savante et spirituelle, sur Elisabeth et Henri IV; je vous demande la thèse latine sur Swift et je vous montrerai, à ce sujet, une page latine assez curieuse de votre héros, bien spirituel et bien piquant écrivain, mais que je n'aime guère, et qui ne méritait ni Vanessa, ni Stella.

Agréez de nouveau, Monsieur, mes compliments et mes vœux bien affectionnés.

A. Ville MAI X.

1. Prevost-Paradol, dans le compte rendu de la séance publique i annuelle de l'Académie française, avait relevé l'éloquence avec laquelle i Villemain rappelait les principes du gouvernement constitutionnel.

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