‹ Prévost-Paradol; étude suivie d'un choix de lettresChapitre 34 sur 42 · Il s'agit des Éludes sur les Moraiisles français · texte numérisé non relu

Il s'agit des Éludes sur les Moraiisles français

m'encourage; et, si vous trouvez le temps de me lire, vous retrouverez en vous, je l'espère, une indulgence qui m'a été très douce et que je n'ai pas oubliée. Agréez, Monsieur, mes respectueux compliments.

PREVOST-PARADOL A LUDOVIC HALÉVY

Le Caire, l'''" mars 18fi5.

Mon cher Ludovic,

Comment te remercier de tes bonnes lettres qui sont

• ici mon plus grand plaisir, sauf en ce qui touche la santé

de ton père? Mais il doit être tout à fait rétabli maintenant.

J'ai eu tout le paquet d'un seul coup, hier soir, en arrivant de la Haute-Égyple, avec un retard de dix jours passés à nous engraver et à nous dégraver sur les bancs de sable du Nil.

J'étais résolu à repartir le 9 et je le veux encore, car j'ai soif du retour en France. Mais on veut me retenir jusqu'au 19 et d'une manière si aimable que j'ai grand'peine à me défendre. Pourtant mille et une raisons me rappellent à Paris.

Je voudrais savoir à quoi m'en tenir sur l'Académie française, me remettre au courant de la politique, m'occuper enfin de mes pauvres petites affaires et revoir mon chez moi, sans parler de notre cher Institut.

Je te prie de remercier bien tendrement ta mère de s'être un peu occupée de ma femme. Remercie aussi Valentine de son aimable lettre. Quant à toi, le meilleur des amis, on ne te remercie vraiment plus, il y aurait trop à faire. Je suis content de tout ce que j'ai vu, mais toujours embarrassé sur les questions que tu sais.

Mille tendresses, mon cher Lud., à toi et autour de toi.

Anatole.

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