ARMEMENT
On nous accuse, nous autres Français, d'être de tous les peuples celui qui se laisse prendre la plus aisément aux formules de convention. Il est certain tjue nous acceptons volontiers les jugements tout faits, et que ces jugements, une fois mis en circulation, sont trop longtemps reproduits comme paroles d'Evangile. C'est là un travers national contre lequel on ne saurait trop réagir. Un beau jour, Carnot fut surnommé l'organisateur de la victoire. Le titre était sonore, bien imaginé, en grande partie mérité : il a fait fortune, et cet héritage de gloire, d'ailleurs dignement porté, n'a pas nui aux descendants du conventionnel. Carnot pourtant ne devrait pas être le seul à porter ce titre. Il a eu des collaborateurs. Sans eux, sans leur travail incessant, sans leur dévouement de toutes les minutes, il n'aurait pu faire face à tous les dangers, parer à toutes les éventualités, diriger en un mot la défense nationale. Ce n'est pas que nous cherchions à déposséder ce grand citoyen de la gloire qu'il mérite, mais ne serait-ce pas la pire des injustices que
de ne pas placer, à côté de lui, en pleine lumière, les ouvriers de la première heure, qui partagèrent avec lui l'écrasant fardeau du pouvoir, et mirent au service de la République tout ce qu'ils avaient de forces et d'ardeur, d'intelligence et d'activité ? Prieur fut un de ces citoyens dévoués (1), un de ces modestes, mais incomparables travailleurs qui aidèrent Carnot à sauver la France. Pendant que l'un dirigeait les armées, l'autre les nourrissait, les armait, les équipait. Celui-ci maniait l'instrument de la victoire, mais celui-là le fabriquait. L'œuvre de Prieur est plus modeste, mais elle est aussi méritoire, et lorsque quelque jour, sur une des places de Dijon, dans ce beau département de la Gôte-d'Or qui a déjà donné à la Révolution tant de gages de ses sentiments démocratiques, s'élèvera le monument dressé par la reconnaissance publique à l'honneur des citoyens qui illustrèrent alors leur terre natale, Carnot et Prieur seront unis dans le triomphe comme ils l'ont été devant l'ennemi.
On connaît les dangers auxquels était exposée la France au moment où Prieur entra dans le Comité de Salut Public. A l'intérieur, la Convention se déchirait de ses propres mains. Girondins ou Montagnards, Modérés ou Exaltés, Unitaires ou Fédéralistes luttaient à coups de
(i) (Quelques-uns des conti-niporaius de Prieur lui avaient deja rendu justice. \oiv ^fernoi7•es de Barcrc, T. Il, p. jt)5. m Heureux jour où Carnot et Prieur tirent partie du Comité de Salut Public ! J'y acquis deux amis, deux hommes à qui je pouvais du moins me rattaelier de conlianee : et la Réjniblique s'enrichit des talents militaires de Carnot. ... et de Prieur, à ((ui nous devons la fabrication improvisée et abondante de canons, de lusils, d'armes de toute sorte, de salpêtres, de poudres, et tous les moyens ingénieux qui ont été employés dans cette guerre de la liberté contre le despotisme. Je sais que ces vérités affligeront plus d'un des hommes <[ui se croient les fondateurs de la République, parce qu'ils ont beaucoup motionné ou déclamé dans la Convention .... je le répéterai à tous les Français ! Sans Carnot et Prieur, la France était partagée entre les- puissances étrangères, nos armées dissoutes, la Képublicjuc une chimère, el. anjourd'liui, un (ics|i<)lisnie absolu dévorerait les malheureux habitants de notT-e sol asservi. >•
décrets et de guillotine. Cent mille Vendéens ou Bretons avaient pris les armes. Trente mille paysans Cévenols s'étaient insurgés, Lyon avait proclamé Louis XVIL Toulon avait ouvert ses portes aux Anglais, et des nuées d'émigrés avaient déjà pénétré en Alsace et en Lorraine et commencé la série des vengeances impitoyables. Aux ennemis du dedans se joignent les ennemis du dehors. L'Europe presque entière marche contre nous. Six armées ennemies ont passé la frontière et entamé le sol national. Au nord les Anglo-Hollandais du duc d'York assiègent Dunkerque. En Flandre les Autrichiens de vSaxe-Cobourg s'emparent de Coudé, Valenciennes, le Ouesnoy, investissent iMaubeuge. et lancent leurs avantgardes sur la route de Paris. A l'est les Prussiens de Brunsvick ont Metz pour objectif et Strasbourg est menacé par les Autrichiens de Wurmser. Sur les Alpes l'armée austro-piémontaise n'attend qu'un signal pour entrer à Lyon et se joindre aux insurgés. Au sud les Anglais. Espagnols, Portugais et Napolitains, déjà inslailés à Toulon, se disposent à entrer à Marseille et à remonter le vallée du Rhùne. SurlesPyrénéesles Espagnols sont d'un côté aux portes de Perpignan, de l'autre à celles de Rayonne. LesAnglais bloquent étroitement nos rivages. Les Allemands du nord et du midi, âpres et ardents, accourent à la curée, et voici que s'ébranlent les Russes pour combler les vides et porter le dernier coup à nos malheureux soldats. Déjà sur toutes les routes galope et tourbillonne la brillante cavalerie des émigrés, tout enfiévrée de rancunes inassouvies, haletante à l'espoir de la prochaine réaction. Jamais, même aux jours les plus sinistres de notre histoire, jamais la France ne s'est trouvée dans une situation plus désespérée. Elle semblait vouée au sort de l'infortunée Pologne, l'n profond découragement s'empare alors des esprits. Les âmes les plus
forlemenl Irempées s'afïaissent, les caractères les plus fiers se détendent, mais patience ! La patrie n'est pas morte, de nouvelles légions vont sortir de terre, des généraux improvisés remporteront des victoires inespérées. Tout semblait perdu : tout sera réparé I L'année ne s'écoulera pas sans que nous ayons recouvré nos frontières, sans que les coalisés soient refoulés, sans que la France républicaine se soit rendue redoutable à l'Europe monarchique.
Ces merveilleux résultats .sont dus en grande partie au Comité de Salut Public, et à deux de ses membres, à Carnot et Prieur. Ils ne se sont pas contentés d'organiser la victoire : ils l'ont préparée et créée. Avant eux le chaos et la défaite, après eux l'ordre et le succès ! Subitement appelés au premier rang, et à l'heure la plus critique, ils ont accepté sans faiblir cette écrasante responsabilité. Cràce à une puissance de travail extraordinaire, ils ont en quelques mois improvisé des armées, des généraux, une tactique nouvelle. Ils ont sauvé la France! On pourra trouver que parfois ils ont eu la main lourde; on blâmera tel ou tel de leurs actes, mais il faudra toujours rendre justice à leur désintéressement, à leur conviction, à leur patriotisme. Ce fardeau des affaires, les plus importantes comme les plus minutieuses, ils l'ont supporté non pas gaiement, la gaieté n'était pas de circonstance, mais sans murmurer, sans faiblir, en vrais patriotes, en vrais Français.
Il s'agissait de créer des armées et d'opposer ces armées à l'Europe coalisée contre nous. Or il n'y avait plus d'armées en France, mais seulement des bandes. Plus de malériel.Xisubsistances.ni équipements, ni habillements, ni charrois, ni munitions. Toute administration avait péri. Tout était à refaire ! Carnot et Prieur se mirent à la besogne, et, en quelques semaines, à force d'énergie et de
constance, ils roussiront à mettre sur pied quatorze arnioes. Car ce n'est pas une iogondo, comme on l'a prétondu bien à torl. Il y eut réellement (jualorze armées républicaines, ((ui. cbacune sur un théâtre dilTérent, tinrent tète à l'ennemi. Le difTlcilo était do les recruter. Deux moyens se présentaient : les enrôlements voloutaires, mais l'ardeur des premiers jours pouvait s'éteindre, et le tirage au sort, mais, alors (}u'on créait partout l'égalité, nolait-ce pas établir la plus choquante des inégalités, celle du hasard? Heslail la levée en masse, la réquisition comme on disait alors. La population tout entière fut mise à la disposition du gouvernement, mais on la divisa par générations, et il fut décidé que ces générations partiraient d'âge en âge. au fur et à mesure des besoins. Le décret fut rendu le 23 août 1703. (>arnot et Prieur en furent le principaux inspirateurs. Barére le rédigea dans le style emphatitiue, mais brillant de l'époque. Ce sont là des pages ({u'on aime citer :
(( 1. Dès ce moment jusqu'à celui où les ennemis auront été chassés du territoire de la llépublique, tous les Français sont mis en réquisition pour le service des armées. Les jeunes gens iront au combat ; les hommes mariés forgeront les armes et transporteront les subsistances ; les femmes feront des tentes, des habits, et serviront dans les hôpitaux; les enfants mettront les vieux linges en charpie; les vieillards se feront porter sur les places publiques pour exciter le courage des guerriers, prêcher la haine des Hois et l'unité de la Kepubliiiuo.
(I IL Les maisons nationales seront converties en casernes, les places publi(iues en ateliers d'arnies, le sol des caves sera lessivé pour on exiraire le salpêtre.
« IIL Les armes de calibre seront exclusivement confiées à ceux (|ui marcheront à l'ennemi, le service de l'intérieur so fera avec di'> fusils de chasse et l'arme blanche.
« IV. Les chevaux de selle seront requis pour compléter les corps de cavalerie ; les chevaux de trait, autres que ceux employé à l'agriculture, conduiront l'artillerie et les vivres. . . .
« VII. Nul ne pourra se faire remplacer (1) dans le service pour lequel il sera requis : les fonctionnaires publics resteront à leur poste.
(( VIII. La levée sera générale. Les citoyens non mariés ou veufs sans enfants, de dix-huit à vingt-cinq ans, marcheront les premiers. Ils se rendront sans délai au cheflieu de leur district, où ils s'exerceront tous les jours au maniement des armes, en attendant l'ordre du départ.
(( IX. Les représentants du peuple régleront les appels et les marches de manière à ne faire arriver les citoyens armés au point de rassemblement qu'à mesure que les subsistances, les munitions, et tout ce qui compose l'armée matérielle, se trouvera exister en proportion sufïisante.
« X. Le bataillon qui sera organisé dans chaque district sera réuni sous une bannière portant cette inscription : (( Le peuple français debout contre les tyrans ! »
Ce décret n'eut pas le sort de beaucoup dautres rendus depuis: il fut exécuté. La population tout entière fut réellement réquisitionnée (2). Les jeunes gens de dixhuit à vingt-cinq ans formèrent la première levée et
(Il 11 y l'Ut copciuhint uiit- exfi'plioii. A'oir «Iccrot du ly aoùl i;y'5 (Ailauk \l. a) coiitrt'sig-né par Prieur: «Los Analmittistes do Franco nous ont dopido (|ucl([uos-uns d"entro eux pour nous roi)rosentor que leur culte et leur morale leur interdisaient de porter les armes, et pour demander qu'on les employât dans les armées à tout autre service. Nous avons vu dos cœurs simples en eux, et nous avons pensé qu"nn 1)07» gouvernement devait employer toutes les vertus à l'utilité conuniinc. ()u les emi)loiei\i dans les charrois et comme pionniers. »
(2) Voir lettres des membres du ('oinilé de Salut Public à T>oearpeiitier, charj^é de la levée ou juasse dans la .Mauclie et dans l'Orne, 24 septembre i-oi'i (Aii.AiU) vu, 28); à Tliirion, cliarg-é de la levée en masse dans la Sartlie, 22 septembre (VII, 3); à Legendro cliai'gé de la levée on niasse dans la Nièvre et l'Allier. i4 octobre (VU. 402). Ce dernier. :ipp<'le par la C.onvontioa. lut remplacé par >«'. Pointe.
ceux de vingt-cinq à trenlo ans la seconde, l.e reste, de trente à soixante, resta disponible au gré des représentants envoyés pour régulariser ces levées : La première, destinée au service extérieur, reçut l'ordre de partir dès qu'elle serait sullfisamment exercée, et tout de suite commencèrent les exercices. La seconde dut se tenir prête à partir au premier signal, et, provisoirement, on la chargea du service de l'intérieur. La troisième levée attendit des ordres ultérieurs. Partout les réquisitionnaires obéirent. Comme on eut soin d'encadrer, ou, pour employer l'expression de l'époque, d'amalgamer deux bataillons de réquisitionnaires avec un bataillon de vieux soldats, les uns se sentant soutenus par des troupes aguerries au l'eu et rompues à la fatigue, les autres par des troupes nombreuses et dévouées, tous ensemble se ruèrent contre les coalisés avec un égal entrain.
On avait les hommes : il fallait les nourrir (1), les ha-
(i) l'i-iciir >!• cimliMit.i de >i^iicr lc> dci-rcls i-rliilils a riiiiliillcinciil cl :iiix sulisisliiiii-cs. Sou <-(illi'j;Mc ;iii coniilr. llolicrl l.iiidcl. fut si>cci;ili'mciil tlcsi}fiu'p<)iir<-ctr;iv;iil. Aussi rions contcutcrous-nous (l'iiuli(|Ufi- les anvics. i'<-l;ilirsacfltcdoiibk-adniiuistratiou.fl ([lu- l'r'ii'urasiini>U'nicnl icviMus <U-sa signature, ai) aofiK Ai i.Aiii)\l.'iS). aaaoùl (."iSl.aî (S^j.'jjdi i)luissiou Hcnai-d cl (lolouiic, « aulorisi's a se trausportei- i)arloul ou Ix'soiu sera pour rassenii)lei' les uraius nécessaires a la subsistance de Paris, a lairc hallre. in<)u<lre et Iransporlei' le> dits g-railis, et à re([uél-ir au besoin les autorités eixiles et la force armée. » ■2^ Hj-j). u'i (i).")). 2(î (I2l)) 4 decrcl> le jS M Jo cl suivants). '} le aj) (H'fi et suivants). '5i (i>i>) de la main de l'iieiu' « l.e Oomile de Salul Publie, en cousé(|nence de >on ari'ôté iln •.>;) de ce iiioi'^ concernant les aelials de clicxanx ijuc Tadministration du <U-partenienl de la (ÀMe-iCOr est anlorisée a taire en pays ctranj;!'!arrête <|ue le ministre di- la s^iieri'e tracera à celle administration la marche <|u"elle {loit suivre, laid jjour la l'orme des achats (pu- ]»(>ui- la visite et la irception des clievaux, ainsi que leur payement, aliii t(ue les intérêts de la République soient assurés sur tous les ]»oiiits.)> "51 ciiia), "51 (-Jr»!), 5 sept. (28a), de la main de Prieur « LeOomiléde Salul Public, sur rexp()silion([ui lui a été laile des besoins ur5>:entsde>snbsislani-esde la commune (T-Vuxei-rcet vu la lelti-e du mini>tiv de rinlérieur. en date ilii 5 de ce mois, relative à cet objet, ariète (pule ministre de l'inlérieur esl antorisé à procurer à la commune d'A 11 xciic, pai' les moyens les plus compatibles avei' l'intéivl de la lîépnblicjue. une (piantilide {frains qid puisse la sau\ci- de riioi'reui- <le la l'anune. «8 sei)ti'inbre iTm) Il (4i.")) de la main de Prieur : « \u la pétition du Conseil jiréneial et des autorités administratives du disti'icl du Compié^'iie, rclatixe a un arrête des rc- )M'ésenlants du penpli' Lequinio cl I.cjeuiic sur les subsistanco militaires, et
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biller, les faire n«archer. Rien n'était organisé dans les trois administrations des subsistances, de l'habillement et des charrois. Le Comité de Salut Public essaya d'abord de se procurer dans les pays neutres ce qui manquait, mais les neutres évitaient nos frontières. Il songea à créer des compagnies privilégiées, mais aucune de ces compagnies n'aurait répondu à l'immensité des besoins. Daus cette extrême nécessité il recourut aux grands moyens. Pour l'habillement on décréta que chaque dis-
apri's en avoir conleré avec, Icsdits rc])i'i'sriilaiits, li' C.oiiiiti- de Salut Piil)lii-. considérant que, quoique les j)rinci|>es énoncés dans rarrèlé de re|)résenlanls du i)eui>le soient très sag'cs. et (|iie, les circonstances ayant pu nécessiter lusag'e d'un ])ain t'ait d'une moindre quantité de froment, il pouvait cependaid résultei' des incon\ énients l'àelieux de la prol<int!'atioii de cette mesure, d'autant ])lus que dans le moment actuel on eommenee a jouir des produits considei'ables de la nouvelle récolle : qu'il sei'ait danjrereux de faire naître et d'entretenir lies rivalités entre les défenseurs de la Républi(|Ui' a raison d'une ditl'érencc de Tiouri-iture. ari-ète (|u'a l'avenir le même i)ain sei'a donné aux troupes de la Républicpu' fraïujaise, dans tout le <listri<'t de Compiéffne, tel (pic le prescrit la loi: «pu- le uiinisti'e de la jfuerre est cliarg-é de tenir la main a ce (pie les ap'iils des subsistances militaires s'y conforment exactement, iiiliu (pic le iiiciiic miiiislre doiiiieia les ordres nécessaires pinii- (pic le pain (le (pialile Inrcriciirc. ipii punirait avoirété ])réparé. ne soit pas perdu, et (pi'il soit vendu, s'il y a lien, au prolit de la Uéimblirpie. » il se|>t. (4'3.')), 12 (44î)- >' (4-51. 14(480). (Icii\ le i() (."ilKii. (Aii.vr.i). '1", VII) 'k* sept (Hio). i.") octobre (Jao). 17 (^(>3) de la main de Prieur : (( I,e ('.(unité de Salut Public considérant la nécessité de prévenir pai'toiis les moyens i>ossibl. -s les ravatres des maladiesdes chevaux, sur le rapport des ouvrag'cs de .1.-1'. Crochet et de .1. -M. Crochet sou lils sur les maladies de la morve, des lieurciises exprriences cl des mémoires des savants (pii en attestent l'ulilile. arrête que .l.-M. Crochet s -ra chariré de donner des soins a la conser\ation des chevaux de la Hépiibliipie avec le litre d'iiisi>ecleiir ijéiiéral des chevaux i)our l.i maladie de la morve, (|u'il lui sera donné un traitement de (ioo livres par mois. et<-. : aa (.")li.')). 2'5(.'J(S'3): 29 no\('mbi-e (VIII, 'i;: S décembre (IX, 2.")'}): - Janvier ;>î'^- "'■": ■'^ janvier (X. ii.")>: 10 janvier (X. i.'i'J). Ué([uisition de forains dans le dislricl de Bourg-, 11 jainicr (X, i5'î). Env(ii d'ag-ents dans l(> Palaliiiat pour l'ecjiiérir des subsistances : l'î janvier (X, 221). Fourniture de cuirs lanii:s : id. (X. 227). Ordre d'arrêter les administrateurs de l'ontoise. s'ils n'ont pas voulu exécuter les réquisitions données a 15o/nay et a lîaU'ey. lo janvier (X, 'iiTri. Isoi-é est chargé d'approvisionner Paris: -Ai janvier (\. îoj). t)i'dre de ivjiandre partout le mémoire comjiosé i)ar Cailbau,« avec iii\ itation aux eullivaleiirs d'en faire usag-e comme étant très ])ro|)re a aujrmenter la unisse des subsistances. » aj (\. îi'î)- Hétpiisilifin <\u bétail dans le Palatinat, ((en vertu du di'oit de re|)i'ésailles et des besoins de la lU'-)mblique occasionnés |)ar les dévastations des Prussiens et des .Autrichiens, et par tous les excès que les tyrans coalisés ont commis ou fait commettre ])ar leurs armées, par les émigrés et i)ar les brigands tle l'intérieur qui étaient à leur solde. »A'oir encore arrêtés du 'i février (X, 6'Î2, 634) ^^ du 7 févriei', le dei-nier relatif à riiabillement des troupes, (X, 747),. du 7 fé-
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Irict ôcjiiiperail à ses Irais un balai lion ou un escadron. Pour les subsistances les grains furent réquisitionnés et versés de proche en proche. Pour les charrois on requit un cheval sur vingt-cinq et un mulet sur douze : ce qui donna tout de suite soixante mille bêles de somme. Ces mesures, violentes dans la forme, furent adoucies dans l'exécution. Aussi, au lieu de la ledouter, se résignat-on à cette tyrannie nécessaire. Hientôl en elTel nos soldats furent habillés et nourris. La confiance reparut.
vi'ii-r (X. 7.">i\ autorisant di-ux iii'p)riaiits do Xaiitcs. (Icorjfos Mcado et .lac- <|m's Diipiiy, a aclu'tcr des ffi'ains aux 1'Uats-riiis: du S l'cvricr (X, "i), achat de jjraitis dans les Pays Hai'baresciuos. Cf. nu itassaffc des nit'nioirt's de l$ai'<''i-<- (T. Il, p. i.V>). Saiiit-.lust et l.c Has avaii-nt proclamé bien luiut qu'on cinj)oisoiiuait nos soldats de Sanibrc cl Meuse, i)arce qu'on a\ail saisi de IVau-devic à eux destinée, qui était trouble et <le couleur grisiltre. Pri<Mir, Monjfe et Guyton-Morveau lurent cliar}i;és de l'analyser. « Ils revinrent au bout d'une lieuiv avec le rapi)ort de leur examen, et avec un rési<lu jaunâtre et terreux qu'ils avaient trouvé dans ces eaux-de-vie qu'ils avaient clariliées. Ils déclarèrent r[ue c'était simplement une matière boueuse ou une eau bourbeuse prise dans (|uei(jue l'ossé de la route, et dont les cliarretici-s avaient sans <loute remjili les l)arri(pu-s. après avoir dérobé (piebpies i)iiites de lifpu'ur. » Pour acliever la (b'-monslralioii, il- burent de celte eau-de-x le et ne rur<'nt nnih'meni ihioniMiKile-.