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LES PRELI.\I1> AIRES DE LA REVOLUTION

que Prim s'y était réfugié. Entre les uns et les autres, l'entente n'était pas facile. On tenta d'y parvenir dans une réunion qui eut lieu à Ostende, s i5 et i6 août 1866. Les progressistes, dans 1 armée surtout, restaient attachés à la monarchie et ne voulaient qu'un changement radical tns le personnel gouvernant ; les démocrates mandaient la République. A ces assises d'Ostide, où figurèrent, avec Prim, les généraux errad. Contreras, Milans del Bosch, puis igasta, Zorrilla, Becerra, Rubio, etc. On cherla une formule pour ne pas effaroucher la odération. des uns et ne pas rebuter la bonne »lonté des autres. Sans préjuger la forme du gouvernement, on reconnut comme loi suprême les droits souverains du peuple, et il fut décrété que la révolution se proposerait deux choses : détruire tout ce qui existait dans les liantes sphères du pouvoir ^ nommer par le suffrage universel une Assemblée constituante. Après voir élaboré ce programme, volontairement piivoque, les délégués instituèrent un comité volutionnaire exécutif sous la direction surème de Prim, assisté de Becerra et d'Aguirre. Le marquis de Los Castillejos se mit aussitôt l'œuvre. Dès le commencemant de 18G7, le ' omité de Bruxelles avait renoué les fils de la

iispiration, brisés a la journée du 22 juin 1866. is son action était gênée par celle drs démole» de Paris qui se poursuivait parallèlement a sienne au lieu de s'y subordonner, comme LÉO.'VARDO^. 8

il avait été convenu h Ostende. Pi y Margall, Orense, Gastelar, Martos tenaient absolument à ce que le mouvement fût dirigé contre la reine et les Bourbons. Sur ce point essentiel, Prim continuait à résister ; il reconnaissait que le but réel de la révolution, quoique inavoué de plusieurs, était de détrôner Isabelle, mais il estimait que, si on le déclarait ouvertement, l'îfrmée ne bougerait pas. A la fin de juin 1867, on renouvela l'équivoque d'Ostende pour parvenir à un semblant d'accord, qui craqua de nouveau quelques jours plus tard.

Prim alors perdit patience et résolut de se passer d'auxiliaires si difficiles à diriger. Il se croyait prêt et décida que le « cri » serait lancé dans toute la péninsule dans la nuit du i5 au 16 août. Deux proclamations, l'une à la nation^ l'autre à l'armée, furent préparées d'avanc^l*. Elles reproduisaient le programme du pa progressiste et se terminaient par le cri de « vive la liberté ! vive la souveraineté natio* nale ! » Prim avait refusé d'y joindre le : « A bas les Bourbons ! » dont les démocrates avaient fait leur devise, mais il avait cédé imprudemment aux instances de Zorrilla en annonçani l'abolition de la conscription. Même en ajoutani à cette clause de son programme : « sans porte préjudice aux intérêts et aux droits de l'armée : et en évitant de la faire figurer dans sa procla mation aux troupes, il avait fait là à une fractior de son parti une concession que, par la suite, i

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