‹ PrimChapitre 32 sur 41 · MS · texte numérisé non relu

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Par bonheur la déclaration du duc de Grarnont, du 6 juillet, avait conservé ii l'égard de 1 Kspagne un ton assez mesuré pour ne pas blesser trop vivement le sentiment national. Les partisans du prince Alphonse, en faveur duquel -ri mi-ro venait d'abdiquer, les inontpensiéristes,

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combattaient dans la presse la candidature étrangère. Les carlistes s'ao;itaient, suscitaient des manifestations à Madrid. L'armée paraissait devoir rester dans l'obéissance, mais que se passerait-il s'il fallait faire battre le soldat pour un prince allemand, petit-fils de Murât ?

Prim , très préoccupé , cherchait déjà les moyens de sortir du mauvais pas où il s'était engagé. Dès le 7 juillet il insinua à notre ambassadeur que si Ton obtenait de Léopold la déclaration qu'il rencontrait des obstacles au consentement du roijjui, Prim, au lieu d'insister, lui faciliterait la retraite. Au surplus, sous la pression de l'opinion publique, il devenait de jour en jour plus incertain que le prince eût la majo- .1 rite aux Cortes. Serrano, sortant de son apathie habituelle, s'inquiétait. De retour à Madrid le 9, il a, dans la même journée, deux entretiens avec notre ambassadeur. Pour sortir d'affaire, le meilleur moyen lui paraît, à lui aussi, que le roi de Prusse refuse son consentement. Il affirme à M. Mercier que Prim est plus affecté que personne et insiste sur ses regrets et son bon vouloir. Le président du Conseil n'a pas mesuré la portée de cette affaire ; Serrano pas davantage : il l'avoua lui-même. Le lendemain, 10 juillet, après une conférence entre le régent et Prim, tous deux, faisant un pas de plus, décident de dépêcher auprès du roi de Prusse et de Bismarck un émissaire chargé de leur exposer les considérations qui rendent désirable le

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