LE BONHEUR
Bonheur, où donc es-tu ? Volage papillon Des rives où PÉden dormait parmi des roses, Hélas! qui peut savoir sur quelle fleur tu poses Ton aile aux doux reflets d'or et de vermillon ?
<i Dans ce bocage frais, ardente et demi-nue,
« Ta maîtresse t'attend, loin des regards du jour. »
Éros dit et me mène à la vierge ingénue :
Une larme, un baiser, c'est donc là tout l'amour!
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« Le bonheur est ici! » s'écrie alors l'Ivresse, En me trempant la lèvre au sang des noirs raisins; Mais la coupe brisée a roulé de mes mains :
le breuvage amer ! L'amère enchanteresse !
Le Trépas paraissant : « Les heureux sont les morts, <( Fit-il. Mon doux sommeil, n'en as-tu pas envie? (( — Arrière! Si notre âme anime d'autres corps, « A quoi sert de mourir? Guérit-on de la vie? »
(X Viens dans mes bras, ami. Je puis, dans ton ciel noir, (( Faire éclore soudain cent gerbes d'étincelles... « Pour trouver le bonheur, tiens, voici mes deux ailes : « Le Bonheur est mon frère et j'ai pour nom l'Espoir. »
Mai i86(.