RL
N°. 245. Regel loc. cit., 88. R. canina. L. var. y. collina Boiss. loc. cit., Il, 685.
Cette espèce a été décrite sur une forme communiquée par Steven et recueillie dans les régions du Caucase (Iberia). La description (loc. cit., 1, 400) attribue au R. caucasica des pédicelles et des réceptacles lisses, des folioles pubescentes, doublement dentées, des pétioles à base (entre les stipules) aiguillonnée. MB. dit que son espèce est voisine de son À. canina. Par la seule description, il est bien difficile de se rendre un compte exact de la forme que MB. à eu en vue; il faut ici avoir recours à un échantillon authentique recueilli par Steven.
L'herbier de MB. nous en offre un accompagné de l'étiquette suivante : « Rosa caucasica Pall. Ex Iberia. » Cet échantillon est un ramuscule florifère. Les folioles sont bien pubescentes (elles Le sont sur les deux faces) et doublement dentées ; la partie interstipulaire des pétioles est bien sétigère et aiguillonnée; les pédicelles et les réceptacles sont bien lisses. Mais ce que MB. n’a pas vu, c'est qu'outre la côte qui est assez abondamment glanduleuse et parfois sétigère, les nervures secondaires sont glanduleuses et à parenchyme interposé un peu glanduleux. Les glandes de la face inférieure des folioles ne sont visibles qu'à la loupe et c'est sans doute pour cela qu'elles ont échappé à l’attention de MB. J'ai rédigé une description très-détaillée de l'échantillon, mais je ne crois pas utile de la transcrire ici. J'y puiserai cependant quelques détails qui me serviront dans la comparaison que je ferai du R. caucasica avec diverses autres formes. Cet échantillon unique me laisse des doutes au sujet de son attribution. Je ne pense pas qu’on puisse y voir une variété du R. tomentosa, ou une forme de la tribu
Sepiaceae et je suis porté à y voir l’une des nombreuses formes du R. canina que l’on range dans la série Tomentellae.
Comme on le voit, le R. caucasica a été incomplétement décrit par son inventeur, qui l’a imparfaitement apprécié. Dans le supplément du tome IT de son Flora Taurico- Caucasica, MB. nous dit qu'il a recueilli des fruits de Rose dans un voyage qu'il a fait dans le Caucase, que ces fruits ont donné naissance à un Rosa qu'il a rapporté à son À. caucasica, mais que la culture a modifié celui-ci. La pubescence a diminué, les folioles sont devenues moins franchement doublement dentées, les sépales sont devenus plus appendiculés. Je n'ai pas vu, dans l'herbier de MB., d'échantillons de son R. caucasica cultivé et je ne puis donc savoir si celui-ei est identique avec la plante de Steven, ce dont j'ai lieu de douter, ou si c'est une forme différente. MB. nous dit également qu'il a distribué les mêmes fruits à divers jardins botaniques. Nous allons voir par la plante élevée de ces fruits par Besser ce qu'est au fond ce À. caucasica auquel MB. fait allusion dans son supplément. Dans l'herbier de Sieber, j'ai vu un bel échantillon étiqueté de la façon suivante par Besser : « Rosa caucasica MB. Culta Cremen. e sem. Cauc. » Cet échantillon ne peut se rapporter au R. caucasica décrit primitivement par MB. Il appartient au À. canina et se range parmi les variétés de la série Pubescentes. Folioles glabres en dessus, pubescentes en dessous sur la côte et les nervures, à dents fines et simples ; pétioles fortement aiguillonnés ; pédicelles et réceptacles lisses, sépales églanduleux, les extérieurs avec d'assez nombreux appendices. Voilà sans doute le R. caucasica tel que MB. l’a élevé dans le Jardin botanique de