CUS
Charkow. Ce n’est donc plus le vrai R. caucasica du tome I de sa Flore. En présence de ess faits, on fera bien d’abandonner ce nom de R. caucasica, que son inventeur applique à deux formes bien différentes, formes qui, du reste, ne représentent que des variétés.
Lindley (loc. cit.) a décrit et figuré sous le nom de R. caucasea une forme des cultures qu'il identifie avee le R. caucasica MB. La figure du R. caucasea nous montre le réceptacle et les sépales hispides-glanduleux et le texte porte que les dents des folioles sont toujours doubles; or dans des échantillons du ÆR. caucasea distribués par Lindleyetque j'ai vus dans les herbiers de Kunth et de von Martius, les réceptacles sont lisses, les sépales extérieurs sont seulement un peu glanduleux sur le dos vers le sommet et les folioles sont larges, à dents presque toutes | simples et rarement munies d’un denticule non glanduleux. Ce R. caucasea ne peut donc être identifié ni avec le R. caucasica primitif, ni avec celui du Jardin botanique de Kiew. Il est probable que la plante de Lindley est une variété du À. collina Jaeq. très-développée par la culture.
Rosa leucantha MB. loc. cit., II, 552. Déségl. loc. cit., N° 290. À. caucasica MB. Regel loc. cit., 89. R. Biebersteiniana Tratt. loc. cit., E, 5. R. canina L. var. 0. leucantha Boiss. loc. cit., II, 686.
D'après MB., ce qui caractérise cette forme c’est d’avoir des pédicelles hispides-glanduleux, des folioles doublement dentées, à face inférieure chargées de glandes résineuses. L'auteur dit que cette forme est voisine et qu'elle est peut-être une variété de son À. caucasica cultivé. La pubescence des folioles serait, d'après lui, presque nulle.
Dans la chemise du R. leurantha de l'herbier de MB., il y a un mélange de formes dont les unes appartiennent au vrai À. leucantha et les autres, au R. caucasica (celui à folioles églanduleuses et à dents simples).
Herbier MB.
Fol. 2. N° 4. « R. e Wladicaucaso. Styli nudiusculi vix tubo longiores. Corolla alba vix ante anthesin carnea odora. Fol. glauco-viridia subtus exasperala odor balsami. Cul. fructus ellipt. maxime reflexi., 5 maximus 7-8 ped. Ex herlo Charkow. » La forme qui accompagne celte étiquette se rapporte exactement à la description de MB., seulement les réceptacles et le dos des sépales sont abondamment hispides-glanduleux. Les folioles sont assez grandes, à côte seule un peu velue, à nervures secondaires chargées de glandes pédiculées rudes, ce qui rend la face inférieure des folioles scabres ; les styles sont un peu hérissés, mais paraissent glabres.
Fol. 4. No 6. « Rosa Leucaxraa MB, Culla in hort. acad. hort. a. 1820. »
Mème forme que la précédente.
Fol. 1. N° 1. «R. ex alp. Kaischaur. Styli villosuli tubo longiores liberi. FI. rosei. Cal. fr. elliptici maxime reflexi. Fol. glauco-viridia. Dmagnus 6-7 ped. altus.» Cette forme est tout à fait différente et me paraît, comme je l’ai dit précédemment, se rapporter à ce que MB. a eu en vue sous le nom de R. caucasica dans son supplément. Folioles plus petites, glabres en dessus, à côte et à nervures secondaires seules pubescentes en dessous, à dents fines et simples ; pédicelles, réceptacles et sépales églanduleux.
Fol. 4. N° 7.« Rosa ex seminibus caucasicis culla in horto Charkoviensi. a. 1818. » C’est la même forme que la précédente.
Cette confusion dans l'herbier de l’auteur du R. leucantha ne dénote pas une confusion dans l'espèce, car il est probable qu'il n'avait pas réellement confondu sous le même nom ces deux formes. Souvent il arrive aux auteurs de laisser leur herbier dans un désordre où ils se reconnaissaient eux-mêmes et qui, à leur mort, peut faire croire à des confusions scientifiques. Je crois done que les échantillons N° 1 et 7 des feuilles 1 et 4 doivent être
provenus des pieds cultivés du R. caucasica, dont il a été question précédemment.
J'ai vu dans l’herbier de Sieber un échantillon étiqueté par Besser (Rosa Leucaxria MB. Cult Crem.) qui est identique ou à peu près identique à ceux des N° 4 et 6 des feuilles 2 et 4 de l'herbier de MB.
La forme de Rose recueillie par Hohenacker dans le Caucase et distribuée avec l’étiquette suivante : « Rosa LEUCANTHA Bbrst. Unio itiner. 1858. In frutetis prope Helenendorf Georg. » peut, je pense, être identifiée au type de MB. Elle présente cependant quelques différences. C'est ainsi que les pédicelles sont très-peu glanduleux ou lisses, que les réceptacles sont lisses et que les styles sont abondamment velus. Quant aux folioles, elles sont un peu plus petites, ce qui s'explique parce qu'ici nous avons affaire à une plante non cultivée, mais c’est la même forme avec le même genre de dentelure. C’est cette même forme que M. Déséglise cite en parlant du R. leucantha. Il est à remarquer que Hohenacker a recueilli à Helenendorf une forme assez voisine du R. leucantha, mais à folioles plus glanduleuses en dessous, à dents très-fines et dont il sera question plus loin.
Je tàcherai, dans la suite de ce fascicule, de débrouiller les nombreuses formes glanduleuses qui habitent le Caucase et les régions voisines et qui, en apparence, semblent relier le À. leucantha au R. iberica. Je diseuterai alors la valeur du R. leucantha, qui me parait dès maintenant une variété du R. canina de la série Scabratae.
Rosa nitidula Besser Cat. hort. Crem. ann. 1811, suppl. IV, 50 et ann. 1816, 118. En. pl. Pod. Volh., 20
À et 67. MB. loc. cit., LIT, 547. Tratt. loc. cit., II, 76.\
Déségl. loc. cit., N° 501. R. canina L. var. 7. collina À
Boiss. loc. cit., If, 685. R. caucasica MB. Regel loc. cit., 91.
Besser a rangé son R. nitidula dans la section Rubiginosae; M. Déséglise le classe dans sa section Glandulosae, entre les R. Jundzilliana et R. livescens. Dans le premier fascicule des Primitiae, j'ai classé cette forme dans la tribu Scabratae, qui est formée par des variétés du R. canina à folioles plus ou moins glanduleuses, à glandes peu ou points odorantes. Les nouvelles études que j'ai faites sur le À. nitidula ne sont point contraires à ma première opinion sur la place de cette forme, mais elles me donnent lieu de supposer que sous le nom de À. nitidula on a pu comprendre des formes plus ou moins différentes.
Dans l’herbier de Sieber, j'ai vu un échantillon en fleurs et un échantillon fructifère accompagnés de cette étiquette de Besser :« Rosa nirinuza Wihi. R. arguta Stev. E Vollynia. », qui me parait ètre le mème que celui qu'a décrit M. Déséglise (loc. cit., N° 501), seulement j'ai observé sur quelques folioles des feuilles supérieures des ramuscules quelques très-rares glandes à la face supérieure.
L'échantillon fructifère se compose d’un ramuscule. Les folioles paraissent être les mêmes que celles du spéeimen précédent ; le fruit est gros (14 mill. de long. sur 15 mill. de larg.), globuleux, couronné par les sépales étalés-réfléchis, un peu hispide-glanduleux à la base. Les deux entrenœuds supérieurs présentent des soies assez nombreuses. Il n’est fait aucune mention de soies dans la description de Besser, soies qui, remarquons-le, se
présentent dans le R. Jundzilli. Je reviendrai sur cette particularité.
Dans l’herbier de MB., il y a dans la chemise du R. nitidula des formes bien hétérogènes et entre autres, comme nous l’avons déjà vu, le R. arguta Steven. Il y a cependant plusieurs R. nitidula étiquetés par Besser. L'un d'eux (Fol. 1. N° 1), accompagné de l'étiquette suivante : « Rosa NiTIDULA E horto 1819 », est un ramuscule fructifère semblable à celui que j'ai décrit ci-dessus et dans lequel les deux entrenœuds supérieurs sont chargés de fines soies glanduleuses.Dans le même herbier (Fol. 1.N° 2), il y a un rameau florifère qui parait appartenir à peu près à la même forme que la précédente, seulement les folioles sont moins glanduleuses en dessous et les glandes sont à peu près exclusivement bornées à la côte et aux seules nervures secondaires.
M. Déséglise (loc. cit.) décrit un second spécimen de Besser ainsi nommé : « R. niripuLa var. b. mihi E Podol. austr. ad Hypanim, 1829.» Cette variété, dit-il, n’est pas mentionnée par Besser. Je crois que c’est la mème forme qui est représentée dans l'herbier de l’Académie de St-Pétersbourg par un ramuscule florifère et un fragment de branche accompagnés de l'étiquette suivante : « Rosa ad Hypanim quam R. leucanthae affinem putavi, qua vero inter glandulosam et nilidulam ambigit a. 1819. » Les folioles sont notablement plus grandes que dans les échantillons précédents du R. nitidula; elles sont glanduleuses et un peu pubescentes en dessus, asssez fortement glanduleuses en dessous, à côte velue et avec quelques poils sur les nervures secondaires ; les pétioles sont seulement velus dans le canal en dessus ; la corolle est assez
grande.
De l'examen de ces échantillons authentiques, je ne parviens pas à me faire une idée bien claire du type de Besser et je suis porté à croire que l'auteur lui-même n'était pas parvenu à bien délimiter sa création spécifique et à la bien distinguer de son À. Jundzilli. En parlant du À. nitidula (Enum. pl. Pod. Volh., 67), il dit : « Utcumque diversa videtur a R. Jundzilliana; attamen et hic non desunt specimina has species approximantes. Ipsa R. Jundzilliana Charcoviensis foliolis minoribus, subtus minus glaueis pubescentibus, aculeis faleatis quasi medium statuit. Alia ad Hypanim, quam ipsissimam Ill. Steven habit ex agro Tifliensi, Iberiae recedit a nostra nitidula, foliis et floribus majoribus, petiolis solum glandulosis aculeatisque (nee pubescentibus) peduneulis nudis et setosis; appropinquat, etsi a R. nitidula non separanda..….. » Cette observation à propos de la forme recueillie par Steven concerne les échantillons provenant de la Géorgie (ad Hypanim) dont il a été question ci-dessus et qui me paraissent devoir se rapporter au À. leucantha MB.
Je suis à me demander si, outre une variété du R. leucantha que Besser a confondue avec son R. nitidula, cet auteur na pas compris dans ce dernier une variété à petites folioles de son À. Jundzilli, ear il est possible que les échantillons à entrenœuds sétigères étiquetés R. nitidula appartiennent à une variété à petites folioles du R. Jundzilli; toutefois on ne peut rien aflirmer, parce que les échantillons distribués par Besser ne sont pas assez nombreux dans les herbiers et assez complets pour bien apprécier certains caractères.
Dans tous les cas, le R. nitidula tel que l’a décrit son auteur parait appartenir à une autre espèce que le R. Jundzilli. I forme un buisson robuste (frutex robustus),
à aiguillons probablement crochus; tandis que le R. Jundzilli forme un buisson n'’atteignant que 2 à 5 pieds, à aiguillons inclinés (subreflexis) et non crochus comme dans le À. canina, auquel appartient probablement le R. nitidula. Celui-ci me parait devoir se ranger parmi les variétés de la série Scabratae du R. canina.
Je ne crois pas devoir m'occuper plus longuement de la facon dont MB. a compris le R. nitidula. L'herbier de cet auteurrenferme dans la chemise du R. nitidula des choses si différentes, qu'il y a tout lieu d’en conclure qu'il n'avait eu qu'une idée très-confuse de la création de Besser.
Rosa Boreykiana Besser Cat. hort. Crem., 1820. Enum. pl. Pod. Volh., 65. Tratt. loc. cit., II, 225. Déségl. loc. cit., N° 266. R. alba L. Boiss. loc. cit., LE, 684. R. canina L. var. d. collina Regel loc. cit., 55.
Besser reconnait que son espèce est voisine du R. alba, mais qu'elle en diffère par la coloration de la corolle qui est rose (et non blanche comme dans le R. alba), par ses aiguillons caulinaires plus rares et défléchis, moins arqués, par ses stipules et ses pétioles plus glanduleux, par ses folioles ordinairement plus grandes, par ses ramuscules florifères plus sétigères, par son réceptacle lisse et moins atténué, par ses styles moins velus.
J'ai vu trois échantillons florifères de cette espèce étiquetés par Besser.
« Rosa Borevkiana Mihi. E Podolia. » (In herb. Sieber). Cet échantillon se rapporte bien à la description de l’auteur.
« Rosa BoreykiANa Mihi. E Kuna ad Hypanim. In horto culla. » (In herb. Acad. Petropol.). Cet échantillon est à peu près identique avec le précédent.
« Rosa Boreykiana MWihi., In Pod. austr. » (In herb. Berol.). Cet
(255 ) 501 échantillon n’est plus identique avec les précédents, Tout d’abord l’axe du ramuseule ne présente que des aiguillons assez crochus, sans trace d’aiguillons sétacés ; les folioles sont plus ovales-arrondies, moins allongées, à dents toutes simples et non dents des feuilles inférieures un peu glanduleuses ; les folioles des feuilles moyennes et supérieures sont glabres en dessus et non pubescentes. Cet échantillon appartient probablement encore au À. Boreykiana tel que l’entendait Besser, mais c’est une variété qui se rapproche beaucoup du À. alba,
M. Déséglise (loc. cit.) décrit le R. Boreykiana sur un pied cultivé dans le Jardin botanique de Genève. Sa description peut s'appliquer aux deux premiers échantillons dont il a été question ci-dessus.
L'espèce de Besser est-elle une espèce autonome, distincte de celles décrites avant lui? M. Boissier la considère comme identique avec le À. alba et il me semble qu'il a eu raison de faire cette identification. Le R. alba tel qu'il est généralement connu à l'état subspontané, se distingue surtout du À. Boreykiana par ses folioles plus arrondies et par sa corolle blanche et non rosée.
Je ne m'étendrai pas plus iei sur le type de Besser, parce que je compte y revenir plus tard en discutant la valeur des À. alba et R. collina Jacq.
Rosa Ratomsciama Besser Cat. hort. Crem. (1819). En. pl. Pod. Volh., 65. Déségl. loc. cit., N° 264. R. humilis Besser En. pl. Pod. Volh., 20. R. canina L. var. 9. collina Regel loc. cit., 58.
Besser avait tout d’abord donné à cette forme le nom de R. humilis, à cause de sa taille qui ne dépassait pas un pied, mais l'ayant cultivée la plante prit du développement et atteignit Jusque cinq pieds. A la suite-de cette modification, l’auteur changea le nom de À. humilis en celui R. Ratomsciana.
De l'étude que j'ai faite de plusieurs échantillons
authentiques du À. Ratomsciana, je ne suis pas parvenu à me faire une idée bienclaire de cette forme, qui, d’après un échantillon de l'herbier de Sieber, s'éloigne assez bien du R. Boreykiana etqui, d’après des échantillons de l’herbier de l’Académie de St-Pétersbourg se rapprochent tellement de celui-ci qu'on est tenté de les lui rapporter. Il est bon d'ajouter que le premier échantillon a pu provenir d’un pied sauvage et que les autres proviennent d’un pied cultivé.
L'échantillon de l’herbier de Besser est accompagné de l'étiquette suivante : «Rosa Rarowscraxa Mihi. E Podol. ad Tyram. » Kolioles assez petites, à dents étroites, peu ouvertes; folioles des feuilles inférieures et moyennes à dents accompagnées d’un denticule glanduleux, celles des supérieures à dents simples ; aiguillons sétacés rares sur les ramuscu'es.
Dans l’'herbier de l'Académie de St-Pétersbourg, il y a un échantillon avec l'étiquette suivante de Besser : « Rosa Rarowscrana Mihi. R. humilis Suppl. IV. Frutex in horto cultus mox ultra 5° ped. altus. » Les folioles sont beaucoup plus grandes et peuvent atteindre 55 mill. de long. sur 25 de larg., c’est-à-dire le double des plus grandes folioles de l'échantillon précédent; celles des feuilles supérieures au lieu d’avoir des dents simples ont des dents accompagnées de 1-2 et même 5 denticules glanduleux ; en outre, les axes des ramuseules sont sétigères, mais moins que dans le R. Boreykiana. Dans le mème herbier, il y a deux autres spécimens qui paraissent appartenir à la même forme et accompagnés des étiquettes suivantes de Besser : « Rosa Rarousciaxa Mihi. R. humilis suppl. IV ad Cat. h. Crem. (Com. Besser a. 1819).» « Rosa Rarousciaxa Bess, Podolia M. D. Besser. 1859. »
Il est bien possible que sous le nom de R. Ratomsciana Besser ait décrit des formes voisines du R. Boreykiana et qui soient des produits de croisements des À. gallica et R. canina.
Rosa alba L. MB., loc. cit., III, 552.
Herbier MB,
Fol. 1. N° 1. « Rosa azsa. Culta in horto Hagendorf Sympheropoli. » Un ramuscule florifère. C’est la forme ordinaire des jardins à fleurs doubles.
Fol. 1. N°2. « Rosa azpa. Ex 1beria com. Fischer c. Wilhelms. a. 1817. » Un beau ramuscule florifère. Me paraît constituer le vrai R. alba L. Les fleurs semble avoir été simples ; l’axe du ramuscule est inerme.
SECT. Rubiginosæ.
Rosa ferox MB.
Le R. ferox a tout d'abord été décrit par MB. sous le nom de À. provincialis (loc. cit., 1, 596). Lindley avait rapporté avec doute ce R. provincialis au R. myriacantha DC., mais, plus tard, ayant vu la plante, il a reconnu que celte assimilation était vicieuse et il a distribué des échantillons de la plante cultivée du R. ferox sous le nom de R. Biebersteinii. Ce nom manuscrit a été relevé par Steudel dans son Nomenclator botanicus.
J'ai fait connaitre, dans le 2° fascicule des Primitiae, p. 84., que Willdenow avait donné, dans son herbier, le nom de À. rigida à la plante de MB.
Trattinnick (loc. cit., IF, 87) admet le R. ferox en reproduisant la diagnose et la description de MB. II fait remarquer que les échantillons recueillis par Steven en Crimée qu'il a vus dans l'herbier de Vienne ont pour la plupart des folioles ovales et non, comme le dit MB., subrotundo-ovatis.
Enfin le type de MB. est conservé comme espèce distincte par M. Boissier (loc. cit., IF, p. 687), qui ne lui assigne comme habitation certaine que la Crimée; et M. Regel (loc. cit., p. 65) l’admet également comme une espèce distincte, mais en lui associant les &. pulverulenta MB., À. glutinosa Boiss., R. sicula Tratt., R. asperrima Godet., ete., toutes formes étrangères au R. ferox.
J'ai pu étudier l'espèce de MB. sur des échantillons authentiques provenant de Crimée (coll, Steven) conservés dans l’herbier de MB. ; sur un échantillon du même pays qui semble avoir été recueilli par Pallas; sur un échantillon récolté en Crimée par Ruprecht (M. Armgsch prope Feodiciam); sur un échantillon étiqueté par Besser ; sur les échantillons de l’herbier de Willdenow; sur les échantillons de Steven conservés dans l’herbier de Vienne et vus par Trattinnick; sur des spécimens récueillis en Crimée par Parreyss et distribués sous le N° 408 (Herb. Mus. Vindob.); sur des échantillons distribués par Lindley sous le nom de À. Biebersteinii.
Tous ces échantillons appartiennent à la même forme, sans être cependant tous parfaitement identiques. Ils ont en commun des axes couverts de fines et courtes soies à pointe glanduleuse, des folioles petites, des fleurs petites à pédicelles et réceptacles chargés de glandes fines et à styles glabres.
Les folioles varient entre la forme largement ovale ou suborbiculaire et la forme simplement ovale; elles sont presque toujours glabres à la face supérieure, rarement un peu pubescentes et très-rarement un peu glanduleuses en dessus. Les pédicelles sont généralement courts (4-5 mill.), mais ils peuventatteindre parfois 15 mill. Les réceptacles florifères sont ellipsoïdes-allongés et donnent un
fruit ordinairement petit, ovoiïde, ovoïde-arrondi et même globuleux. Les sépales sont abondamment glanduleux sur le dos et les extérieurs sont munis de pinnules assez nombreuses; ils ne semblent pas se relever après l'anthèse et sont à la fin cadues. Les fleurs sont solitaires ou réunies par 2-4.
Dans de 2° fase. des Primitiae, p. 56, je disais que le R. ferox n'était peut-être au fond qu'une forme orientale de notre R. rubiginosa L. Peut-être appartient-il spécifiquement à celui-ci dontil serait en quelque sorte la miniature; mais peut-être fait-il partie du À. micrantha. Il est bien difficile de se prononcer entre ces deux types. En faveur de la première opinion, il y a l'armature des axes qui se rapproche de celle de certaines formes du R. rubiginosa, et entre autres de celle de la variété dimorphacantha (R. dimorphacantha Martinis) ; en faveur de la seconde opinion, il y a la glabriété des styles et de plus le fait de labsence en Crimée de notre vrai R. rubiginosa, tandis que le À. micrantha parait y être assez répandu sous diverses formes.
Il faudrait pour élucider cette question cultiver le R. ferox dans un sol fertile, afin de voir quel port il prendrait en abandonnant son facies rabougri pour un habitus vigoureux.
En attendant des études ultérieures, je propose de le considérer comme une variété du À. micrantha en lui conservant le nom de ferox.
On avait étendu la patrie du R. ferox au Caucase par suite d'une erreur. 1l n’y a cependant rien d’impossible à ce que cette forme existe dans les montagnes du Caucase. D’après un échantillon que j'ai vu dans l'herbier de M. Cosson et qui provient d’une distribution du Jardin
botanique de St-Pétersbourg, le R. ferox existerait en
Anatolie, où 1l a été recueilli par Wiedemann.
Rosa caryophyllacea Besser Cat. hort. Crem., 1811, suppl. IV, 18, ann. 1816, 117. En. pl. Pod. Volh., 20. Tratt. loc. cit., II, 68. Déségl. loc. eit., N° 567. R. rubiginosa L. var. 8. Willdenoviana Regel loc. eit., 58. Les échantillons authentiques que j'ai vus de cette
forme me laissent des doutes, tant au point de vue de sa
valeur que de la place qu’elle doit occuper dans la série des espèces.
Je vais passer en revue les échantillons authentiques que j'ai étudiés, afin de montrer quelles sont les variations du À. caryophyllacea.
Dans l'herbier de Sieber, il ya un échantillon ainsi étiqueté : « Rosa caRvoPHYLLACEA Mihi E Volhynia. » que je considère comme appartenant bien au R. caryophyllacea. En voici la description : Rameau etramuscules à aiguillons assez grèles et crochus. Folioles ovales-elliptiques, de dimensions moyennes (12-17 mill. de larg., sur 18-95 de long.), un peu atténuées à la base, brièvement aiguës au sommet, abondamment glanduleuses et glabres en dessus, à côte glanduleuse et un peu velue, à nervures secondaires glabres et abondamment glanduleuses, à parenchyme interposé chargé de glandes nombreuses. Pétioles modérément pubescents, aiguillonnés et très-glanduleux. Stipules glabres, très-glanduleuses en dessous. Pédicelles assez courts, lisses, ainsi que le réceptacle florifère qui est ovoïde. Sépales modérément hispidesglanduleux sur le dos. Corolle assez petite, à pétales portant de fines glandes le long du bord supérieur. Styles velus.
Dans le mème herbier de Sieber, il y a un autre échan-
tillon florifère éliqueté comme suit : « Ros4 CARYOPHYLLACEA var. B Mihi E. Podol » Cet échantillon ne présente plus le même facies que le précédent. Il s’en distingue par ses folioles plus grandes, ayant une autre forme, glabres en dessous, moins glanduleuses sur les deux faces ; par des pétioles glabres ; par ses stipules supérieures non glanduleuses en dessous; par sa corolle plus grande, à pétales non glanduleux au bord supérieur; par des styles plus velus.
Dans l’herbier de Berlin, il y a un échantillon florifère accompagné de cette étiquette : « Rosa cARYOPHYLLACEA MWihi in suppl. IV, ad Cat. h. b. Cremen. E frutetis Cremeneci. » Parait être à peu près la mème forme que l'avant dernière. Les folioles des feuilles les plus inférieures sont un peu pubescentes en dessus; les sépales sont églanduleux ou à peu près églanduleux sur le dos.
Dans la chemise du À. iberica de l'herbier de MB,., il y a un échantillon fructifère avec cette étiquette de Besser : « Rosa carvopayLLacea Suppl. IV.» Ce spécimen étantprivé de feuilles, on ne peut guère en parler. Le fruit est médiocre, obovoïde, portant un sépale réfléchi; les styles sont fortement velus-hérissés.
Enfin dans l'herbier de l'Académie de St-Pétersbourg, il y a un spécimen fructifère avec cette étiquette : « R. CARYOPUYLLACEA Hihi. » Parait appartenir à la même forme que l'échantillon florifère que j'ai décrit au commencement de cet article. Les pétioles sont devenus glabres. Il y à 5 fruits au sommet du ramuscule. Ils sont brièvement pédicellés : le médian est assez gros, obovoïde; les deux latéraux, mal développés, sont ovoïdes, et tous les trois portent des sépales réfléchis.
J'ai vu, dans les herbiers de Berlin et de l'Académie de
St-Pétersbourg, des échantillons étiquetés par Besser : « Rosa CARYOPHYLLACEA affinis » qui diffèrent de la forme typique du R. caryophyllacea par leurs folioles moins glanduleuses en dessous et par leurs pédicelles portant parfois quelques glandes.
M. Déséglise range le R. caryophyllacea dans sa section Tomentosae (incl. Villosae); tandis que M. Christ (Die Rosen der Schweiz, p. 122) le classe dans la section Rubiginosae trib. Sepiaceae, ainsi que je l'avais autrefois fait.
D’après les échantillons que j'ai vus, je ne pense pas qu'on puisse légitimement ranger le RÀ. caryophyllacea dans le groupe des Tomentosae. Mais est-ce une Rubigineuse à glandes odorantes comme nos À. rubiginosa, R. micrantha, R. graveolens et R. sepium? 11 faudrait, pour répondre à cette question, pouvoir étudier la plante sur le vif. Dans tous les cas, c’est une forme étrangère aux régions centrale et occidentale de l’Europe et qu'il faudra probablement identifier avec le R. iberica MB. J'en reparlerai à propos de ce dernier type.
Rosa Klukii Besser Cat. hort, Crem., ann. 1816, 118. En. pl. Pod. Volh., 46, 67. MB. loc. cit., III, 546. Tratt. loc. cit, Il, 70. Déségl. loc.-cit nm R. rubiginosa L. var. (5. iberica Boiss. loc. cit. IT, 687. R. rubiginosa L. var. 6. Willdenoviana Regel loc. eit., 58. R.balsamica Besser Cat. hort. Crem., an. 1811.
M. Déséglise, loc. cit., N° 520, a fait connaitre les observations que j'ai faites sur les échantillons authentiques du R. Klukii conservés dans l'herbier de MB.
L'étude de ces échantillons et des descriptions de MB. et de Besser ne n'a pas permis de bien me rendre compte
de cette forme, tant au point de vue de sa valeur spécifique que de la place qu'elle doit occuper dans la classification. Est-ce bien une forme de la section du Rubiginosae comme > pense MM. Déséglis issier egel? Je n'oserai le pense MM. Déséglise, Boissier et Regel? Je n'oserais me prononcer sur ce point.
n attendant de voir mieux l'étudier, j ai
En attendant de pouvoir mieux l'étudier, je la laisse parmi les formes douteuses. Elle semble se distinguer du R. caryophyllacea par ses folioles plus grandes, plus largement ovales et églanduleuses en dessus.
Rosa floribunmda Steven in MB. loc. cit., IE, 545. Besser Cat. hort. Crem. an. 1816. Suppl. IV. 19 (in nota). En. pl. Pod. Volh., 68. Tratt. loc. cit., II, 78. Déségl. loc. cit., N° 545. R. micrantha Sm. Boiss. loc.
cit., Il, 687. R. caucasica Regel loc. cit., 90.
Cette forme constituait le R. rubiginosa du tome I du Flora Taurico-Caucasica, N° 979. Elle est commune, dit MB., dans les bois et sur ies coteaux en Crimée.
Herbier MH.
a Haec est R. floribunda M. Germinibus basi pedunculisque aculeatis glabrisve, caule petiolisque aculeatis glabrisve, caule peliolisque aculeis suberectis, foliolis ovato-lanceolatis ulrinque pubescentibus (x. subtus eglandulosisy 8. sublus glandulosis). À R. rubiginosa fol. lanceolalo- (nec subrotendo) ovalis, utrinque pubescentibus (nec supra glabris) ; a R. cuspidata cui valde affinis aculeis subrectis, foliolis latioribus ; a R. solstitiali serraturis duplicatis. » Celte étiquette est de Steven. Un assez grand spécimen florifère. Les aiguillons qui se trouvent sur les ramuscules (qui sont assez courts) sont petits et un peu arqués sans être droits; les folioles sont petites, ovales, assez abondamment pubescentes en dessus, à côte velue, à nervures secondaires un peu velues, à glandes nombreuses sur toute la surface inférieure; pédicelles assez longs, hispides-glanduleux ; réceptacle ovoïde, un peu hispide-glanduleux à la base; sépales abondamment glanduleux ; styles hérissés.
« Rosa an rumicinosa. Ex Tauria circa coloniam Tschuchurdscha. a.
| L sCANE
1810.» Étiquette de Steven. Quatre ramuscules florifères. C’est à peu près la même forme que la précédente ; seulement les folioles sont moins velues, les pédicelles et les sépales moins glanduleux.
Ces divers échantillons constituent peut-être une variété du R, micrantha, je dis peut-être, paree qu'il est difficile dese prononcer sur des échantillons peu nombreux et assez mal préparés. Cette forme se distinguerait du R. rubiginosa, selon MB.,par ses folioles plus glauques et inodores, par sa corolle plus pâle et quelquefois blanche. J’ai assez de peine à croire que la forme dont il a été précédemment question et qui est abondamment glanduleuse ait les feuilles inodores, mais ce qui pourrait peut-être justifier certains termes de la description de MB. qui ne paraissent pas convenir aux échantillons dont j'ai parlé, c’est que Steven avait peut-être compris dans son R. floribunda certaines formes du À. tomentosa à folioles glanduleuses en dessous, qu'il avait envoyées à MB., mais que celui-ci n’a pas conservées dans son herbier. J'ai vu, en effet, dans l’herbier de l'Académie de St-Pétersbourg un spéeimen fructifère ainsi étiqueté par Steven : « Rosa FLORI- BuNDA M. Tauria 1853. » dans lequel je suis presque tenter de voir une variété de R. tomentosa.
La description que Besser fait du R. floribunda ne cadre pas tout à fait avec celle de MB.; elle attribue à cette forme des corolles d’un rose vif.
De même que le R. Klukü, le R. floribunda demeure pour moi une forme obscure et qui réclame des études nouvelles sur des matériaux plus complets que ceux qui se trouvent dans les herbiers.
Rosa iberica Steven in MB. loc. cit., HT, 545. Tratt. loc. eit., II, 67. Déségl. loc. cit., N° 554. KR, rubiginosa
L. var. G. iberica Boiss. loc. cit., II, 687. R. rubiginosa L. var. £. Willdenoviana Regel loc. eit., 58.
Herbier MB.
« Rosa 18ErIcA M. Germinibus subglobosis pedunculis hispidis glabrisve, caule peliolisque aculeis aduncis, foliolis ovalis ohtusiusculis serratis utrinque glandulosis, petiolis haud pubescentibus. Vix a R. pulverulenta distincla. » — Avec cette étiquette qui est de Steven, il y en a une autre de MB. sur laquelle celui-ci a inscrit ce qui suit d’après une lettre de Steven : « ÆKrzchinval Iberici. Frutex altus. » La branche florifère qui accompagne l'étiquette que nous avons transerite est tout ce qui représente le R. iberica de Steven dans l’herbier de MB. et celui-ci ne paraît donc avoir vu que ce seul échantillon pour décrire l’espèce. Dans ce spéeimen authentique, l’axe de la branche est assez grêle, flexueux, avec des aiguillons crochus, sans aucune trace de soies ; l’axe des ramuscules n’a que des aiguillons erochus; les folioles sont glabres et glanduleuses en dessus, abondamment glanduleuses en dessous, à côte seule un peu velue ; les folioles des feuilles inférieures sont subobtuses plus ou moins obovales; les folioles des feuilles moyennes sont ovales, brusquement aiguës ; les folioles des feuilles supérieures sont étroitement ovales ; les pétioles sont glabres et glanduleux ; les fleurs sont solitaires, assez petites, à pédicelles assez courts (environ 7 mill.), glabres et lisses; les réceptacles florifères sont ovoides, glabres et lisses; les sépales sont tous plus ou moins glanduleux sur le dos et les extérieurs sont pinnulés ; les styles sont modérément velus.
Je ne m'arrêterai pas plus ici sur le R. iberica, me réservant de le traiter plus loin dans un article spécial, dans lequel je tâcherai de le circonscrire en faisant ressortir ses caractères.
Rosa pulverulenta MB. loc. cit., 1, 599, IIL, 544. Tratt. loc. cit., Il, 79. Déségl. loc. cit., N° 566. R. glutinosa Sibth. et Sm. Boissier loc. cit., II, 679. KR. ferox MB. Regel loc. cit., 64.
Le R. pulverulenta MB. parait être une variété du À. glutinosa Sibth. et Sm. Pour ce qui le concerne, je renvoie à l’article spécial que je consacre au RÀ. glutinosa dans la suite de ce travail.
519 ( 266 ) SEcT. Fomentosae.
Rosa tomentosa Sm. MB. loc. cit., III, 541.
Herbicr MB.
Fol. 1. No 1. Rosa romenrosA Anglorum. Fructus ovatus. Flores plerumque subcorymbosi quae lali schedula comm. Swartz. » Spécimen en boutons se rapportant au À. cuspidata des auteurs français, à folioles toutes glanduleuses en dessous, à réceptacle florifère ovoide, lisse.
N°2. « Rosa vizrosa. Com. Willd., Ber. a. 180% potius ad R. tomentosam. » Un rameau florifère. Cest une variété du À. tomentosa à folioles ovales, assez arrondies, glanduleuses en dessous, à réceptaeles florifères oveides, non allongés, hispides à la base.
N°5. « Rosa Tomenrosa (serip. Besser). Com. Besser, a. 1815. » Un rameau florifère. C’est une variété de R. tomentosa à folioles petites, fortement tomenteuses, à pédicelles hispides-glanduleux, à réceptacles ovoïdes, courts et hispides-glanduleux, à styles velus.
No 4. «Rosa spec. E Caucas. Ad. R. tomentosam. Cult. hort. Acad. Charkov., a. 1818. » Deux ramuscules florifères. C’est une variété du R. tomentosa à folioles non glanduleuses en dessous, à pédicelles courts (4-5 mill.), hispides-glanduleux, ainsi que les réceptacles, qui sont ovoïdes.
N°5. « Rosa mozuis? Kobelaki, 1825. » Etiquette de Steven. C’est une variété du À. tomentosa à folioles ordinairement non glanduleuses en dessous, à fruits ovoides et à sépales relevés et persistants. Se rapproche de la variété que j'ai autrefois désignée sous le nom de À. intricata, mais dont elle diffère principalement par ses dents foliaires glanduleuses.
MB. n'avait done pas de confusions spécifiques dans son herbier en ce qui concerne le À, tomentosa.
Rosa cuspidata MB. loc. cit., 1, 596, IT, 559. Tratt. loc. cit., 1, 121. Déségl. loc. cit., N° 569. R. caucasica MB. Regel loc. cit., 90.
Dans le 2° fascicule des Primitiae, p. 88, j'ai décrit le R. cuspidata d’après des échantillons authentiques conservés dans l'herbier de Willdenow. J'ai montré que ee qu'on désignait dans l’ouest de l'Europe sous le nom de R. cuspidata n’était pas la mème forme. Le R. cuspidata de
nos régions est maintenant nommé À. cuspidatoides (Conf. Déséglise loc. cit., N° 570).
La description primitive du À. cyspidata (MB. loc. cit., I, 596) a été faite sur la plante de Kisljar : c’est celle de l'herbier de Willdenow. Cette description a été modifiée dans le tome ILE, p. 559.
Berbier MB.
Dans l’herbier de MB., il y a plusieurs échantillons étiquetés R. cuspidata recueillis par Steven aux environs de Kisljar en 1801 et en 1821. (Fol. 1. Nes 1 et 3. Fol. 4. N°: 8, 9 et 10). Ces échantillons se rapportent au R. cuspidata, seulement ils n’appartiennent pas exactement tous à la même forme.
Les réceptacles fruclifères médians sont ovoïdes, les latéraux sont turbinés et, d’après ce que j’ai vu, les folioles ne paraissent pas être toujours glanduleuses en dessus.
Dans le même herbier (Fol. 2. N° 4), il y a une branche fructifère ainsi étiquetée par Steven : « Rosa TomentTosa fructifera? Ex Caucaso.» Cet échantillon peut encore se rapporter au R. cuspidata, seulement les fruits paraissent ne point avoir été bispides-glanduleux et les styles sont velushérissés.
Un autre échantillon (Fol. {. N° 2) ainsi étiqueté : « Rosa cuspipara. Ex Iberia com. Fischer c. Wilhelms, a. 1817. » Appartient encore au R. tomentosa, mais ne peut être compris sous le nom de À. cuspidata. Les folioles sont glabres sur les deux faces, à l’exception de la côte qui est un peu pubescente, assez abondamment glanduleuses en dessus ; celles des feuilles inférieures obovales-étroiles, celles des feuilles moyennes obovales, brusquement aiguës et non assez brusquement aiguës comme dans le R. cuspidala; pédicelles à glandes plus rudes.
Rosa dimorpha Besser Cat. hort. Crem., an. 1811, suppl. IIE, 19, an. 1816, 117. En. pl. Pod. Volh., 19. MB. loc. cit., IE, 540. Tratt. loc. cit., I, 122. R. tomentosa Sm. Boissier loc. cit., IF, 682. R. villosa L. Regel loc. cit., 55.
Besser dit que cette espèce diffère de son R. tomeutosa par ses dents foliaires souvent églanduleuses, par son