‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 108 sur 174 · CRUE · texte numérisé non relu

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odeur balsamique, par ses fleurs plus petites et d’un rose plus pâle, par son fruit globuleux et plus gros.

Les échantillons du R. dimorpha que Besser a distribués ne concordent pas exactement avec ces remarques.

J'ai vu dans l’herbier de Sieber deux échantillons du R. dimorpha étiquetés par Besser, dans lesquels les dents foliaires sont composées-glanduleuses. L’un d'eux, aecompagné de l'étiquette suivante : « Rosa pimorpra Mihi E Volhynia. » a la corolle assez petite et les styles presque glabres ; l’autre, accompagné de l'étiquette : « Rosa pimorpHA hybrida Bess. » a les styles velus-laineux. Tous les deux ont les réceptables subglobuleux et non elliptiques, comme le dit l’auteur.

Dans l'herbier royal de Berlin, se trouve un rameau florifère ainsi étiqueté par Besser : « Rosa pmorPHA Besser in suppl.ITT, ad. Cat. h.b. Cremen. E dumetis Cremeneci. » Folioles toutes modérément glanduleuses en dessous; réceptacles florifères ovoïdes-arrondis ; corolle assez petite; styles très-peu hérissés, glabres dans leur partie supérieure.

Dans l'herbier de Vienne, avec cette étiquette : « Rosa pimorpHA Bess. Herb. Besser. Volhynia., » il y a un échantillou florifère. Folioles beaucoup plus grandes que dans le spécimen précédent, également glanduleuses en dessous; fleurs petites; styles velus-laineux.

Examinons maintenant les échantillons de l’herbier

de MB.

Herbier MB.

Fol. 1. No 1. « Rosa nimorpna. Suppl. LIT. Cat. h. Crem. » Étiquette de Besser. C’estune forme plus ou moins typique du À. (omentosa. Folioles à dents composées-glanduleuses, non glanduleuses en dessous ; réceptacles florifères ovoïdes-arrondis.

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N° 2, « Rosa nimorrna Wihi (1819). » — Folioles beaucoup plus petites que dans le N°1, non glanduleuses en dessous, à dents composées-slanduleuses ; fruits globuleux, même plus larges que longs, couronnés par les sépales redressés, ouverts ; styles paraissant glabres.

No 5. Rosa ParvuLa ex seminibus caucasic..……. ad R. dimorpham Bes-

seri ? » — N’appartient pas au À. dimorpha et paraît être une variété du R. mollis Sm.

N° 6. « Auch in hort. Acad. Chark. a. 1818. » N’appartient pas au R. dimorpha et doit faire partie de la section Villosae.

D'après les échantillons distribués par Besser, le R. dimorpha ne parait pas devoir répondre à une variété précise du À. tomentosa, mais à plusieurs variétés, et puisque l’auteur dit que les folioles ont une odeur balsamique, il est à peu près certain qu'il a compris dans son espèce une variété à folioles glanduleuses en dessous.

MB. n'avait eu sans doute qu'une idée très-confuse du R. dimorpha.

En somme, ce nom de RÀ.dimorpha doit ètre abandonné par les monographes qui acceptent les formes secondaires comme des espèces, puisqu'il ne répond pas à une variété précise.

Rosa terebinthinacea Besser En. pl. Pod. Volh., 21, 61, 66. Déségl. loc. cit., N° 564. R. villosa L. Regel. loc. eit., 55.

Les échantillons de cette forme sont rares dans les herbiers, ce qui me fait supposer que la plante est peu commune. Je n’en ai vu des spécimens que dans l'herbier royal de Berlin. (« Rosa TEREBINTHINACEA Mihi. in abruptis ad Tyram. »)et dans celui de Vienne (« Rosa TEREBIN- THiNaAcEA Bess. Herb. Bess. In ripis abruptis Tyrae prope Zaleszngki Ross. austr. »)

Il est vraiment étrange que Besser ait rangé cette espèce

dans sa section Caninae après le R. saxatilis. Je ne puis pas m'expliquer ce fait, car la plante a tout à fait l'aspect des Tomentosae, chose que lui-même reconnait en disant : « affinis R. tomentosae. » Selon moi, M. Déséglier a bien fait de la ranger dans les Tomentosae.

Je suis porté à voir dans le R. ferebinthinacea une variété remarquable du R. tomentosa; cependant Je ne puis rien affirmer, parce que je n'ai pas vu de matériaux assez nombreux. Voici la description du bel échantillon florifère conservé dans l'herbier royal de Berlin. C’est une branche portant 6 ramuscules florifères. Axe principal roide, à entrenœuds droits, à aiguillons peu nombreux, petits et presque droits, ramuscules à aiguillons petits, très-légèrement incurvés ou droits; sur le ramuscule terminal, il y a de fins aiguillons sétacés à pointe glanduleuse sur plusieurs entrenœuds ; l’entrenœud supérieur des ramuseules est un peu velu; les feuilles inférieures sont glanduleuses en dessous, mais la glandulosité disparait peu à peu à mesure qu'on s'élève ; il est à remarquer que les glandes sont difliciles à voir à cause de la pubescence un peu laineuse des folioles, mais elles sont très-visibles sous les stipules inférieures et moyennes; folioles longuement ovales, celles des feuilles inférieures atténuées à la base, obtuses, celles des feuilles moyennes et supérieures arrondies à la base, plus ou moins brièvement aiguës, toutes abondamment velues sur les deux faces ; pétioles velus, glanduleux et abondamment aiguillonnés ; stipules longues de 20 à 25 mill., les inférieures et les moyennes à oreillettes grandes et très-divergentes, les supérieures à oreillettes moins divergentes ; pédicelles roides, droits, violacés, glabres, couverts de nombreuses et longues soies glanduleuses ; réceptacles

floriféres de moyenne grosseur, violacés, très-glaucescents, ovoides un peu arrondis, un peu atténués aux deux bouts, hispides-glanduleux sur toute leur surface; sépales grands, les extérieurs abondamment pinnulés et glanduleux sur le dos; corolle paraissant grande ; styles velus.

D'après l'échantillon fructifère de l'herbier de Vienne, les sépales ne paraissent pas se relever après l’anthèse et sont à la fin caducs.

Les deux échantillons de l'herbier de Vienne semblent appartenir à la même forme que le précédent ; seulement les axes sont presque complétement inermes et il n'y a pas de soies glanduleuses sur les ramuseules.

Je le répète, avant de se prononcer sur la valeur du R. terebinthinacea, des études plus complètes et faites surtout sur le vif sont nécessaires.

Le R. terebinthinacea publié par Reichenbach sous le N° 2568 (Am Ufer des Niemen zwischen Kowno et Vilkia) appartient au À. rubiginosa (var. R. comosa Ripart).

SecrT. Viilosae.

Rosa villosa L. MB. loc. cit., 1, 595, IIL, 538.

Herbier MB.

Fol. 1. No 1. « Rosa vicrosa Ex Tauria a. 1795 et specimen majus a. 1810.» Un échantillon florifère et un échantillon fructifère. C’est le R. pomifera à folioles glanduleuses en dessous.

Fol. 2. No 2. « Rosa viccosa. Ex hort. acad. Charkoviensi a. 1818. » Deux spécimens florifères. C’est le R pomiferu à folioles très-slanduleuses en dessous.

No 5. Rosa vicosa. Elisabethgrad. Com. Boschniok. a. 1825. » Un rameau fructifère. Forme du À. pomifera à folioles larges, peu allongées, très-glanduleuses en dessous.

N° 4. « Rosa vizcosa. Circa Kiew. Julio a. 1821. » Un rameau fructifère. Appartient au R. pomifera à folioles glanduleuses en dessous,

Le No 5 est représenté par un mauvais spécimen sur lequel je n’ose me prononcer.

Comme on le voit par son herbier, MB. a décrit le R. pomifera sous le nom de R. villosa. I est du reste à remarquer que l’auteur rapporte en synonyme à son espèce le R. pomifera Herrm.

Rosa Andrzeiovii Steven in Besser Cat. hort. Crem., an. 1811, suppl. III, 19, an. 1816, 117NEn pe Pod. Volh., 19, 66. Tratt.loc. eit., [, 120. Déségl. loc. cit., N°585. R. tomentosa Sm. Boissier loc. cit., IE, 682. R. villosa L. Regel loc. cit., 55.

Besser a tout d’abord écrit R. Andrzeiovii, nom qu'il a changé en R. Andrzejosci et en R. Andrzejowsciana.

D'après les échantillons authentiques que j'ai vus dans l'herbier de Sieber et dans celui de Berlin, l'espèce de Besser n’est qu'une forme du À. mollis Sm. L’échantillon (florifère) de l’herbier de Sieber ainsi étiqueté : « Rosa Anprzelowsen Stev. E Pod. » a les folioles seulement glanduleuses sur la côte en dessous; tandis que dans l'échantillon de l'herbier de Berlin ainsi étiqueté : « Rosa ANDRZEJOWSGIANA Stev. in lit. Podolia » toutes les folioles ont des glandes éparses en dessous. Dans le premier, les pédicelles sont très-courts (5-6 mill.) et les réceptacles florifères sont globuleux ; dans le second, les pédicelles ont 10 à 12 mill. et les réceptacles florifères sont ovoidesarrondis. Il est plus que probable que Besser a compris dans son espèce plusieurs formes ou variétés du À. mollis.

Rosa ciliato-petala Besser En. pl. Pod. Volh., 66. Déségl. loc. cit., N° 597. &. pomifera Herrm. Boissier loc. cit., IT, 681. R. villosa L. Regel loc. cit., 55.

Besser donne fort peu de détails sur cette espèce, qu'il

dit avoir recueillie en Lithuanie. La comparant au R. villosa (R. pomifera Herrm.), il la distingue de celui-ci par ses stipules inférieures très-obtuses, par ses folioles plus arrondies, par ses sépales à pinnules plus dilatées, par sa corolle d’un rose plus vif et par ses pétales ciliolés. Il rapporte à son espèce une Rose cultivée au Jardin botanique de Cracovie sous le nom de R. villosa; mais chez celle-e1 les folioles sont plus allongées.

J'ai vu deux échantillons authentiques du R. ciliatopetala de la Lithuanie recueillis par Besser et ces échanüillons appartiennent incontestablement au R. mollis Sm., et constituent une variété à folioles glanduleuses en dessous (les glandes sont difficiles à voir à cause des poils). Les folioles sont de grandeur moyenne ou assez petites, ovales, très-pubescentes sur les deux faces ; les stipules inférieures n'ont pas les oreillettes obtuses, comme le dit Besser, mais bien aiguës ; les pédicelles et les réceptacles florifères sont hérissés de très-abondantes soies glanduleuses; les réceptacles sont ovoïdes-arrondis; les pétales ne sont pas ciliolés, comme le dit l’auteur; les styles sont velus. Malgré les différences que présentent ces échantillons, j'ai tout lieu de croire qu'ils appartienent bien au R. ciliato-petala; cependant il me reste des doutes et voici pourquoi. Dans l'herbier de Vienne,ily a un bel exemplaire florifère complétement identique avec ceux du À. ciliato-petala de Lithuanie dont il vient d’être question et cependant il est accompagné d'une étiquette de Besser portant : « Rosa ANDRZEJOWSGn Stev. E dumetis Pod. L. B. W. Herb. W. Besser. » Si cet échantillon se rapporte bien au R. Andrzejowscit, alors il y a eu erreur pour les précédents, qui seraient des R. Andrzejowcii et ainsi je n'aurais pas vu d'échantillons du vrai R. ciliato-petala.

Quoi qu’il en soit, il est probable et l'on peut mème dire certain que les deux espèces sont très-affines et appartiennent au À. mollis Sm.

Il existe dans les herbiers des formes étiquetées R. ciliato-petala qui n’appartiennent pas à l'espèce de Besser.

On trouvera peut-être que j'ai donné un développement exagéré à l'étude des Roses de Besser et de Marschall von Bieberstein et que j'aurais pu me borner à établir la concordance de ces espèces avec celles qui sont généralement admises comme espèces véritables ; mais en me limitant à de simples rapprochements synonymiques, on eut pu douter de la légitimité de ces rapprochements qui n'eussent pas reposés sur des preuves. Par ce travail, je réduis à leur véritable valeur les créations des deux auteurs russes; je démontre que ceux-ci ont presque toujours élevé au rang d'espèce des variétés d'espèces déjà connues avant eux; je déblaie enfin le genre de prétendues espèces qui pouvaient embarrasser le monographe dans une étude d'ensemble. Les provinces de la Russie explorées par Besser, la Crimée, les montagnes du Caucase et les régions qui s'étendent à leur pied nourissent un grand nombre de formes. Celles-ci peuvent donner lieu à la création d’un très-grand nombre de types, si l’on veut envisager l'espèce comme le font certains auteurs pour qui le genre renferme des espèces par centaines. Ainsi que je lai déjà dit, Besser et Marschall von Bieberstein ont précédé ces auteurs dans la voie du démembrement, mais ils ont démembré d’une façon timide et la plupart de leurs descriptions, au lieu de se rapporter à des formes précises, comprennent des ensembles de

formes qui peuvent être, à leur tour, séparées et distinguées comme autant d'espèces. Il s'en suit donc que la plupart des noms qu'ils ont employés doivent être désormais abandonnés, comme ne répondant plus a des espèces telles que les conçoivent les phytographes de l'école des subdivisions spécifiques.

J'ai dressé le tableau suivant pour permettre de juger d'un seul coup d'œil de la valeur relative que j'accorde aux espèces créées ou admises par Besser et Marschall von Bieberstein.

Secr. Pimpineïlifoliae, Rosa pimpinellifolia L. — À. microcarpa Bess. Secr. Gallicanae.

Rosa gallica L. — R. Czackiana Bess.

R. Wolfgangiana Bess.

R. livescens Bess.

R. pygmaea MB.

Rosa Jundzilli Bess.

(Rosa gailica X Rosa canuina). — À. Boreykiana Bess. ?R. Ratomsciana Bess.

SEcT. Caninae.

Rosa canina L. — À. calycina MB. (Lutetianae). R. armata Stev. (Lutetianae).

R. frondosa Stev. (Biserratae).

R. glaucescens Bess. (Biserratae).

R. arguta Stev. (Biserratae).

R. Kosinsciana Bess. (Hispidae).

R. glauca Schott. (Hispidae).

R. taurica MB. (Pubescentes).

R frutetorum Bess. (Montanae).

R. solstitialis Bess. (Collinae et Pubescentes). R. uncinellu Bess. (Collinae et Pubescentes). R. saxatilis Stev. (Collinae).

R. montana Stev. (Tomentellae).

529 (276) R. Friedlaenderiana Bess. (Tomentellae).

R. caucasica MB. (Tomentellae et Pubescentes). R. leucantha MB. (Scabratac).

R. nitidula Bess. (Scabratae).

Secr. Rubiginosa?, Rosa micrantha Sm. — À. ferox MB.

?R. floribunda Stev.

Rosa iberica MB. — ?R. caryophyllacea Bess.

PR. Klukii Bess.

Rosa glutinosa Sibth, et Sm. — R. pulverulenta MB.

SEcT. ‘Tomentosae,

Hosa tomentosa Sm. — À. cuspidata MB.

R. dimorpha Bess.

?2R. terebinthinacea Bess.

Secr, Villosae.

Rosa mollis Sm. — À. Andrzeiïovii Bess.

R. ciliato-petala Bess.

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