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Rosa platyacantha Schrenk

Le Rosa platyacantha à été décrit pour la première fois par Schrenk dans le Bulletin de l'Académie impériale de Saint-Pétersbourg, vol. X, p. 254. Je n'ai pu malheureusement consulter cette description originale et je ne puis

que contrôler celle que Ledebour (Flora Rossica, M, p. 75) a donnée de l'espèce.

Le type décrit par Schrenk a été publié en nature par MM. Karelin et Kiriloff sous le nom de À. heteracantha.

Mes observations ont porté : 1° sur deux belles tiges florifères et un fragment de tige fructifère provenant de l'herbier de Bunge et accompagnés d’une étiquette de Schrenk portant : « 747. Rosa... Alatau. Schrenk. », (Herbier Cosson); 2° sur un échantillon florifère accompagné de l'étiquette suivante : « Rosa heteracantha Kar. et Kir. — N° 1460. — In rupestribus montium Alatau ad fl. Sarchaw. — Leg. Karelin et Kiriloff, a. 1841. Soc. Imp. Nat. Cur. Mosqu. (Herbier von Martius).

Comme le R. platyacantha est encore peu connu, je crois devoir en donner une description assez détaillée faite sur les matériaux des herbiers von Martius et Cosson.

Rosa platyacantha Schrenk.

Tices. Tiges gréles, roides, portant sur toute leur longueur de trèscourts ramuscules florifères et des rosettes foliifères, aiguillonnées, à aiguillons jaunâtres, épars, droits, comprimés, à pointe horizontale ou un peu relevée, très-inégaux, les uns presque triangulaires, les autres à pointe longue s'appuyant sur une base très-peu développée ; écorce brunätre.

RamuscuLes FLORIFÈRES. Ramuscules florifères très-courts (environ 1 centimètre), les inférieurs chargés de quelques rares aiguillons très-petits et de même forme que ceux des tiges.

Feuicres. Feuilles des ramuscules florifères 5-7-foliolées; celles des rosettes 9-foliolées. Stipules glabres, à ailes très-étroites, s’élargissant un peu au sommet pour former les oreillettes qui sont un peu foliacées et-divergentes comme dans le R. spinosissima. Pétioles glabres, ord. inermes. Folioles assez coriaces, glabres, petites, obovales, plus ou moins atténuées à la base, tronquées ou obtuses au sommet, simplement dentées, à dents n’occupant que le tiers ou la moitié du bord supérieur,

Ixrcorescexce. Fleurs solitaires, très-rarement géminées, non accompagnées de bractées. Pédicelles glabres et lisses, très-courts (ord. 5 mill.), très-rarement un peu allongés, (12 mill.). Réceptacle florifère ovoïde-arrondi ou subglebuleux, glabre et lisse. Sépales entiers, glabres et églanduleux sur le dos, un peu pubescents à la face interne, se redressant après l’anthèse et persistant sur le réceptacle fructifère. Corolle variant dans son diamètre, à pétales longs de 15 à 25 mill., légèrement échancrés au sommet. Anthères longues (1 1/2-1 2/3 mill.), Capitule stigmatique gros, très-laincux, à styles plus ou moins saillants par l'effet de la dessiccation. Disque à ouverture comme dans le À. spinosissima ; col du réceptacle tapissé intérieurement de nombreux poils d’un jaune-blanchâtre dépassant un peu l'ouverture et formant une couronne très-courle et moins marquée que dans le R. lutea. Réceptacle fructifère subglobuleux, à pédicelle un peu flexueux.

D'après les échantillons que j'en at vu, cette Rose parait remarquable et constitue peut-être un type distinet du R. spinosissima. Elle se distingue de celui-ei par plusieurs caractères assez marquants. Ses aiguillons semblent être bien rarement mélangés de soies; je n'ai observé aucune de celles-ci sur les échantillons que j'ai décrits, mais les termes de la description de Ledebour (aliisque paucis setosis) font supposer que des soies sont parfois mélangées avec les aiguillons. La forme des aiguillons est caractéristique et les plus robustes rappellent un peu ceux du R. sericea; mais il est une forme du R. spinosissima qui présente à peu près ce genre d'aiguillons, aiguillons non mélangés de soies : je veux parler du À. Mathonneli Crép. que j'ai décrit dans le premier fascicule, p. 42. Les folioles du R. platyacantha sont d’une autre forme et seulement dentées dans leur partie supérieure. Enfin le col du réceptacle est un peu dépassé par des poils.

Ledebour, en éloignant cette Rose du À. spinosissima et en la plaçant après le À. Gmelini Bunge, ne parait pas

s'être rendu bien compte de ses aflinités. Elle doit être rangée à côté du R. spinosissima.

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