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TROISIÈME FASCICULE

(Suite.)(1)

Au mois de décembre dernier, deux motifs m'ont fait interrompre la publication de mes études sur quelques Roses asiatiques : le premier est un voyage que j'ai fait à Paris, où j'ai été examiner les Roses conservées dans l'herbier du Muséum et le second est l’arrivée des Roses des herbiers de l’Académie des sciences de St-Pétersbourg et d'une partie de celles du Jardin botanique de la même ville. L'examen que j'ai fait des Roses du Muséum d'histoire naturelle de Paris et l'étude approfondie de celles des herbiers de St-Pétersbourg m'ont fourni des observations nombreuses, qui sont venues compléter celles que j'avais recueillies antérieurement dans d’autres collections.

Dans les herbiers de Paris, les Roses asiatiques sont richement représentées en ce qui concerne les espèces de l'Asie mineure, de l'Orient, de l'Himalaya, de la Mongolie et de quelques parties de la Chine. Pendant mon séjour au Muséum, j'ai même eu la bonne fortune de pouvoir étudier quelques Roses des derniers envois de M. l'abbé David qu'on était en train de classer, et de beaux spécimens du Rosa Davidi m'ont complètement convaincu que cette espèce nouvelle est parfaitement distincte et restera l'une des plus belles et des meilleures acquisitions du

(1) Bulletin, t. XIV, séance du 2 mai 1875.

genre. Ses styles sont normalement saillants et la rangent, sans laisser le moindre doute, dans la section des Synstylae. Les collections du Muséum ont été mises à ma disposition avee une grande bienveillance et j'ai à témoigner à MM. Brongniart et Bureau ma profonde reconnaissance pour les facilités qu'ils m'ont accordées dans le vaste établissement qu'ils ont sous leur direction. Je dois aussi remercier MM. Poisson, Hérineq et Verlot pour l'empressement qu'ils ont mis à me réunir toutes les Roses des divers herbiers.

Par l'entremise bienveillante de M. le Dr Maximowiez, auquel je ne saurais trop marquer ma reconnaissance, l’Académie des Sciences de St-Pétersbourg a bien voulu me confier, pendant six mois, ses précieuses collections de Roses. Celles-ci renferment de grandes richesses et des provenances les plus diverses; elles contiennent les types du mémoire de C.-A. Meyer(l), ceux du Flora Taurico- Caucasica de Marschall von Bicherstein, les espèces recueillies dans le Caucase par Ruprecht et qu'a récemment décrites M. Boissier dans son Flora Orientalis, celles récoltées par un grand nombre de voyageurs dans Timmense domaine de l'empire russe, dans l'extrême Orient et le centre de l'Asie. Avee les Roses de l’herbier de l’Académie, M. Maximowiez m'avait communiqué deux gros fascicules des Roses de l’herbier du Jardin botanique de St-Pétersbourg. |

Grâce aux matériaux des herbiers de St-Pétersbourg et de Paris, j’ai pu modifier d’une façon avantageuse la première rédaction de la suite de mon travail.

(1) Ueter die Zimmtrosen.

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