‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 99 sur 174 · CS · texte numérisé non relu

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Arpnisseau. Arbrisseau ord. délicat, de 5 à 10 décimètres, à souche longuement rampante.

Tics. Tiges ord. grêles, à aïguillons géminés, longs, gréles et à pointe droile, chargées dans leur partie inférieure ou dans toute leur longueur de nombreux aiguillons sétacés épars. Branches à aiguillons géminés semblables à ceux des tiges et plus ou moins sétigères.

Ramuscuzes FLorirèrEs. Ramuscules florifères de longueur variable, à aiguillons géminés droits, plus ou moins sétigères, rarement inermes.

Feurres. Feuilles des tiges 7-foliolées, rarement 9-foliolées ; celles des ramuscules florifères 5-7-foliolées. Stipules toutes étroites, à bords ciliés-glanduleux ou finement denticulés, à oreillettes étroites el divergentes. Pétioles pubescents ou glabres, ord. glanduleux et aiguillonnés. Folioles plus ou moins écartées, glabres, rarement un peu pubescentes en dessus, plus ou moins pubescentes, glabrescentes ou glabres, à côte glanduleuse ou églanduleuse en dessous, elliptiques, étroitement ou largement obovales, atténuées plus ou moins à la base, obtuses, obtusiuseules, brusquement ou longuement aiguës au sommet, à dents simples, doubles ou composées-glanduleuses.

IxrLorescexce. Fleurs solitaires ou réunies en corymbe ord. pauciflore, accompagnées de bractées. Practées étroites. Pédicelles de longueur moyenne, assez courts ou assez allongés, ord. plus ou moins hispidesglanduleux, rarement lisses. Réceptacle florifère ovoïde-arrondi, globuleux ou ovoïde, plus ou moins abondamment hispide-glanduleux, rarement lisse. Sépales extérieurs (2-5) plus ou moins pinnulés, tous blanchätres-tomenteux à la face interne, plus ou moins abondamment glanduleux sur le dos, terminés par une longue pointe plus ou moins dilatée au sommet, se relevant après l’anthèse, couronnant le fruit, puis à la fin caducs. Corolle moyenne ou grande, à pétales d’un rose ord. vif, obovales plus ou moins échancrés en cœur, égalant ou dépassant les sépales extérieurs. Capitule sligmalique gros et velu. Réceplacle fructifère petit ou gros, globuleux ou subglobuleux.

Fcorason. Mai-juin selon Torrey.

AIRE DE DISPERSION. J’ai vu des échantillons provenant des états suivants : New-Jersey, New-York, Pennsylvanie, Ohio, Illinois, Missouri, Arkansas et Caroline du Sud. Comme Torrey a confondu le K. parviflora avec le R. lucida, il n’est pas possible de distinguer, dans l'aire de

distribution qu’il assigne à son R. /ucida, celle qui est propre au

R. parviflora. I| me paraît probable que celui-ci est répandu et assez

commun dans toute la partie orientale des États-Unis. Pour tracer

son aire de dispersion, on ne peut guère s’en rapporter aux auteurs

ou aux voyageurs, qui ont confondu assez souvent le R. parviflora À avec les R. lucida et R. carolina.

Le R. parviflora a été décrit pour la première fois par Ehrhart sur la plante cultivée et à fleurs pleines.

Ce type est extrèmement variable, et quand on n'en a pas fait une étude suffisante et sur de riches séries de spécimens, on est fortement tenté de considérer plusieurs de ses variétés comme des types distinets.

La forme des folioles, leurs dents, leur glabréité ou leur pubescence, pourraient servir à caractériser d'assez nombreuses variétés ; d’un autre côté, la présence d’aiguillons sétacés sur tous les axes pourrait, à son tour, servir à distinguer une variété setigera ; enfin d’autres organes pourraient fournir des notes distinetives pour établir des variétés. En présence de la variabilité de ce type, je me contenterai de distinguer trois variétés ou plutôt trois séries de formes.

Var. «. vulgaris (R. parviflora Ehrh.). Folioles glabres ou plus ou moins pubeseentes en dessous, à dents simples non glanduleuses ; ramuscules florifères non sétigères.

Var. £. glandulosa. Folioles glabres ou plus ou moins pubescentes en dessous, à dents plus ou moins eomposées-glanduleuses ; ramuseules florifères non sétigères.

Var. 7. setigera. Ramuscules florifères abondamment sétigères ; folioles glabres ou pubescentes, à dents simples ou composées.

Comme on le voit, la variété setigera est plutôt un état que peuvent présenter les variétés z et B, et cet état tient uniquement au moindre développement de l’arbrisseau. Quand celui-ci est de petite taille, la tige entière avec

toutes ses ramifications peut être complètement envahie par des nombreux aiguillons sétacés.

Il est à remarquer que la tige entièrement sétigère peut se couronner, dès la première année, par une inflorescence, de façon à devenir en quelque sorte un ramuscule florifère partant de la souche même.

On peut supposer que c’est le R. parviflora, avec ses nombreuses variations, qui a fourni à Rafinesque plusieurs des espèces créées par cet auteur.

Le R. parviflora se rapproche du R. carolina par l'étroitesse de ses stipules, qui, dans l’un et l’autre types, restent étroites même dans les feuilles les plus supérieures ; mais les stipules du premier sont moins longues et ne sont point enroulées en dedans. De nombreux caractères séparent du reste ces deux types. C’est ainsi que les aiguillons géminés sont droits et allongés dans le R. parviflora, tandis que dans le R. carolina ils sont plus ou moins crochus et ord. courts; que les folioles ont des dents plus écartées dans le R. parviflora; que les fleurs sont beaucoup moins nombreuses dans l’inflorescence de celui-ci; que les sépales extérieurs sont pinnulés et non entiers.

LeR. parviflora se distingue des R. lucida et R. nitida : 1° par ses feuilles à folioles moins nombreuses ; 2° par ses stipules étroites, à oreillettes petites et divergentes, et non dilatées et à oreillettes larges, dressées et un peu convergentes; 5° par ses sépales extérieurs pinnulés et non entiers. Peut-être la souche très-longuement rampante du R. parviflora pourra-t-elle être invoquée comme signe distinctif. D’après Les échantillons que j'ai vus, je n'ai pu savoir si la souche des R. carolina, R. lucida et R. nitida est rampante ou cespiteuse.

12. Rosa foliolosa Nuttall in Torrey et A. Gray F1. of North-Amer., I, p. 460.

Arenisseau. Forme un petit arbuste haut de 15 à 50 centimètres.

Tices. Tiges simples, rarement rameuses, terminées par une ou deux fleurs, inermes ou aiguillonnées, à aiguillons géminés très-pelits, droits, souvent seétacés. Branches ord. nulles.

Feuices. Feuilles 5-11-foliolées, ord. 9-foliolées. Stipules toutes étroites à bords un peu denticulés-glanduleux, à oreillettes petites et trèsdivergentes, atleignant ord. la paire inférieure des folioles; les stipules inférieures longues, les supérieures assez courtes. Pétioles glabres ou un peu velus, munis de quelques sétules glanduleuses ou inermes. Folioles petites, glabres en dessus, glabres en dessous ou avec quelques poids sur la côte, lancéolées-elliptiques, ord. 5 ou 4 fois plus longues que larges, à dents simples, obtuses, subobtuses ou brièvement aiguës au sommet, les latérales plus ou moins atténuées à la base, les terminales fortement atténuées à la base.

Ixecorescence, Fleurs ord. solitaires, rarement réunies par deux, accompagnées ou non de bractées. Braclées très-étroites, dépassant le pédicelle. Pédicelles courts ou très-courts (2-11 mill.), lisses ou munis de quelques rares glandes. Réceplacle florifère ovoïde ou ovoïdearrondi, plus ou moins abondamment hispide-glanduleux ou presque lisse. Sépales tomenteux-blanchätres à la face intérieure et sur les bords, abondamment hispides-glanduleux sur le dos, les extérieurs à 2-4 pinnules. Corolle petite ou moyenne, à pétales échancrés en cœur, dépassant un peu les sépales. Réceptacle fructifère (probablement ovoïde-arrondi ou globuleux).

Fcoraisox. Mai-juin.

Aure DE pisPersION. Torrey (loc. cit.) signale cette espèce de la facon suivante : « Prairies of Arkansas, VNuttall! Dr Pitcher! Dr Leavenworth! Texas, Drummond! East Florida? » J'en ai vu des échantiltillons recueillis au Texas par Ch. Wright, mais sans indication de localité précise, par F. Lindheimer, provenant de Sabina et de Threedrreeks, par Drummond, provenant de San Felipe, par M. Elihu Hall, provenant de Dallas, et des spécimens recueillis dans l’Arkansas par Nuttall et dans la Floride par le Dr Pitcher. Dans son rapport sur la botanique de l’expédition dirigée par le Lieutenant Whipple, du

459 Cri)

Mississipi à l'Océan pacifique (1$55-1854), Torrey signale le R, foliolosa dans la partie supérieure du Canadian River et dans les Sandia Mountains (Nouveau Mexique).

Le R. foliolosa à été décrit pour la première fois par Torrey, qui en avait recu des échantillons ainsi dénommés par Nuttall.

Comme le dit Torrey, c'est une espèce vraiment remarquable. Elle ne peut être confondue avec aucun autre ,* type américain connu jusqu'à présent.

Sur l'étiquette du n° 608 de la collection de Lindheimer, il est indiqué que l'espèce est stolonifère. Ce que j'ai pu voir sur les échantillons desséchés, c'est que la partie supérieure de la souche est verticale et qu'à son sommet ou au sommet de ses ramifications, naissent des tiges pressées les unes contre les autres, que ses tiges sont trèsdélicates et courtes, qu'elles restent simples, ou ne se ramifient que par accident et qu’elles paraissent se dessécher ou périr après un ou deux ans d'existence. Ces tiges fleurissent dès la première année en se couronnant ord. d’une ou de deux fleurs. Ce mode de végétation, qui parait très-rare dans le genre, est extrêmement remarquable et permet à lui seul de distinguer cette espèce des autres types américains, à l'exception toutefois de la variété setigera du À. blanda.

La forme des folioles est également remarquable. Quant au nombre de 11 folioles par feuille, il est caractéristique, quoique, à vrai dire, il tienne en grande partie à ce que les feuilles sont caulinaires au lieu d’être ramuseulaires. Cependant j'ai vu, sur des ramuscules florifères nés directement sur la tige et la mème année que celles-ci, des feuilles à 5 paires de folioles ; toutefois le plus grand nombre des feuilles de ces ramuscules sont à 4 paires de folioles.

N'ayant pas vu d'échantillons en fruits, je ne puis dire si les sépales sont cadues ou persistants; mais l’ensemble des caractères ne me laisse aucun doute sur la place naturelle que doit occuper ce type, qui probablement présente, comme les autres Carolinae, des sépales redressés après l'anthèse et cadues à la maturité du fruit.

Sect. V. — GYMNOCARPAE.

15. Rosa gymnocarpa Nuttall in Torrey et A. Gray F1. of North-Amer., 1, p. 461. Report on the United States, and Mexican Boundary Surrey. Part. 1. Botany of the Boundary, by Torrey, p. 61, tab. 21?

Ausnisseau. Parait constituer un arbuste peu élevé et ne dépassant probablement pas 5 décimètres.

Ticss. Tiges grèles ct délicates, à écorce devenant brunätre, aiguillonnées, à aiguillons sétacts, ord. délicats, plus ou moins nombreux, disparaissant parfois plus ou moins au sommet des tiges où ils peuvent devenir géminés.

Raucscuces FLoRIFÈRES. Ramuscules florifères assez courts, d'ordinaire paraissant naître directement de la tige, un peu sétigères ou inermes.

Feuces. Feuilles caulinaires 9-foliolées ; celles des ramuscules florifères 5-7-foliolées. Stipules des ramuscules florifères courtes et ord. étroites, à Lords finement denticulés-glanduleux, à oreillettes très-divergentes, longuement écartées de la paire inférieure des folioles ; les stipules supérieures plus courtes et ord. plus étroites que les inférieures. Pétioles très-grèles, à glandes stipitées très-fines. Folioles de grandeur variable, mais ord. assez petites, minces, écartées, d’un vert très-elair et glaucescentes en dessus, plus päles et glaucescentes en dessous, à côte chargée de quelques très-fines soies glanduleuses, à dents très-composées-glanduleuses, larges et ouvertes ; folioles des feuilles inférieures obovales, atténuées à la base, obtuses au sommet ;

celles des supérieures ovales-elliptiques, moins atténuées à la base, brièvement aiguës au sommet.

Inrcorescence. Fleurs ord, solitaires, rarement géminées. Pédicelles longs, dépassant longuement les stipules supérieures, grêles, lisses ou chargés de glandes stipitées très-fines, parfois munis à leur base d’une très-petite bractée. Réceptacle florifère lrès-petit, ovoïde ou ellipsoïde atténué aux deux bouts, lisse. Sépales très-pelits, entiers, glabres sur le dos, tomenteux à la face interne et sur les bords; les extérieurs munis de quelques fines glandes vers le sommet, terminés par une pointe filiforme plus courte que la partie élargie ; les intérieurs terminés par un mucron. Corolle petite, à pétales dépassant longuement les sépales, obovales, très-faiblement échancrés au sommet, parfois avec un mucron au fond de l’échancrure (rouges, d’après Nuttall). Capitule stigmatique très-petit et velu. Réceptacle fructifère très-petit, dépassant rarement la grosseur d’un pois, ovoïde ou arrondi, atténué au sommet, renfermant un très-petit nombre d’akènes, dénudé au sommet par la chute des sépales qui sont caducs.

Fconaison. Fin d’avril et mai.

AIRE DE DISPERSION. Torrey (loc. cit.) l’indique de la facon suivante : « Oregon, in shady woods, common Nuttall! Douglas! » Ce même auteur, dans son rapport sur la botanique de l’expédition dirigée par le Lieutenant Whipple, du Mississipi à l'Océan pacific (1853-1854), siguale l'espèce dans ces termes : « Near Bolizas, apr. 19; wet ravines, grass valley, may 20 (in flower) ; also mountains near Oak!and, april 5 (with the fruit of the preceding season). Je ne trouve pas la localité de Bolizas dans mes atlas, mais il est à supposer qu’elle est située en Californie comme Oakland. J'ai vu des échantillons recueillis dans la partie inférieure du bassin de Frazer (Coll. Lyall), dans l’ile Vancouver (Coll. Lyall et C.-B. Wood), le long du Columbia (Coll. Douglas), dans l’Orégon sans indication de localité (Coll. Muétall, E. Hall), à Monterey en Californie (Coll. . . . . ?). D’après les indications qui précèdent, cette espèce habiterait done le voisinage du Pacific entre le 50° et le 35e degrés de latitude. On l'indique à San Diego en Californie vers le 55e degré, mais nous verrons ci-dessous que cette localité n’est pas sans laisser quelques doutes.

Cette espèce a été décrite pour la première fois par

( 74) 455 Torrey, c'est-à-dire que cet auteur à reproduit une description que lui avait fournie l'inventeur de l'espèce. Cette description ne laisse aucun doute sur l'identité de la plante de Nuttall et celle que j'ai décrite; du reste j'ai vu, dans l'herbier du British Museum, des échantillons authentiques étiquetés par Nuttall lui-même.

La planche 21 représentant le R. gymnocarpa publiée dans le Report on the United States, and Mexican Boundary Survey (1859) m'inspire quelques doutes sur l'identité de la plante. Peut-être le dessinateur n'a-t-il pas figuré fidèlement les organes ou peut-être a-t-il eu sous les yeux une variété qui s'éloigne assez sensiblement du type par plusieurs caractères. Tout d'abord, les folioles n’ont pas la forme caractéristique du type que j'ai décrit, et leur nombre est moindre dans les feuilles ; les pétales sont plus étroits et présentent une autre forme et enfin les aiguillons caulinaires sont moins délicats. Il est prudent, me semblet-il, de réserver son jugement sur la plante de San Diego que représente la planche 21 citée ci-dessus.

Le R. gymnocarpa est un type très-distinet et qui ne peut ètre confondu avec aucune autre espèce américaine. Torrey (loc. cit.) dit qu'il appartient à la section des Caninae (Dog Rose section), mais c'est là une assimilation tout à fait fausse et qu'il n'est pas mème besoin de discuter. C'est avec la section des Microcarpae que ce type a le plus d’aflinités. En effet, nous observons dans le R. gymnocarpa des stipules étroites, même les supérieures, des bractées étroites, un réceptacle fructifère très-petit, renfermant peu d’akènes et privé à la maturité des sépales, qui sont entiers ; les fleurs sont petites et, comme dans le R. Beggeriana, les pousses foliifères peuvent se couronner par des fleurs. Les caractères principaux qui séparent le R. gym-

nocarpa du R. Beggeriana sont : 1° des aiguillons sétacés épars non accompagnés d'aiguillons géminés ; 2 des folioles relativement plus longues et plus courtes et plus atténuées à la base ; 5° des fleurs ord. solitaires et non en corymbe plus ou moins multiflore ; 4° une corolle rouge et non blanche ; 5° une taille plus basse et des axes plus grèles.

Comme le R. californica, le R. gymnocarpa produit parfois et peut-être assez souvent des pousses foliifères qui se couronnent par une inflorescence. Ces pousses qui deviennent ainsi de longs ramuscules florifères, présentent un tout autre aspect que les vrais ramuseules florifères : leurs feuilles sont ord. 9-foliolées.

Sect. VI. — CANINAE.

+ Rosa canina L. Sp. pl., ed. IF, p. 704.

Var. Mowrezumae Seringe in Thory Prodr., p. 106. R. Montezumae H.,B. et K. Nov. gen., VI, p. 222; Crép. Prim. Monogr. Ros., fase. I, p. 198.

Tiges paraissant souvent inermes, rarement aiguillonnées, à aiguillons petits, crochus et épars. Ramuscules florifères ord. inermes. Folioles ovales, doublement dentées, glabres ou pubescentes. Pédicelles un

peu velus. Réceptacle florifère ovoïde. Styles velus. Réceptacle fructifère ovoïde ou globuleux.

Sous-var. glabra (R. Montezumae H., B. et K.). Folioles glabres ou glabrescentes.

Sous-var. pubescens. Folioles plus ou moins pubescentes sur les deux faces.

FLoraison. Mai.

AIRE DE pisPERSION. Entre Mexico et Moran à la cime du Cerro-Ventoso (Coll. Humbotdt et Bonpland) ; Mexico (Coll, W. Bates !), vallée de

(#0) 457 Mexico à San Angel (Coll. Bourgeau !), Real del Monte (Coll. Æartweg !),

Zimapan (Coll. Dr Coulter!), Prov. de San Luis (Coll. Virler d’Aoust !); prope Talucam (Coll. G. Andrieux !) ; Trompillo (Coll. Berghes !).

Depuis que j'ai décrit en 1872 (Prim. Monogr. Ros., fase. IT, p. 198) le R. Montezumae sur l'unique échantillon de l'herbier de Willdenow, j'ai eu l’occasion d'étudier d'assez nombreux spécimens de cette Rose dans les herbiers Fournier et Delessert et dans ceux de Kew et du Jardin des plantes de Paris. L'étude que j'ai faite de ces matériaux m'a convaincu que le À. Montezumae appartient bien certainement au R. canina ; M. Bourgeau, que j'ai entretenu de cette forme, est convaincu que celle-ei est indigène au Mexique; il m'a dit qu'elle croit dans les haies et dans d’autres stations parfaitement naturelles. Malgré l'autorité de ce voyageur expérimenté, je ne puis admettre qu'une simple variété ou race de notre À. canina européen, type qui ne dépasse pas les régions occidentales de lAsie, qui n'existe pas dans l'Asie centrale et orientale, ni dans tout le nord de l'Amérique, se trouve indigène dans le haut Mexique. Il ne peut guère exister dans cette région qu'à l'état d'introduction plus ou moins ancienne.

A part sa tige, qui est souvent inerme, le R. Montezumae ne diffère par rien d'’essentiel de notre R. canina, et si des échantillons mexicains se trouvaient confondus avec des spécimens européens, on ne serait pas tenté de les prendre pour autre chose que pour de simples formes ou variétés de notre R. canina. La variété pubescens, qui est représentée dans mon herbier par une tige en fruits recueillie par M. Bourgeau dans les haies de San Angel, le 25 mai 1865, peut être rapportée à une variété du R. tomentella Leman à folioles à dents doubles. Entre

cette variété, dont les folioles sont assez abondamment pubescentes, à fruits globuleux ou subglobuleux, et la variété glabra, à feuilles tout à fait glabres, à fruits ovoïdes ou ovoïdes-arrondis, il existe des formes intermédiaires. Il est probable qu'avec le temps et à mesure que le R. canina se répandra au Mexique, ce type produira, dans cette contrée, des variétés assez nombreuses.

Dans la variété Montezumae, les sépales restent réfractés après l’anthèse et se détachent du réceptacle pendant la maturation de celui-ci.

Sect. VII. — SiNICAE.

+ Rosa laevigata Mx F1. Bor.-Amer., 1, p. 295 (1803); R. ternata Poiret Enc. méth. Bot., VI, p. 284 (1804); R. nivea DC. Cat. Hort. Monsp., p. 157 (1815); R. cherokeensis Donn Hort. Cant., éd. 8, p. 170 (1815); R. hystrix Lindl. Ros. Monogr., p. 129, tab. 17 (1820); R. cucumerina Tratt. Rosac. Monogr., IT, p. 180 (1825); R. amygdalifolia Seringe Prodr., Il, p. 601 (1825).

Angrisseau. Arbrisseau pouvant s’clever à une grande hauteur. >]

Tices. Tiges sarmenteuses, assez gréles, à écorce d’un vert glaucescent

aiguillonnées, à aiguillons plus ou moins robustes, erochus, épars, parfois mélangés d’aiguillons sétacés ou de glandes stipitées.

Ramuscuces FLoRIrèREs. Ramuseules florifères de longueur très-variable, aiguillonnés, à aiguillons semblables à ceux des tiges, mélangés ou non d’aiguillons sétacés ou de glandes stipitées.

Feuizces. Feuilles presque toujours trifoliolées, très-rarement 5-foliolées. Stipules à ailes ord. très-courtes, brièvement adhérentes au pétiole, à oreillettes très-longues, divergentes, parfois caduques. Pétioles épais, glabres, aiguillonnés. Folioles amples ou assez petites, épaisses, coriaces, luisantes, glabres, ovales-elliptiques, ovales, obo-

vales, atténuées à la base, obtuses, brièvement aiguës ou longuement atténuées au sommet, à côte aiguillonnée ou non aiguillonnée, à dents simples, superficielles et étroites.

Ixrcorescence. Fleurs solitaires, dépourvues de bractées. Pédicelles longs ou assez courts, épais, chargés de nombreuses soies roides, glanduleuses ou non à la pointe. Réceptacle florifère assez gros, ovoïde, atténué à la base, assez épaissi au sommet, chargé de nombreuses soies. Sépales entiers, larges, les extérieurs terminés par une longue pointe dilatée, hérissés de soies sur le dos ct sur les bords, tous tomenteux-blanchâtres à la face inférieure, se relevant après l’anthèse, persistant sur le réceptacle mûr sur lequel ils forment une sorte de coupe. Corolle grande ou très-grande, ord. d’un beau blanc, à pétales très-larges, échancrés au sommet, dépassant ou égalant les sépales extérieurs. Capitule sligmatique velu. Réceptacle fructifère gros, ord. en forme de bouteille renversée, assez coriace à la maturité, fortement hérissé par les soies qui se sont épaissies.

FLonaisox. Avril selon Torrey.

AIRE DE piSPERSION. Géorgie, Alabama, Floride, Caroline du Sud, Louisiane et Jamaïque.

J'ai cru devoir donner la description de cette espèce asiatique naturalisée dans le nouveau monde, parce que c’est en Amérique ou du moins dans une Flore d’Amérique qu'elle a été distinguée pour la première fois.

Pour l’histoire de cette espèce, je renvoie le lecteur au 5° fascicule de mes Primitiae Monographiae Rosaruim,

pp. 359-565.

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