ACTE DEUXIÈME V
gracieuse maîtresse, ne sommes-nous pas taillables et corvéables à merci?... Tels maîlre.s, tels valetsi
FRITZ
Non ! voyez-vous I cela me fait bouillir le sang de voir d’honnêtes gens, comme vous et moi, vilipendés par ces coquins-là...
PETER
Il y a à cela une grande raison, compère, c’est qu’ils ont un sabre et que vous n’en avez pas!
FRITZ
Ehl mordieu!...
PETER
Prenez garde 1 vous allez vous attirer quelque méchante affaire!
FRITZ, farinux.
C’est ce que je veux, sang-dieu ! c’est ce que je veux ! (n
frappe sur la table.)
MAITRE Kl.AUTZ, s’approchant.
Qu’y a-t-il?... vos küchlen ? Ne vous impatientez pasl... les voici!... (Prona.t un plat de kikiilcn des mains d’un garçon.) Regardez-moi cela! quollo mine! quel fumet!... (ii porto le
plat de küchlen \ son ui’ï et respire bruyaiumml.) Ah!...
TRAUOOTT, se lovant.
Un inslanl ! maître Klaiilz !... Voyons donc! voyons donc! ^S’emparant du plat do küchlen.) Voilà dcs küchlen qiii leraient joliment notre affaire!
FRITZ, SC levant.
Hein?...
' PETER
Vous allez vous faire écharper. Fritz !
TRAUGOTT, retournant la l^te.
Qu’est ee qu’il a ?...
FRITZ
J’ai que ces küclileu suiit à moi, entendez-vous ! je les ai payés 1
TRAUGOTT
Eh bien! raison de plus pour que nous les mangions!
FRITZ, s’élançant vers Traugott.
Par le diable! vous ne les mangerez pas!
TRAUGOTT, passant le plat aux autres trabans.
Par le diable! si tu bongos nous le mangerons avec tes küchlen I
FRITZ
Soldalesque!...
TRAUGOTT, liranl ton sabre.
Ah ! soyons gentils !
PETERj tranquillemeDt.
Quand je le disais I
FRITZ, s'armant d'one chaise.
A moi, les amis 1 (Les bonrgeois s'arment de chaises, de brocs, de bontcilles et se préparent au combat.)
TRAUGOTT
Hurra 1...
LES AUTRES TRABANS, se levant et tirant leurs sabres.
Hurra!...
KLAUTZ, s’élançant entre les combattants.
Messieurs les trabansl messieurs les bourgeois!...