LA JOURNET
Quand Françoise Journet vint de Lyon à Paris , elle se fit tout de suite admirer dans les premiers rôles à l'Opéra. Toute lionne et Lyonnaise qu'elle était, elle avait une voix de colombe. Beauté, douceur, noblesse de figure, elle possédait tout ce qui fait la
femme; comme art et paision, tout ce qtii fait Tactrice. On disait n'avoir jamais tu grftces si nobles , physionomie si tonehante et si majestueuse ! et puis deux yeux charmants I et puis deux beaux bras I C'était du délire dans le parterre !
Le peintre Raoux fit le portrait de Françoise Joumet en Iphiginie. Dans ce tableau , on voit au fond le temple de Diane , dont Iphigénie, cette grande princesse, était la grande prétresse. Le peintre Raoux se moûtra beau sacrificateur.
Iphigénie Joumet mourut en 1722, sur Toracle de je ne sais quel Calchas« Tout FOpéra la regretta. Il faut parfois maudire les dieux.