I. Voir le Figaro du 21 juin 1898. (Grof; Jean à son Curé
ce que la nature m'avait accordé d'originalité ! » C'est l'une des thèses favorites de la polyglotte. Loin d'être favorable au développement de l'àmc féminine, l'éducation des jeunes filles, telle qu elle est aujourd'hui pratiquée, lui cause, au contraire, un tort considérable. S'il se rencontre, parmi les femmes, m.oins d'esprits personnels que parmi les hommes, il n'en faudrait nullement, et comme le suppose Lombroso, accuser la bonne nature, mais bien cette sotte manie de fourrer, en quelques semestres, une infinité de notions contradictoires dans les malléables cervelles des petites demoiselles. Ce n'est plus de l'instruction, mais de la surinstruction (passez-moi le néologisme) ; elle ne procure à la société que des pédantes ou des ignorantes ; « à vouloir tout savoir, on risque fort de n'avoir que de la bouillie dans la tête ^ ». De quinze à vingt-deux ans, l'intelligence féminine serait — d'après cet auteur — prête à subir les moindres influences, à recevoir toutes les empreintes (l'écrivain est allée jusqu'à cette comparaison, dont je n'endosse point l'irrévérence) . elle est semblable à ces animaux gélatineux privés de sqiielelie, que l'on rencontre sur les