‹ Princesses de lettresChapitre 48 sur 53 · Anic païenne, par H.-B. Brewster. (Mercure de France · texte numérisé non relu

Anic païenne, par H.-B. Brewster. (Mercure de France

Une deuxième question : Comment un tel développement fut-il possible ?

C'est au Havre, dans un confort dépourvu de faste, que grandit la jeunesse de la future philosophe. Lucie Faure n'était alors, il y a, mettons un grand quart de siècle, qu'une petite fille appliquée qui s'en allait donner à manger aux cygnes et trouvait à redire qu'ils ne la remerciassent point de ses brioches, comme sa gouvernante l'obligeait à remercier ceux qui lui témoignaient quelque bonté. « Or, une année où l'on était resté tard à la campagne, par une nuit de novembre, il neiga^. » Voyez le miracle :

La neige qui tomba cette nuit, ô surprise ! A puni ces oiseaux de leur méchanceté, Car toute sa blancheur a fait leur robe grise, Cygnes, vous êtes beaux, mais la neige est plus

[belle *.

Age des joies menues et de puériles ten-

1. Voir VArbre des fées, souvenirs, dans la Quinzaine du 1" janvier 1905.

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