CHAPITRE VI
e^'iyi'igK ï- ^^ sait que la démonstration des différences grammati-
cales et des nombreuses tournures qui servent à donner de l'expression à la langue gagne singulièrement en clarté par la comparaison de la langue maternelle * avec le latin et le grec. On peut déjà tenter la chose avec les enfants de huit ans, et voir si cet avantage peut être utilisé pour les leçons d'allemand, lors môme qu'on n'aurait pas encore décidé d'une façon définitive qu'ils suivront le cours ordinaire des études secondaires. Certains enfants éprouvent si peu de peine à apprendre les flexions latines, qu'ils sont bientôt en état de traduire de courtes phrases de thèmes et de versions.
2. Toutefois il ne faudra pas continuer longtemps cet enseignement d'essai : car, pour la majorité des individus, les ditlicultés en croîtront si rapidement, qu'on se verra obligé de reconnaître qu'il est impossible de s'y soumettre pour de simples avantages accessoires. En outre, le rapport des études philologiques aux sciences d'une part, et aux besoins du siècle de l'autre, tel qu'on était encore habitué à le considérer depuis le temps de la Réforme, se modifie d'une façon toujours plus sensible d'une période de dix ans à l'autre. Le travail qu'exigent les langues anciennes ne vaut vraiment la peine aujourd'hui que dans les cas où le talent se trouve uni à l'intention sérieuse d'acquérir des connaissances classiques complètes.
Remarque. — I. On entend souvent dire que les langues anciennes donnent la mesure fixe d'après laquelle on peut