I. Ici ralleiuand
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déterminci' le degré d'uvaiiceiiiant ou de r**cul des langues modernes, et qu'il finit C-galeiiiont reconnalti-e dans les œuvi-es classiques de l'antiijuité les iiiudèlcs de purotë et de beauté du style. Ces atlir mations et d'autres semblables sont incontestablement justes et de la plus grande valeur : seulement elles ne sont pas pédagogiques. Hlles expriment ce qui doit se faire en général, mais non ce qui est nécessaire à la cultui-e des jeunes individus. Or, la grande majorité de ceux qui se destinent aux emplois de l'État ne peuvent s'occuper de veiller au sort des langues et du style, mais il leur faut bien prendre la langue comme elle est, et s'assimiler le style qui conviendra à Icui' gem-c d'occupations. Ces soucis d"or<lre supérieur qu'on invoque concernent les littérateui-s, luais le littérateur ne se forme jias par l'éducation.
II. On connaît l'opinion d'après laquelle la dillieulté serait amoindrie si on abordait les langues anciennes plus tard, car, dit-on, l'aptitude à les apprendre serait alors plus grnmle. Ccst le contraire qui est vrai : plus on attend, plus le cercle d'idées de l'clève tend ii se fermer. Les choses de niémuire doivent venir de bonne beure, surtout quand tout le profit qu'on doit en tirer dépend de l'habileté — qu'il faut acquérir — à les mitnier couram- ! ment. Il faut couunencer de bonne heure pour pouvoir avancer
I lentement, sans i^tre obligé d'imposer une conti-ainte que désap-
prouve une bonne pédagogie. Quatre heures de latin pur semaine ne nuisent pas au petit garçon s'il « d'ailleurs quelque entrain, à la condition <[ue les autres occupations soient réglées d'une fa<;on jutlieieuse au point de vue pédagogique. Commencer par les langues mo;U'rnes. c'est mettre la clia!-i-ue devant les bœufs. Toutefois il sera utile de faire appi-endre les noms anglais et français de quelques objets de la vie quotidienne. Cela peut servir au tnuitis pour la prononciation: mais quelques mots ne constituent pas l'enseignement d'une langue.