DISTINCTION DES DÉFAUTS EN OÉNÉKAL
montrer de la paresse ou une molle curiosité, ou même un air sérieux et sombre. Ce goût du jeu est un défaut peu gi'ave, quand il arrive qu'il fait oublier le travail et perdre le t«mps; il est plus grave et quelquefois très funeste, lorsqu'il s'y iiidle de la dissipation, ou l'amour du gain, ou la dissimulation, ou de mauvaises fréquentations. C'est alors que l'éducateur doit résolument intervenir.
4- Le courage et la réflexion croissant avec les années, les défauts qui tiennent à la seule faiblesse seront combattus par un régime fortilïanl au double point de vue physique et moral, et les actes de précipitation par des conseils et des répriuiandes : d'ailleurs les uns et les antres peuvent se corriger. Les natures faibles qui n'ont aucun défaut grave se développent, avec des soins attentifs et constants, beaucoup mieux qu'on ne le supposerait au premier abord.
5. L'instabilité, l'agitation perpétuelle, se manifestant à l'état de santé et sans provocation extérieui-e, sont des signes équivoques. On observer)» le lien des idées : si, au milieu de leurs changements les idées principales subsistent et se relient bien, l'agitation n'est pas un indice grave. Mais te cas contraire est plus inquiétant , surtout lorsque le tempérament est très excitable, et que l'individu est souvent plongé dans des rêveries. On peut alore prévoir de loin le danger de la folie.
Le traitement qui convient en pareil cas consiste à astreindre l'cufant à des occupations fixes, qui l'obligent surtout à l'observation exacte du monde extérieur, — et à exiger de lui l'ordre et la ponctualité, ainsi que l'exécution des choses prescrites, en donnant toutefois la préférence à celles vers lesquelles l'a porté son propre goût.
6. La lubricité et l'emportement sont des défauts qui ordinairement s'aggravent avec les années. On y opposera une surveillance étroite, des réprimandes sérieuses, et toute la rigueur des principes moraux! Toutefois, les accès passagers des passions.
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à moins qu'ils ne prétendent se justifier avec un entêtement persistant, demandent à Otre traités avec ménagement, comme des maux qui réclament de la prudence et de la vigilance.
7. Les défauts examinés jusqu'à présent apparaissent le plus souvent à la surface. Il en est d'autres qu'on ne peut observer qu'à l'occasion de l'enseignement.
On rencontre des esprits obscurs avec lesquels on ne j)eut même réussir à rattacher les nouvelles notions à des points déterminés de leur masse d'idées acquises; si on leur pose des questions faciles dans le but de faire surgir leurs idées, on ne fait qu'accroître la résistance (ju'ils ont à vaincre, et ils se trouvent plongés dans l'embarras ; (piebjuefois ils cherchent à se tirer d'affaire en répondant simplement: Je ne saiq pas; d'autres fois ils donnent pour réponse les premières sottises qui leur passent par la tôte. Ce n'est (ju'à force de sévérité qu'on arrive à mettre péniblement en jeu leur esprit, et ce n'est que dans les dernières années, lorsque la nécessité les pousse, qu'ils acquièrent quelque pratique dans un cercle très restreint. Chez d'autres, qu'on j)ourrait appeler des esprits rétrécis (non bornés en général), parce que chez eux les idées se reproduisent bien, mais dans une mesure restreinte, on constate de grands efforts pour apprendir, mais ils appi'ennent mécaniquement, et tout ce qui ne peut s'apprendre ainsi, ils le saisissent de travers; ils n'en veulent pas moins juger, et ils jugent faux, ce qui au connnencement les décourage, et plus tard les rend entêtés. Enfin il en est encore un grand nombre dont on ne peut arriver à faire céder les idées ou à les fixer. Nous allons examiner ces deux cas de plus près.
8. Parmi les différents groupes d* idées *, les uns doivent dominer d'une façon constante, les autres aller et venir alternativement. Mais lors(jue ce rapport se développe et s'établit de trop bonne heure, les groupes dHdées devenus dominants ne