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RAPPORTS DU GOUVERNEMENT ET DE L'ÉDUCATION

Le gouvekxement relevé par l'éducation

Péd. gén., ^ • L^ menoce, au besoin sanctionnée par la contrainte, — la

^ /i-:f7. ' snroeillance^ qui sait en général prévoir ce qui peut arriver aux enfants, — V autorité et Vamonr, — tout cela réuni peut suflirc jusqu'à un certain point pour se rendre maître des enfants ; mais plus la corde est tendue, plus il faut de force relativement pour l'amener tout-à-fait au ton voulu. L'obéissance exacte, celle qui s'exécute sur-le-champ et de plein gré, — et que les éducateurs regardent non sans quelque raison comme leur triomphe, — qui voudrait l'arracher de force aux enfants par les seules mesures coercitives, par Tusage exclusif d'une sévérité militaire ? On ne peut raisonnablement faire dépendre cette obéissance que de leur propre volonté ; or celle-ci ne peut être le résultat que d*une éducation véritable et déjà un peu avancée. 3. Si Ton admet que Tenfant ait déjà un vif sentiment du profit qu'il doit tirer de la direction morale à laquelle il est soumis, et du dommage qui résulterait pour lui de la privation ou même de tout amoindrissement de cette direction, alors on peut lui représenter qu'on a besoin, pour la continuer, d'établir entre lui et l'éducateur une relation solide,

sur laquelle on puisse compter quoi qu'il arrive, et qu^une telle relation est nécessaire pour pouvoir hardiment espérer une docilité instantanée , dès qu'on a quelques raisons de la réclamer. Et ici, il n'est nullement question d'obéissance aveugle à proprement parler : celle-là n'est compatible avec aucune relation sociale. Mais partout il se présente des cas où un seul peut décider, et où les autres doivent lui obéir sans protestation, sauf à leur expliquer pourquoi telle décision a été prise et non telle autre, de telle sorte que roi*dre donné va audevant de leur critique future. L'enfant doit être convaincu de la nécessité de la subordination, et cette conviction doit lui faire concéder de plein gré ce qu'on ne s'arrogerait pas le droit de prendre soi-même. Il en va de même dans l'éducation. L'éducateur étranger se compromet absolument des qu'il semble s'aiTOg^r une domination qu'il ne tient pas du pouvoir paternel ou que l'enfant ne lui. a pas consentie.

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