Ce mot était régulièienient
féminin dans l'anc. lanL;u(* [lui.
copnld).
(). J^7 à rouir... fin Je Talint'a, add. d(^ 1595.
7. Var. : non comme (lu.r ruUè- <jes, où, ail lieu de convier les en/nuis nii.v lettres et leur en donner (joût \ l5S()-Sj.
S. Sur l'inlinilif piis substantivement, cl", p. 1»), n. 1.
TI
MONTAIGNE
ne soit pas un beau garçon etdameretS mais un garçon vert et vigoureux. Enfant-, homme vieil, j'ai toujourscru et jugé de même. Mais, entre autres choses, cette pohce de la plupart de nos collèges m'a toujours déplu : on eût failli, à l'aventure, moins dommageablement, s'inclinant vers l'indulgence. C'est une vraie geôle de jeunesse captive : on la rend débauchée, l'en punissant avant qu'elle le soit. Arrivez-y sur le point de leur office^ : vous n'oyez que cris, et d'enfants suppliciés, et de maîtres enivrés en leur colère. Quelle manière, pour éveiller l'appétit envers leur leçon à ces tendres âmes et craintives, de les y guider d'une trogne effroyable, les mains armées de fouets*! Inique et pernicieuse forme! Joint ce que Quintilien en a très-bien remarqué^, que cette impérieuse autorité tire des suites périlleuses, et nommément à notre façon de châtiment^. Combien leurs classes seraient plus décemment jonchées de flein^s et de feuillées que de tronçons d'osier sanglants! J'y ferais pourtraire la joie, l'allégresse, et Flora, et les Grâces, comme fit en son école le philosophe Speusippus"'. Où est leur profit, que là fût aussi leur ébat. On doit ensucrer les viandes^ salubres à l'enfant et enfieller celles qui lui sont nuisibles. C'est merveille combien Platon se montre soigneux, en ses Lois, de la gaité et passetemps de la jeunesse de sa Cité; et combien il s'arrête à leurs courses, jeux, chansons, sauts, et danses, desquelles il