‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 196 sur 479 · Et la preuve qu'il en doit être ainsi, c'est que · texte numérisé non relu

Et la preuve qu'il en doit être ainsi, c'est que

4. La question est tellement pénible, que souvent elle constitue un supplice anticipé et produit les mêmes' etTets.

Est-il permis de parler de soi?

Ce conte d'un ëvënenieiTt si léger* est assez vain, n'était rinstruction que j'en ai tirée pour moi.... Chacun, comme dit Pline 2, est à soi-même une très-bonne discipline "% pourvu qu'il ait la suffisance^ de s'épier de près. Ce n'est pas ici ma doctrine 5, c'est mon étude; et n'est pas la leçon d'autrui, c'est la mienne : et ne me doit-on pourtant savoir mauvais gré si je la connnunicpie : ce qui me sert peut, aussi, par accident, servir à un aut]^e. Au demeurant, je ne g«1te rien, je n'use que du mien: et si je lais le fou, c'est à mes dépens, et sans l'intérêt^ de personne; car c'est en folie' qui meurt en moi, qui n'a point de syite. INous n'avons nouvelles que de deux ou trois anciens qui aient battu ce chemin, (*i si^ ne pouvons dire si c'est du tout en pareille manière à cette-ci, n'en connaissant que les noms^. >'ul depuis ne s'est jeté sur leur trace. C'est une épineuse entreprise, et plus qu'il ne send)le, de suivre une allure si vagabonde que celle de notre esprit, de pénétrer les profondeurs opaipies de ses replis

1. lu ^M"iV(.' (l;nii;or (lue Me»ntai{^^iie avait couru durant los guerres «'ivilos; c'ost à ce récit (ju't'tait consacré le cliapitre presque entier dans les éditions de 1580-8; tout le nu)rceau <|ui suit est en elVot (à parlir de et ne me doit-on pourtant) une add. de 1595, où 1 auteur seuihie n'Vuter une critique qui avait pu lui «tre faite. Il y r»''ponii d'avance à Maleliranche et à Pascal, qui lui ont si vivement reproché d'avoir si longuement parlé de lui-même.

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