‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 262 sur 479 · Ce passaf]^e (jusqu'à acroupUige) est une add. de · texte numérisé non relu

Ce passaf]^e (jusqu'à acroupUige) est une add. de

i. Le stoïcien Halhus. à qui C.icéron [De mit. l)eor.^ IL 54) prèle

les paroles qui suivent.

5. « Pour (jui dirons-nous donc que le monde a été fait? C'est sans doute pour les êtres animés (jui ont l'usait» de la raison, à savoii". h^sditnix et les hommes, (|ui sont les plus parfaits de tous les êtres. »

(). Des dieux et des hommes.

7. *< Quand nous élevons nos reJ,^^rds vers l'immensité des «espaces célestes, qiu^ nous contemplons les étoiles resplendissant au sein de l'éther. et que nous son- <,^(H)ns au couis du soleil et de la lune. ') (Lucrèce, V, 1:205.)

MONTAIGNE

ont, non seulement sur nos vies et conditions de notre fortune,

Facta etenim et vitas hominum suspendit ab astris*,

mais sur nos inclinations mêmes, nos discours, nos volontés, qu'ils régissent, poussent et agitent à la merci de leurs influences, selon que notre raison nous l'apprend et le trouve:

Speculataque longe Deprendit tacitis dominaïUia legibus astra, Et totum alterna mundum ratione moven, Fator unique vices certis discurrere signis-;

à voir que, non un homme seul, non un roi, mais les monarchies, les empires et tout ce bas monde se meut au branle des moindres mouvements célestes :

Quantaque quam parvi faciant discrimine motus... Tantum est hoc regnum, quod regibus imperat ipsis^.

si notre vertu, nos vices, notre suffisance et science, et ce même discours^ que nous faisons de la force des astres, et cette comparaison d'eux à nous, elle vient, comme juge notre raison, par leur moyen et de leur faveur :

Furit alter amore,

Et pontum tranare potest, et vertere Trojam,

Alterius sors est scribendis legibus apta.

Ecce patrem nati perimunt, natosque parentes;

Mutuaque armati coeunt in vulnera fratres.

1. « Car il a fait dépendre des astres nos actions et notre vie. »

(Manilius, Astron.^ IH, 58.)

2. « EUe reconnaît que ces astres, si éloig^nés de nous, ont sur l'homme un muet empire, que les mouvements de Tunivers sont assujettis à des lois périodiques et que Tenchainement des destinées

est déterminé par des signes cer tains. ». (Id. I, 60.)

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