C.-à-d. je ne sais si nous ne les jetons pas
Apologie de Plutarque.
Venons à Plutarque. Jean Bodin* est un bon auteur de notre temps, et accompagné de beaucoup plus de jugement que la tourbe des écrivailleurs de son siècle, et mérite qu'on le juge et considère : je le trouve un peu hardi en ce passage de sa Méthode de V histoire, où il accuse Plutarque, non seulement d'ignorance (sur quoi je l'eusse laissé dire-, car cela n'est pas de mon gibier), mais aussi en ce que cet auteur écrit souvent « des choses incroyables et entièrement fabuleuses )) : ce sont ses mots.... a Comme, ce dit-il, quand il récite qu'un enfant de Lacédémone se laissa déchirer tout le ventre à un renardeau qu'il avait âérobé, et le tenait caché sous sa robe, jusques à mourir plutôt que de découvrir son larcin. )) Je trouve, en premier lieu, cet exemple mal choisi; d'autant qu'il est bien malaisé de borner les etforts des facultés de l'àme, là où des forces corporelles nous avons plus de loi de les limiter et connaître^....
Qui s'enquerra à nos argoulets* des expériences qu'ils ont eues en ces guerres civiles, il se trouvera des efïets de patience, d'obstination et d'opiniâtreté, parmi nos misérables siècles, et en cette tourbe molle etetTéminée,... dignes d'être comparés à ceux que nous venons de réciter de la vertu spartaine. Je savs qu'il s'est trouvé des simples paysans s'être laissé griller la plante des pieds, écraser le bout des doigts à tout^ le chien d'une pistole^, pousser