LIVRE ITT
d'un homme libre telle sujétion à leur service et telle obligation que de celui qu'ils ont tait et aciieté, ou duquel la fortune tient particulièrement et expressément à la leur. Les lois m'ont ôté de grand'peine; elles m'ont choisi parti* et donné un maître : toute autre supériorité et obligation doit être relative à celle-là-, et retranchée 5. Si n'est-ce pas à dire, quand mon affection me porterait autrement, qu'incontinent j'y portasse la niain^: la volonté et les désirs se font loi eux-mêmes; les actions ont à la recevoir de l'ordonnance publique.
Tout ce mien procéder est un peu bien dissonant à nos formes^; ce ne serait pas pour^ produire grands effets ni pour y durer : l'innocence même ne saurait, à cette heure, ni négocier entre nous" sans dissimulation, ni marchander sans menterie : aussi ne sont aucunement de mon gibier les occupations publiques : ce que ma profession en requiert, je l'y fournis, en la forme que je puis la plus privée. Enfant, on m'y plongea jusqu'aux oreilles^, et il succédait^ : si m'en dépris-je de belle heure. J'ai souvent depuis évité de m'en mêler, rarement accepté, januns requis; tenant le dos tourné à raml)ilion, mais, sinon comme les tireurs d'avii-on qui s'avancent ainsi à reculons, tellement toutefois ([ue, de ne m'y être p,oint embarqué, j'en suis moins obligé à ma résolution qu'à nia bonne fortune"* : car il y a des voies moins ennemies de mon goùl, et [)Ins conformes à ma