LIVRE m
ô'Zô
J'écrivais ceci environ * le temps qu'une forte cliarge de nos troubles se croupit- plusieurs mois, de tout son poids, droit sur moi: j'avais, d'une part, les ennemis à ma porte; d'autre part, les picoreurs^, pires ennemis, non armis, sed vitiis certalur^, et essuyais toute sorte d'injures militaires à la fois.:
lluslis adcst dextra kevdque a parte tiineiidus Viciiioque malo terret utrumque iatus^.
Monstrueuse guerre I Les autres agissent au dehors; cette-ci encore contre soi, se ronge et se défait par son propre venin. Elle est de nature si maligne et ruineuse*^ qu'elle se ruine quand et quand le reste, et se déchire et dépèce" de rage. Nous la voyons plus souvent se dissoudre par elle-même que par disette d'aucune chose nécessaire ou par la force ennemie. Toute discipline la fuit^: elle vient guérir la sédition, et en est pleine; veut châtier la désobéissance, et en montre l'exemple; et, employée-à la défense des lois, fait sa part^ de rébellion à rencontre des siennes propres*^. Où en sommesnous? Notre médecine porte infection!
Nostrc mal s'enipoisonne
Du secours qu'on luy donne**.
Exsupcrat inagis, a?grescit(iue niedendo'-.
1. Environ, employé comme piépositioii, si^^nitinit aux environs de. Cf. La Fontaine (Fahlcs, IV, 22; : « C'est à dire environ le tem]>s — Que tout aime, t