son pais
APPENDICES
en cela avoir corrompu et gasté* ]a dignité de son art, de laquelle ses ouvrages n'estoient que l'aprentissage et le jouet; aussi eux, si quelque fois on les a mis a la preuve de l'action, on les a veu voler d'un'aisle si haute, qu'il paraissoit bien leur cœur et leur ame s'estre meuveilleusement grossie et enrichie par l'intelligence des choses. [Mais aucuns voyants la place du gouvernement politique saisie par hommes incapables, s'en sont reculés. Et cehiy qîii demanda à Craies^, jusques à quand il faudroit philosopher, en récent cette responce : Jusques à tant que ce ne soient plus des asniers, qui conduisent no^ armées. H^raclitus^ resigna la^ Royauté à son frère. Et aux Ephesiens, qui luy reprochoient, qu^il passoit son temps à joiïer avec les enfans devant le temple : Vaut-il pas mieux faire cecy, que gouverner les affaires en vostre compagnie? ))] Mais leurs imaginations^ logées au dessus de la forfune et du monde, leur faisoi|enJt trouver les sièges de la justice et les thrones mesmes des Roys, bas et viles; [et refusa Empedocles^ la royauté, que les Agrigentins luy offrirent.] Un d'entr'eux^, Thaïes, accusant quelque fois le oiigdu mesnage' et de s'enrichir, on loy reprocha que c'esloit a la mode du renard^, pour n'y pouvoir advenir. Il luy print envie, par passetemps, d'en monstrer Texperience, et, aiant pour ce coup ravalé son sçavoir au service du profiit et du gaing, dressa une tradque^J, qui, dans un an, raporta telles richesses, qu'a peine, en toute leur vie, les plus exj^erimentés de ce mestier la