On trouvL' au xvi' s. trafic et trd/iquc
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en pouvoient faire de pareilles. [Ce qu'Aristote récite^ d'aucuns, qui appelloyent et celiiy là, et Anaxagoras, et leurs semblables, sages et non prudents, pour n avoir asse\ de soin des choses plus utiles : outre ce que je ne digère pas bien cette différence de mots'^, cela ne sert point d'excuse a mes gentSy et à voir la basse et nécessiteuse fortune, de quoy ils se payent, nous aurions plustost occasion de prononcer tous les deuXy qiiils sont, et non sages, et non prudents.]
Par ainsi, je quitte cete raison, et croy qu'il vaut mieux dire que cela vienne a nos maistres d'escole de leur mauvaise façon de se prendre aux sciences^; et, qu'à la mode dequoy nous sommes instruictz, il n'est pas merveille si ny les escoliers, ny les maistres, n'en deviennent pas plus habilles, quoy qu'ilz s'y facent plus sçavans*. De vray, le soing et la despence de nos pères ne vise qu'a nous garnir''^ la teste de science ; du jugement et de la vertu, nulles nouvelles^. [Crie\ d'un passant à nostre peuple : O le sçavant homme! Et d'un autre : O le bon homme! Il ne faudra pas ^ à destourner les yeux et son respect vers le premier. Il y faudroit un tiers ^ crieur : a Oies lourdes testes! ))] Nous nous enquerons volontiers : sçait il du Grec ou du Latin? escrit il en vers ou en prose? Mais s'il est devenu meilleur ou plus advisé, c'estoit le principal, et c'est ce qui demeure derrière. Il falloit s'enquérir qui est mieux sçavant, non qui est plus^ sçavant.
îSous ne travaillons qu'a remplir la mémoire, et laissons l'entendement*^ vuide. Tout ainsi que les oyseaus vont quelquefois a la queste du grein, et le portent au