Cl. p. 19, n
4. C.-à-d. ce que je jugeraîi être contraire à la foi ou au3 mœurs.
5. Montaigne avait fait allusioj plus haut à ce reproche, ma!
sans se nommer. Cf. p. 319, n. "
APPENDICES. 365
Julian*, et ranimadversion sur ce que celui qui priait devait être exempt de vicieuse inclination pour ce temps-; ilem, d'estimer cruauté ce qui est au delà de mort simple^; item, qu'il fallait nourrir un enfant à tout faire*, et autres telles choses, que c'était mon opinion, et que c'était choses que j'avais mises, n'estimant que ce fussent erreurs; à d'autres, niant que le correcteur eût entendu ma conception. Ledit Maestro, qui est un habile homme, m'excusait fort, et me voulait faire sentir qu'il n'était pas fort de l'avis de cette réformation ^ et plaidait fort ingénieusement pour moi en ma présence, contre uu autre qui me combattait. Italien aussi....
Le 15 d'avril, je fus prendre congé du Maître del Sacro Paîazzo et de son compagnon, qui me prièrent (( ne me (( servir point de la censure de mon livre, en laquelle (( autres Français les avaient avertis qu'il y avait plu- (( sieurs sottises; qu'ils honoraient et mon intention et (( affection envers l'Église, et ma suffisance, et estmiaient (( tant de ma franchise et conscience qu'ils remettaient (( à moi-même de retrancher en mon livre, quand je le , « voudrais réimprimer, ce que j'y trouverais trop licen- / (( tieux, et entre autres choses, les mots de fortune. )) / Il me sembla les laisser fort contents de moi; et pour s'excuser de ce qu'ils avaient ainsi curieusement vu mon livre et con<lamné en quelques choses, m'alléguèrent plusieurs livres de notre temps de cardinaux et religieux de très-bonne réputation, censurés pour quelques telles imperfections, qui ne touchaient nullement la réputation de l'auteur ni de l'œuvre en gros; me prièrent d'aider à l'Kglise par mon éloquence (ce sont leurb mots de courtoisie), et de faire demeure» en cette ville, paisible et hors de trouble avec eux. Ce sont personnes de grande autorité et cardinalables.
1. L'em|iereur Julien, dont Montaigne aN-nit loué [U, xix) la sagesse et la iii^tire.
± Ù. plus haut, p. 118.