L. WALRAS
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soit que
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et comme il faut, pour l’équilibre, que la demande de (A), D f a , et l’offre de (À), /<?'«, soient égales, il faut que|) a soit égal à 1, c’est-à-dire que le prix de revient du numéraire soit égal à son prix de vente. C’est ce qui aura lieu, si l’on a pris soin de poser
,-= a t p\ + ftp p' P 4- ftk p\ + • • • — ^ •
En dehors de cette équation, il n’y a pas d’équilibre pos-1 sible. Et cette équation supposée satisfaite, l’équilibre existera quand £ a sera égal à D' a . Ainsi, pratiquement, ^ lorsqu’on aura fixé le prix des services producteurs de ; manière à ce que le prix de revient du numéraire soit ; égal à l’unité, il suffira, pour obtenir l’équilibre partiel que nous cherchons, que les entrepreneurs de (A) fabriquent à ce prix de revient égal au prix de vente, par conséquent sans bénéfice ni perte, toute la quantité de (A) s qu’on leur demandera. Alors sera remplie cette première ~ condition que les entrepreneurs s’engagent à restituer des quantités de services producteurs non pas égales mais simplement équivalentes. En d’autres termes, alors seront satisfaites toutes les équations de la production, sauf toutefois le système [1] des équations d’offre totale des services producteurs.
Mais ce système doit être satisfait comme les autres. En d’autres termes, il ne suffit pas que les quantités de services producteurs achetées et rendues soient équiva-
53 SÉP. ÉQUATIONS DE LA PRODUCTION BULL. Ail lentes ; il faut qu’elles-soient égales puisque ce sont ces quantités même qui doivent entrer dans la confection des produits. Ainsi, le moment est venu de fermer pour ainsi dire le cercle de la production en éliminant la supposition du marché étranger et en introduisant celle, conforme à la réalité, que les entrepreneurs achètent les services producteurs aux propriétaires fonciers, travailleurs et capitalistes du pays auxquels ils vendent leurs produits.
La condition d’égalité dont nous venons de parler serait remplie si on avait
D’ t = O’t, D’p = O’,-,, D’ k = OA • • •
mais généralement, on aura
D’t > O’t, D’p'JO’p, D’k^O’k...
Remarquons que, p \, p‘ v , p\ ... étant essentiellement positifs, dans le cas où l’on aura fait p\ = 1 et£ a = D'.,, si parmi les quantités 0\ — D' t , 0' P — D' r , OA—DA ... certaines sont positives, les autres seront nécessairement négatives et réciproquement.
La fonction 0' t peut être mise sous la forme U — u, la fonction L exprimant la somme des o, positifs, soit des quantités effectivement offertes du service producteur (T), et la fonction u exprimant la somme des Oi négatifs, soit des quantités effectivement demandées de ce service producteur non pas par des entrepreneurs pour la production de (A), (B), (C), (D) ... mais par des consommateurs à titre de marchandise. Ainsi l’inégalité D’i ^ O’t peut se mettre sous la forme
(h D’. + b t D’b + Ci DA + diD’d + ... + u. > U.