‹ Principe d'une théorie mathématique de l'échangeChapitre 17 sur 109 · L. WALRAS · texte numérisé non relu

L. WALRAS

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et ce qu’il faut établir, c’est que cette offre O'Vest plus près d’être égale à la demande D", que l’offre 0' t ne l’était d’être égale à la demande D' t . Or cela semblera certain si l’on considère que la variation de p\ en p'\ qui avait ramené l’offre et la demande à l’égalité avait eu son effet tout entier dans le môme sens, tandis que les variations de p' p , p\ ... en p“ p , p\ ... qui otif éloigné de. nouveau cette offre et cette demande de l’égalité ont eu leurs effets en sens contraire et se compensant jusqu’à un certain point les uns les autres. Le système des nouveaux prix p“ i, p" p , p “ k ... est donc plus voisin de l’équilibre que le système des anciens prix p\, p' p , p\ ... et il n’y a qu’à continuer suivant la même méthode, dans la pratique du marché des services producteurs, pour l’en rapprocher de plus en plus.

Supposons qu’il y soit arrivé, on a les prix de revient

V "a = + ci p p "| + a k p " k + ...

P "c = Ci - + c p p" p + c k p'\ + ...

P r, à clip ,r x -(- d v p "p -j- d k p" k -f- ...

et 1 on a d’autre part les quantités demandées des services producteurs

D"t = fttD' a + b t D" b + Cl D" c + di D" d + ...

D,"p='apDV+ 6pD" b + c p D" 0 -f- d p D" d + .... J

D ^ k = «kD'a + 4D" b + c k D" c + 4 D" d + ..j|

les quantités D% D" c , D"d ... satisfaisant d’ailleurs aux équations de demande des produits (B), (C), (D) ... et les quantités -D" = 0" t , D" p = 0" p , D" k = 0" k ... aux équations d’offre des services producteurs (T), (P), (K) ... dans lesquelles p'\, p“ v , p% ... p" b, p "c p" d... sont variables indépendantes. On tire de ces deux systèmes l’équation.

D'al?"a = D"tjO"t + D " P p" v + D\p\ + ... '

— (D"b^"b + D"c/'c ^fd/'d 4-

Or on demande alors une quantité D" a de (A) suivant l’équation

— (D" b p"b 4 D"c|)"c 4 D" d p "d 4 ... )• Puisque D” t = 0" t , D" p == 0" p , D" k = 0" k ... on a donc D"a = D'a p ”a •

Par où l’on voit que l’on a satisfait à toutes les équations du problème sauf à l’équation du prix de revient du numéraire d’où résulterait l’égalité de l’offre et de la demande, ou à l’équation de demande de ce même numéraire d’où résulterait l’égalité du prix de vente au prix de revient soit à l’unité. Ainsi, si l’on avait par hasard p" a H 1, on aurait aussi D' a = B" a , ou si l’on avait par hasard D' a = B" a , on aurait aussi p'\ = 1, et le problème serait entièrement résolu. Mais généralement, on aura, après les variations de p\, p' v , p\ ... en p‘\, p" v , p " k ... effectuées comme il a été dit plus haut,

m BULL. L. WALRAS SEP. H

et, par conséquent,

Pour achever, toujours par tâtonnement, la résolution ' du système général des équations de la production, on devrai! alors déterminer p"\ , p"\ , p"\ ... conformément à l’équation

en faisant p"\ ^ p'\ , jj'", ^ p ,r p , p"\ ^ jt/k . . . selon : qu’on aurait p" à ^ 1.

En partant de ce nouveau point, on arriverait d’abord, durant la première phase, sur le marché des produits, à une détermination de D'" a suivant l’équation

et ensuite, durant la seconde phase, sur le marché des = services producteurs, à une détermination de D IV , suivant l’équation

D'\ = D'" a j9 lv a ;

et ce qu il faut établir, c’est que p w A est plus près de l’unité que ne l’était p'\. Or cela paraîtra certain si Ton songe que dans le cas, par exemple, où p “„ était >1, on a eu p'“bCp'\, p'“ c |< p" Cf p'“ d < ... et par

conséquent D //y b > D" b , D"' c > D" c , D'" d > D"* - et par conséquent, aussi D'" a < D" a . Ainsi p'"* — i, pour devenir P'\ , a augmenté par l’augmentation de demande de (B), (G),. (D) ... et diminué par la diminution de demande de (A). Dans le cas ou p’\ aurait été < I, p nr a ; pour devenir p l \,

59 SEP. ÉQUATIONS DE LA PRODUCTION BULL. 423 aurait diminué par la diminution de demande de (B), (C), (D)... et augmenté par l’augmentation de demande de (A). Dans l’un et l’autre cas, ces tendances étant de sens contraire, p a se sera moins éloigné de l'unité parleurs effets qui! ne s’en était rapproché par l'effet de la diminution ou de l’augmentation de />,, p,, pi, ... Et, en continuant suivant la même voie, on l’en rapprochera de plus en plus. Supposons qu’il y soit arrivé et que l’on ait p\ = 1, on a aussi D'" a = D’ v ,, et le problème est entièrement résolu.

Or le tâtonnement que nous venons de décrire se fait encore naturellement et de lui-même sous le régime de la libre concurrence. En effet, quand on a

les producteurs de (A) doivent D' ;1 p'\. S’ils donnent alors la quantité demandée de (A) au prix de \, D" a , ils ont comme bénéfice D' a — D", = D' a (1 — p’\). Cette différence est bénéfice proprement dit si p‘\ est < 1 et D'a > D ' a . Mais alors ils développent leur production, ils font augmenter p'\, p" p , p" k ... et par conséquent p" „ qui se rapproche de l’unité. La différence serait perte si p‘\ était > 1 et D' a < D" a . Les producteurs resteraient devoir cette perte D' a — D" a . Mais alors ils restreindraient leur production, ils feraient diminuer p",, p" v , p’\ ... et par conséquent p\ qui se rapprocherait de l’unité. Il est à remarquer que les entrepreneurs de (A) sont libres d’éviter cette situation en ne produisant pas lorsque le prix de revient de la marchandise numéraire est supérieur à son prix de vente, c’est-à-dire à l’unité, et les met en perte certaine, et en ne produisant que lorsque le prix de revient est inférieur ou égal

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