L. WALRAS
à l’unité. Quoi qu’il en soit, et en fin de compte, les entrepreneurs de (A), comme ceux de (B), (G), (D) ..|| n’ont qu’à développer leur production en cas d’excédant du prix de vente sur le prix de revient et à la restreindre en cas d’excédant du prix de revient sur le prix de vente. Dans le premier cas, ils font la hausse du prix des services producteurs, dans le second cas ils en font la baisse, sur le marché de -ces services. Dans les deux cas ils tendent à produire l’équilibre.
En réunissant toutes les parties de cette démonstra-. : tion, nous sommes amenés à formuler comme suit la loi d’établissement des prix d’équilibre de l’échange et de la production : — Plusieurs services producteurs J étant donnés, avec lesquels on peut fabriquer divers produits, et dont l’échange se fait contre ces produits avec intervention de numéraire, pour qu’il y ait équilibre du marché, ou prix stationnaire de tous ces services pro- . ducteurs et de tous ces produits en numéraire, il faut et il suffit 1° qu’à ces prix la demande effective de chaque service producteur et de chaque produit soit égale à son, offre effective, et 2° que le prix de vente des produits • soit égal à leur prix de revient en services producteurs. .* Lorsque celle double égalité n’existe pas, il faut, pour arriver a la première, une hausse du prix des services producteurs ou des produits dont la demande effective est supérieure à l’offre effective, et une baisse du prix de ceux dont l’offre effective est supérieure à la demande effective; et, pour arriver à la seconde, une augmentation dans la quantité des produits dont le prix de vente est \ supérieur au prix de revient, et une diminution clans la (quantité de ceux dont le prix de revient est supérieur f au prix de vente,
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11 résulte delà démonstration faite aux §§ IV et V que la libre-concurrence --en. matière de production 1 , c’est-àdire la liberté laissée aux entrepreneurs de développer ' leur production en cas de bénéfice et de la restreindre en cas de perte, jointe à la libre concurrence en matière cPéqhange,- c’est-à-dire à la liberté laissée aux propriétaires fonciers, travailleurs et capitalistes d’une part, et aux entrepreneurs dé l’autre, de vendre et d’aoheter les services producteurs et les produits à l’enchère ét au rabais, est bien la résolution pratique des équations du § III. Or, si nous nous reportons à ces équations et aux conditions sur lesquelles elles reposent nous voyons que :
La libre concurrence en matière d'échange et de production est une opération par laquelle les services producleurs se combinent en les produits cle la nature et de la quantité propres à donner la plus grande satisfaction possible des besoins dans les limites de cette condition que chaque service producteur comme chaque produit n’ait qu’un seul prix sur le marché.
Peut-être voudra-t-on bien enfin reconnaître l’importance cle l’économie politique pure traitée scientifiquement. Placé à ce point de vue de la science pure, nous n’avons dû prendre et n’avons pris jusqu’ici la libre concurrence que comme un fait, ou même que comme une hypothèse ; car il importait peu que nous l’eussions vue : il suffisait à la rigueur que nous l’eussions pu concevoir. Dans ces données, nous en étudiions la nature, les causes, les conséquences. 11 se trouve à présent que ces conséquences se résument en l’obtention, dans certaines lirni-