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pour un même capital, ou, en d’autres termes, la différence des capitaux pour un même revenu brut. Mais on conçoit aussi sans doute que la valeur des capitaux est rigoureusement proportionnelle à la valeur des revenus nets. Car comment n’achèterait-on pas à des prix égaux, deux capitaux rapportant des revenus nets égaux? Et comment n’achèterait-on pas à des prix deux ou trois fois plus élevés l’un que l’autre deux capitaux rapportant des revenus nets deux ou trois fois plus élevés l’un que l’autre? Du moins doit-il en être ainsi à un certain état normal et idéal qui sera l’état d’équilibre du marché des capitaux.
Soit donc P le prix du capital. Le rapport -p-, ou le
taux du revenu net, est un rapport commun, à l’état d’équilibre. Soit i ce rapport; quand nous l’aurons déterminé, nous aurons déterminé par cela même le prix de tous les capitaux fonciers, personnels et mobiliers.
Nous n’aurions pas, avec les seules données dont nous 1 disposions encore à présent, les éléments de cette déter- |j mination. Nous avons supposé jusqu’ici des terres, des % facultés personnelles et des capitaux proprement dits en a quantités déterminées, et des propriétaires fonciers, des || travailleurs et des capitalistes échangeant les revenus de J ces capitaux producteurs, à la seule réserve de la fraction | qu ils en consomment directement, contre des produits J consommables ou des revenus à consommer directement. | Dans ces conditions, il n’y aurait ni vente ni achat de ca- 1 pitaux, car ces capitaux ne pourraient s’échanger que les Jj uns contre les autres en proportion de leurs revenus nets, :»
71 SÉP. ÉQUATIONS DE LA CAPITALISATION BULL. 529 et cette opération n’aurait aucune raison d’être et, d’ailleurs, ne fournirait aucun prix. Il n’y aurait pas plus d’échange ou de prix entre les divers capitaux, dans ce cas, qu’il n’y aurait d’échange ou de prix sur un marché où il n’y aurait qu’une seule et unique marchandise. Pour avoir une offre et une demande de capitaux, il faut substituer à la conception d’un état économique stationnaire celle d’un état économique ou rétrograde ou progressif. Il faut supposer des entrepreneurs qui, au lieu de fabriquer des produits consommables, ont fabriqué des capitaux producteurs neufs, ou bien des propriétaires fonciers, travailleurs ou capitalistes qui, ayant acheté des produits consommables pour une somme supérieure au montant de leurs revenus producteurs, sont obligés de vendre tout ou partie de leurs capitaux producteurs. En regard, il faut supposer des propriétaires fonciers, travailleurs ou capitalistes qui, ayant acheté dès produits consommables pour une somme inférieure au montant de leurs revenus prol ducteurs, ont le moyen d’acheter des capitaux producteurs neufs ou déjà existants. Nous avons donc ici des données nouvelles à emprunter à l’expérience touchant le mécanisme de la libre concurrence en matière de capitalisation.
A quelques exceptions près, dont il serait facile de tenir compte, mais dont il est inutile de compliquer nos formules, les terres sont des capitaux naturels et non artificiels ou produits : il n’y a point, à leur égard, action du prix sur la quantité et réaction de la quantité sur le prix. D’autre part, et à quelques exceptions près dont nous dirons la même chose que des précédentes, les terres sont des capitaux indestructibles et impérissables : il n’y à prélever, sur le prix de leur revenu, ni prime d’amor-
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tissement, ni prime d’assurance. De ces deux observations, il résulte que les quantités des terres sont toujours des données et non des inconnues de notre problème, et que, quant à leurs prix, ils seront tout simplement égaux aux quotients de leurs revenus bruts divisés par le taux du revenu net, quand nous l’aurons déterminé, confor¬
mément à l’équation P t = „ g
Les facultés personnelles des hommes sont, elles aussi, •: des capitaux naturels. Leur quantité dépend non du mouvement de la production industrielle, mais de celui de la ; population. En revanche, elles sont des capitaux destrue-^ tibles et périssables. Mais l’amortissement et l’assurance.j peuvent être envisagés comme se faisant par la généra-%. tion reproductive et par l’entretien, l’éducation et l’instruction des femmes et des enfants des travailleurs. D’où il résulte que les quantités des facultés personnelles demeurent, elles aussi, des données et non des inconnues' de notre problème, et que, pour ce qui est de leurs prix, si on veut les avoir, ils seront tout simplement égaux auxquotients de leurs revenus nets par le taux du revenu net,'
conformément à l’équation P p = 3- .
Les capitaux proprement dits sont des capitaux artificiels ; ce sont des produits ; leur prix est soumis à la loi des frais de production. Si le prix de vente est supérieur au prix de revient, la quantité produite augmentera et le prix de vente baissera; si le prix de vente est inférieur au prix de revient, la quantité produite diminuera et le prix de vente s’élèvera. A l’état d’équilibre, le prix de vente et le prix de revient sont égaux. Soient donc les capitaux proprement dits,, existants ou à produire, d’espèceâ (K)> (K'), (K")... au nombre de l. Soient P k , Pie, Pk" -
73 SÉP. ÉQUATIONS DE LA CAPITALISATION BULL. 531 leurs prix respectifs. p t ... p p ... p k , pv, p k . étant res¬
pectivement les prix des revenus producteurs d’espèces
(T) ... (P)... (K), (K'), (K")... k ... A p ... A k , Av, h .,
A t ... A p... A; k , A k', A k '/..., A t ... A p... A k , A k <, AV ... étant les quantités respectives de ces revenus qui entrent dans une unité de (K), de (K'), de (K")... on aura les Z équations
A t pt ,+ -r A P p p + ... V A k pk + Ak' p k ' + A k "Pk" -j- • • • = Pk *'tpt+ • • • + A'pPp + • • • + A'kPk + A't'pk' V AVpk" 4- • • ■ = Pk' A" t pt + • • • + A" p pp -j-... -j- k\ pk + AVpk' + AV p t " + • • • = Pk"
D’autre part, les capitaux proprement dits sont des capitaux destructibles et périssables ; il y a lieu de prélever, sur le prix de leur revenu, une prime d’amortissement et une prime d’assurance, pk , /«>, p k " ... v k , vv, v k »... étant respectivement les primes d’amortissement et les primes d’.assurance à prélever sur les prix p k , p k ', p k " des revenus bruts des capitaux (K), (K'), (K") ... les prix de -ces capitaux seront égaux aux quotients de leurs revenus nets divisés par le taux du revenu net, conformément aux l équations
p k=r Pk — (jj k + Vk) I P k / g| Pk r — (Pk' + vkO ^ p » Pk" — Qk"-f- Vk")
Soit, à présent, un individu propriétaire de q t , de (T)... de q p de (P) ... de de (K), de q k > de (K'), de </ k </ de ♦ {K")... Aux prix p t ... p p ... p k , p k ,, p k „ ... des revenus