‹ Principe d'une théorie mathématique de l'échangeChapitre 37 sur 109 · L. WALRAS · texte numérisé non relu

L. WALRAS

SÉP. 100

succédé, au bout d’un certain temps, pour composer la ; société nouvelle, deux autres ayant, avant l’opération de. la production et de l’échange :

1° Les mômes courbes d’utilité ou de besoin ;

2° La moitié des mêmes terres ;

3° Une quantité égale des mêmes facultés personnelles;

4° La quantité proportionnelle plus considérable des^f mêmes capitaux proprement dits (ou, si l’on veut, la quantité proportionnelle plus considérable des mêmes services. producteurs contenus dans les capitaux proprement dits anciens entrant dans la quantité de capitaux proprement dits nouveaux) qui est nécessaire pour permettre aux entrepreneurs de produire, avec une quantité égale de terres, et de rente, et avec une quantité double de facultés personnelles et de travail, une quantité au moins double de. chacun des produits.

De la sorte, chaque membre de la société primitive au- : rait été remplacé par deux membres de la société nou-: velle ayant, après l’opération de la production et de l’é-1 change, à consommer directement :

1° La moitié des mêmes rentes de terres ;

2° Une quantité égale des mêmes travaux de facultés ; personnelles ;

3° Une quantité proportionnelle plus considérable des -, mêmes profits de capitaux proprement dits ;

4° Une quantité au moins égale des mêmes produits.

Dans ces conditions, l’équilibre général n’existerait pas, sur le marché de la société nouvelle, aux mêmes prix que sur celui de la société primitive. Il saute aux yeux que ‘ les deux séries des rapports des raretés des rentes et desjj raretés des profits directement consommés aux raretés! du produit numéraire seraient les uns très supérieurs, les '

101 SÉP. ÉQUATIONS DE LA. CAPITALISATION BULL. 559 autres très inférieurs aux prix de ces rentes et de ces profits soit aux fermages et aux intérêts. Il y aurait immédiatement demande effective de rentes, offre effective de profits, à consommer directement ; hausse des fermages, baisse des intérêts. Gela est certain ; mais il est facile de faire voir que, si on suppose tout de suite effectuées cette hausse du prix des rentes et cette baisse du prix des profits, l’équilibre général est, à peu de chose près, entièrement rétabli.

Les fermages étant élevés et les intérêts abaissés, il y a, à peu de chose près, satisfaction maximum quant aux rentes et aux profits directement consommés. Il y a d’ailleurs satisfaction maximum quant aux travaux directement consommés. Ainsi, il y a équilibre, ou peu s’en faut, quant aux prix des services producteurs.

Les entrepreneurs producteurs paient des fermages plus élevés, mais ils font entrer moins de rente dans la confection des produits. Ils paient des intérêts moins élevés, mais ils font entrer plus de profit dans la confection des produits. Ainsi, les prix de revient sont, à peu de chose près, les mêmes, et concordent, ou peu s’en faut, avec les prix de vente.

Les propriétaires fonciers, travailleurs et capitalistes consommateurs vendent moins de rente mais ils la vendent plus cher. Ils vendent plus de profit mais ils le vendent moins cher. Ainsi ils ont à peu de chose près le même revenu et peuvent, ou peu s’en faut, se procurer une quantité au moins égale des mêmes produits aux mêmes prix de vente concordant avec les prix de revient.

Et enfin, puisque les divers rapports des raretés des produits quelque peu diminuées aux raretés du produit numéraire quelque peu diminuées aussi sont toujours

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