‹ Principe d'une théorie mathématique de l'échangeChapitre 51 sur 109 · L. WALRAS · texte numérisé non relu

L. WALRAS

Pendant la quatrième année, la valeur totale des produits serait de 10x1.60 + 1 = 17 milliards, et la hausse de leurs

prix de —. La production des revenus consommables serait 1 16

à celle des capitaux neufs dans le rapport de 7.52 à 2.47.

Pendant la cinquième année, la valeur totale des produits serait de 10 X 1.80 + 1 z= 19 milliards, et la hausse de leurs

prix de —. La production des revenus consommables serait à celle des capitaux neufs dans le rapport de 7.57 à 2.42.

13. Nous avons supposé tout à l’heure, pour plus de simplicité, que, pendant la période d’émission, c’est-à-dire pendant la période de diminution de la valeur de la marchandise monnaie et d’augmentation dans la quantité du capital proprement dit, le montant du revenu social s’élevait exactement dans la proportion de la hausse des prix de tous les produits. Il n’y a pas un très grand intérêt à rechercher s’il en est effectivement ainsi pendant cette période ; mais il est, au contraire, très important de se rendre compte de la variation du montant nominal et du montant réel du revenu social une fois l’émission terminée et lorsqu’un nouvel équilibre des prix des produits et des services producteurs s’est établi sur la double base de la dépréciation du métal précieux et de l’extension du crédit.

T, P, K étant les montants respectifs des capitaux fonciers, personnels et mobiliers, i étant le taux du revenu net, s étant la somme nécessaire pour l’amortissement et l’assurance des capitaux personnels et mobiliers, le revenu social évalué en (A) avant l’émission est

T Y PS K', i' s' étant les mêmes quantités après une émission de nature à ramener le prix de (A) en (B) de P a à p, il s’agit d’abord de savoir si le revenu social après cette émission, soit

R' = (T' -fJP' + K') ï +

est ou non égal à R. C’est ce que nous apprendra l’exa¬

men des variations des éléments divers composant R et R'.

Il faut d’abord admettre, en vertu de la loi d’établissement du taux du revenu net telle qu’elle a été formulée dans la 49 e leçon de nos Éléments d’économie politique pure, que: — L’émission des billets de banque, augmentant l’offre effective du capital numéraire sur le marché de ce capital, amène une baisse du taux du revenu net. Ainsi on a V <Y.

Cette baisse n’est pas nécessairement telle qu’elle équivaille au prêt à titre gratuit du supplément de capital représenté par les billets de banque. Il est bien certain qu’en cas d’émission en monopole la banque investie de ce monopole n’a aucune raison de faire le crédit gratuit; mais on pourrait être tenté de croire qu’en cas d’émission libre la concurrence portera les banques et banquiers à se disputer la clientèle en abaissant le taux de l’intérêt d’une somme correspondant à la location gratuite d’un supplément de capital qui ne leur coûte rien. Ce serait une erreur. Sans doute les banques et banquiers sont eux-mêmes des espèces d’entrepreneurs qui, à l’état normal, ne font pas de bénéfices ; mais quand exceptionnellement un entrepreneur fait des bénéfices, ce n’est pas volontairement qu’il abaisse son prix de vente au niveau de son prix de revient. En pareil cas, un entrepreneur se borne à développer sa produc-

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