‹ Principe d'une théorie mathématique de l'échangeChapitre 90 sur 109 · O.ÔT · texte numérisé non relu

O.ÔT

Adoptant cette dernière hypothèse, substituons le chiffre de 3 000 à celui de 3 333.33 dans l’équation

85 SÉP. THÉORIE MATHÉMATIQUE DU PRIX DES TERRES BULL. 273 qui est celle de la courbe AN', nous aurons l’équation

A„ = 100000 x i-w-sooox ^-^|‘

qui est celle de la courbe AN'". Dans ces conditions, l’amortissement ne se fait plus. Au lieu de devoir une somme successivement croissante et décroissante, l’acheteur doit une somme qui croît constamment avec la valeur de la terre calculée d’après son revenu. Ainsi, théoriquement, ou du moins dans les données théoriques par lui posées, la combinaison de Gossen est impossible.

34. Mais Gossen, on l’a vu, invoque des considérations pratiques relatives à la possibilité pour l’Etat : 1° d’emprunter à un taux plus favorable que les particuliers, 2° de spéculer sur des plus-values de rente foncière plus éloignées, et 3° de faire des baux plus avantageux. Ces trois considérations s sont fondées, mais seulement si on compare la position de l’Etat avec celle des spéculateurs. Il est certain que des spé- ■ culateurs opérant sur la plus-value de la rente foncière au moyen de capitaux empruntés n’emprunteraient pas en général ces capitaux au taux de l’intérêt net, et ne les emprun- | teraient même qu’à ce taux grossi d’une prime de risques . supérieure à celle que paie l’Etat. Sans doute, une opération comme celle dont il est ici question se ferait au moyen de 1 capitaux empruntés sur hypothèques; mais on ne prête sur hypothèques que jusqu’à concurrence de 50 ou 60 °/ 0 de la valeur des biens-fonds. De là cette conséquence que les spél culateurs, faisant entrer dans les calculs une valeur de i plus forte que celle qu’y fait entrer l’Etat, ne peuvent pas ■; s’approcher autant que lui du prix mathématique des terres. La deuxième considération a besoin d’être expliquée. Il est

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