ERREURS SUR ERREURS
Les philosophes religieux ont dû interpréter la nature sans connaître ses lois, qui seules permettent de le faire avec connaissance de cause. Ce qui est pis, les corps savants, sans connaître le principe de la science, se sont figurés qu'il fallait Tétouffer parce qu'elle devait conduire au matérialisme. Et, comme l'élection d'un corps scientifique par lui-même ne peut qu'accroître l'idée dominante, tous frappant sur le même rfarfa, c'était à qui imaginerait le plus d'hypothèses et d'entraves. Aussi jamais on avait embrouillé la science dans des trames plus absurdes et plus fausses que celles du solénoïde d'Ampère, cela parce qu'on n'avait pas reconnu que les courants nerveux électriques ne sont qu'une force brute mise à la disposition de la volonté. Puis les calculs moléculaires de M. B. que l'Académie a fait couronner à la Sorbonne par le ministre J. Simon sont tellement faux, qu'ils n'ont jamais pu dépasser le seuil de ce palais, etc., etc. Or, le principe de la science se révèle et montre à nos philosophes que l'œuvre suprême a été supérieure à leurs prévisions naïves, et que leurs erreurs n'ont été et ne sont que le fléau de l'humanité! Ils en sont abasourdis, mais l'organisation est dans leurs mains et ils en profitent pour étoufl'er leur condamnation.
Pauvre science; nous allons donner une idée de ses erreurs.
Les forces répulsives avec lesquelles nous avons fait connaître la cause des équilibres et des mouvements des astres viennent d'être confirmées expérimentalement
avec la plus complète évidence par le radiomètre. Nature et rapport des forces, des vitesses, des conditions, rien n'y manque. Qu'importe, on ne veut que Tobscurité : ce principe explique, éclaire la condensation des vibrations lumineuses en vibrations caloriques si utiles, des vibrations électriques en vibrations lumineuses, en vibrations sonores (Téléphone) la force vive exacte, la pression des milieux et une foule de découvertes utiles qui surgissent depuis son apparition. Qu'importe, ou ne veut que Tobscurité !
Sans nécessité, vous prônez partout Vattraction universelle et le fait vous répond partout par répulsion relative. Même dans le nec plus ultra de cette science, la formule de Newton, vous êtes obligé : d*appeler + ce qui est —, d'appeler la force d'un milieu qui pourtant transmet le mouvement et la vie à la terre, et donne aux planètes des vitesses inverses des racines des distances, etc., etc. Mais, dit cette science, si l'ignorance originelle a fait renverser la raison, j'ai pour y remédier des formules précises qui sont tout ce qu'il faut pour les praticiens. Ainsi l'égalité d'action solaire 1/2MV2 = P est indestructible, dit-elle (t. 83, p. 1475). Or, voyez! Cette même force tombe sur deux facettes égales du radiomètre et fait r^ce//er Vune et avancer Vautre!! Ki^n ne montre avec plus d'évidence que cette force dépend aussi de son mode de transmission sur chaque face, selon sa nature. Pourtant, reprend-elle, nous savons parfaitement que la face noire absorbante reçoit une répulsion F/V, tandis que la face réfléchissante la reçoit de près de 2 F/V. — Non! répond encore l'expérience; c'est juste... le contraire, la face noire fuit! nos savants en restent stupéfaits. Alors on renverse cette malencontreuse absorption (t. 83, p. 120 et 384, etc.), et l'on dérobe encore à mon principe pour masquer cette déroute : « Les vitesses de propagations sont ralenties par le choc, »
(d'autant plus que la densité augmente) et Ton introduit des V, V différents. — Soit, répond M. Hirn (p. 264 à 266). Mais avant, je n*ai fait que répéterez qu'ont démontré nos analistes éminents. Et, dit-il, le système des ondulations est encore plus impuissant, puisque Yoscillation positive est toujours annulée par Voscillation négative. La force est donc nulle et incapable de rien mouvoir!... » Telle est cette science émi7iente, transcendante : rémission donne des résultats contraires à l'expérience et les vibrations classiques ne donnent rien du tout! îî...
Du reste, cette science qui se drape en public, connaît son impuissance, écoutons l'Académie (t. 81, p. 130) ; « La théorie de la chaleur est arrêtée par le principe de Garnot qui n'est pas vérifiable par l'expérience. Ses formules, difficiles à saisir, n'ont pas de sens pratique; elles éloignent les constructeurs et les mécaniciens de V étude de la science y et n'ont contribué en rien au perfectionnement de nos machines, qui n'est résulté que du tâtonnement. » Ecoutons encore (p. 1474) : « Les hypothèses explicatives que l'on pose aujourd'hui si généralement (dans la science officielle) quant aux répulsions, aux attractions électriques, magnétiques, calorifiques et quant à la cause de la pesanteur elle-même, ne satisfont V esprit que sous une face et qu'à la condition qu'on laisse soigneusement dans l'ombre les faits très nombreux qui les réfutent. »
Bien plus, la science n'a jamais calculé que par les forces MV et MV^ qui ne sont que les deux extrêmes de l'infinie variété de condition dans lesquelles la force se transmet (1/2 MV^ se rapportant aux corps mous) et de plus sans connaître son mode d'application, ainsi pour deux cas sensiblement justes elle en a des milliers d'inexacts. Ne vous étonnez pas de tant d'aveuglement, il y a là des de S. V. pour enfouir (t. 82, p. 1223) même
la science qu'on ne connaît pas! (p, 1228, 1229). L'autruche
cachant ses yeux dans le sable pour échapper au danger
n'agit pas autrement. Puis, voilà où conduit la présomption :
Avec l'ignorance du Principe, les mathématiciens, les philosophes, etc., croient tellement que tout dépend des forces immédiates ou consécutives, que c'est d'une laitue, d'un légume qu'on tire des lois psychiques et morales !... Ne croyez pas que j'exagère. Voyez les recueils officiels des nations les plus avancées, voyez les Comptes rendus, t. 51, p. 520, etc. On y lit : ti Variations » désordonnées des plantes hybrides et déduction qu'on » peut en tirer. — D'où vient l'hérédité ? Le mouvement » est toujours le passage d'un équilibre à un autre et tou- » jours il se fait dans le sens de la moindre résistance; une » fois qu'il a commencé à suivre une certaine direction, » il tend à y persévérer, parce qu'il aplanit de plus en plus » les obstacles. Dans l'ordre physiologique, dans l'ordre » psychique et moral lui-même^ nous retrouvons cette ^> loi du mouvement à laquelle l'être ne peut échapper. »
Ces Messieurs bornent l'âme à leurs courtes vues, ils ne voient pas que, d'ailleurs, l'intelligence pourrait aussi s'aider de choix réels analogues à ceux dus à la concurrence vitale.
Puis grossière erreur I Le règne végétal ne possède que la force fatale et l'hérédité ; la volonté et l'intelligence n'existent que dans une partie du règne animal et c'est avec un passif légume q\ïon juge la volonté, V intelligence m Gribouille en ferait bien autant. Pour justifier son obscurantisme l'Académie des Sciences donna, t. 84, p. 264, un mémoire 5z/r la conciliation de la liberté morale et 'du déterminisme scientifique. Ce mémoire confus, inconciliable, fait de la volonté une équation mathématique, une force fatale. La volonté résulterait des équations dites siiigulières pouvant recevoir de nom-
breuses solutions et ne serait qu'UNE APPARENCE !... « Elle s'exerce en inoyenne aussi souvent dans un sens que dans le sens oppose' /...
De sorte que quand je crois porter un morceau à ma bouche, je le porte aussi souvent à Toreille?... Et Ton étouffe la science avec de telles conceptions 1 Erreur, erreur, Messieurs, vous vous trompez, comme vous vous êtes trompés « avec les analystes éminents >) dans vos équations de force dont vous ne connaissiez pas même le mode d*action. Ecoutez Texpérience : l'exemple d'un régiment obéissant à son chef est irréfutable. En effet, pour que tous ces hommes puissent partir de tel ou tel pied, avancer à droite, à gauche, s'arrêter, reculer, etc., selon Tordre donné, il faut absolument que la volonté puisse vaincre les impressions diverses qu'ils éprouvent et choisir, déterminer la solution propre à atteindre un même but. Le fait est là, imperturbable : Ces hommes paraissent-ils obéir à l'ordre ou le fons-ils réellement ?,., S'il n'y a qu'apparence, nos philosophes ont raison, sinon, ils ont tort !...
15nsuite nos mathématiciens, calculent (p. 944), qu'aux deux extrémités de Torbite, une planète peut obéir à ces solutions singulières, peut suivre tout autre trajectoire, sans que les équations différentielles cessent d!être satisfaites. Voilà donc la planète qui peut aussi choisir sa route ? Il suffit de choisir les aires, disent-ils. Or, ils ne s'aperçoivent pas que choisir les aires n'est que l'œuvre imaginaire de leur pensée et que la route de l'astre est absolument déterminée, comme celle d'une pierre que l'on jette en l'air au moment où elle cesse de s'élever. Bien pis, ils ne voient pas que choisir les aires, c'est changer d'astre, de milieu et de forces .'...Quelle chance, Messieurs, que le public ne sache pas lire de si belles choses en équations.
Vous dites encore que la volonté ne peut s'exercer
sans une force spéciale; cela nous semble aussi. Mais une personne pense, décide et écrit au loin de faire exécuter tels travaux, ces travaux s*exécutent selon cette volonté' ! et pourtant la lettre souvent inerte ne porte aucune force propre à ce travail. Voilà le fait; mettez donc cela en équation ?
Vous faites remarquer, comme un grave indice de matérialisme, que le médecin arrête, ou rend la vie en mettant le doigt sur les artères, qui portent le sang dans un membre ou dans la tête. Or, vous ne remarquez pas que dans le membre, le sang ne porte la force qu'à un organe passif qui n'obéira que s'il est commandé, tandis que dans la tête, il porte la force à deux choses distinctes : aux organes qui n'obéiront que s'ils sont commandés et à la direction cervicale qui commandera elle-même, pourvu qu'elle est à sa disposition une force pour agir sur des organes matériels. Tout travail volontaire veut une force et la volonté. Si vous supprimez cette force, il n'y a plus à attendre de manifestations matérielles. Ainsi, mathématiquement on ne peut concevoir que la force fatale, et le fait montre la volonté !... Cest précisément ce qu'il faut mettre en évidence et non pas voiler.
J'ai de plus montré à l'Académie que la volonté dépend de l'instruction et l'on n'instruit pas la force fatale. Le soldat ne peut obéir qu'après avoir appris l'exercice. La volonté exprimée dans la lettre ne peut être exécutée que si le destinataire sait lire, etc. Mais l'un des correspondants peut être né en Chine, l'autre en Amérique et leur instruction séparée par des miliers de générations. C'est elle qui agit et non pas la force fatale qui ne peut rien apprendre. Ainsi ce qu'il faut à l'homme pour commander à la fatalité c'Q^ir instruction et vous V étouffez; ce qu'il faut à l'homme pour jouir des forces de la nature, de la force brute mise à sa disposition, c'est la science, c'est l'instruction et vous r étouffez /.. . Oh ! malédiction ?
Faute de voir des résultats aussi nets, voilà des philosophes qui sacrifient tout, se rendent vulnérables de toute part, et s'aveuglent devant des résultats merveilleusement propres au but moral... Voilà donc la science, la raison, la richesse, la morale sacrifiées par Terreur î...
C'est à douter de la raison humaine.
Dans cet aveuglement, on tombe à bras raccourci sur cette pauvre science, comme naguère M. le duc de Broglie devant les collégiens d*Evreux, et la présomption répète en chœur : comment voulez-vous qu'un jeune homme qui aura compris la science retourne au travail? Dites-nous, aujourd'hui, que malgré vos effrayantes réticences, chacun sait que la vapeur repousse et n'attire .pas, qu'elle est cent fois plus fort^ et rapide que le bœuf ou le cheval, n'y a-t-il plus de bouvier? tout le monde est-il mécanicien? La place est au plus habile, ce dont nous profitons, et avec la science, l'homme comprenant mieux son œuvre, a d'autant plus de goût et de profit. Voilà tout. Il a fallu des siècles pour apprendre que, sans esclavage, sans iniquité, l'homme libre travaille avec beaucoup plus d'efficacité et de courage et vous l'aveuglez encore pour l'aider ! la science appartient au travailleur, c'est son guide, c'est son- bien, c'est la richesse sociale. Ah ! ne l'étouffez pas.
Jadis, il y avait aussi le vieux régime inavouable, de faire régner le privilège sur Tignorance et la misère, qui rendraient l'homme plus facile à... gouverner. Est-ce là ce que vous voulez ? Eh bien, vous allez voir que ce système en ôtant dix mille pour un au public, ne le donne pas au privilège, mais lui ôte encore cent pour un.
Par les seuls progrès que les changements sociaux ont laissé se développer avec quelque liberté, nous voyageons avec la rapidité du vent et nos dépêches avec la rapidité de l'éclair. L'homme regarde les étoffes se tisser et les plus durs travaux s'exécuter comme par enchan-
tement, au lieu de subir les plus pénibles labeurs. Dans nos campagnes, un excellent pain a succédé au pâton noir de recoupes, pommes de terre et graines inférieures. En 1658, trois cents carrosses circulaient dans Paris, menant en moyenne deux privilégiés deux ou trois fois par semaine. Aujourd'hui, il y a soixante-dix mille véhicules, wagons, tramways, omnibus, etc., avec une moyenne de six personnes et de cinq voyages par jour, soit plusde,rf/^ mille personnes au lieud'zm^ jouissance de ce bienfait qui, de plus, comprend encore cent fois autant de voitures particulières!.,. Entendezvous bien, dix mille personnes au lieu d'tme.'... C'était « le bon vieux temps » comme les hypothèses étaient la science, comme les erreurs philosophiques étaient la sagesse, comme zm était dix mille!... Vous voyez que la force des choses vous laissera d'autant moins de bien que vous en éteindrez davantage la source. Les gouvernements n'avaient pas l'idée des immenses progrès dont ils privaient l'humanité.
Telle est Vignorance qui s'est intitulée magistralement « d'ordre supérieur » qui étouffe la science, le bien. Nos lois ont aboli le privilège qui profitait à quelques-uns; mais elles ont conservé l'injustice et l'obscurantisme qui nuisent à tous!... Ainsi, quand l'homme intelligent fait une découverte utile, crée le bien, vite la loi l'entrave par taxe et stigmate, s. g. d. g.; puis le déshérite aussitôt qu'elle est en état de produire. C'est l'intelligence multipliant son œuvre qu'il faut encourager, c'est l'intelligence qu'on déshérite! Et de même qu'on entrava la vapeur et tant d'autres choses si utiles, on entrave aujourd'hui le principe môme de la science qui donnera des bienfaits immenses. Pour avoir une idée dçs profonds malheurs de la situation, il n'est pas nécessaire de remonter aux corps que lient leurs missions, qui paralysent la science et le bien en s'attardant à des interprétations à l'usage
des pauvres (Tesprit, qui divisent ainsi la société en deux camps : ceux qui croient et ceux qui rient. Arrêtonsnous aux corps officiels les plus éclairés.
Prenons au hasard quelques livres classiques : Chimie, par H. Debray. On y trouve 28 pages de nomenclature et notions peu explicites et sans cause, puis 800 pages de faits entassés sans principes ni liens d*ensemble. Nulle mémoire ne saurait embrasser ni profiter de tant de faits décousus. — Cosmographie, par H. Garcet. Elle a pour base Vattraction universelle dans le vide, et pour éviter ce qui démontre la répulsion et les atmosphères de décroissance indéfinie, on pose des formules, on appelle ses effets inégalités, anomalies (p. 246) : « Equation du centre = C*» 20' x sin A. Evection = !• 20' x sin (2D— A.) On évite complètement d'expliquer non-seulement la raison, mais la nature des mouvements que nous indiquons. N'y a-t-il pas de quoi rendre un élève imbécile plutôt que savant? — Physique, par Jamin. Ce livre, traduit tout en formules sans causes, pour mieux échapper à la raison des faits. Mais il annonce « un grand progrès : » l'admission du mouvement vibratoire {défiguré) et l'équivalent mécanique de la chaleur exprimé par des formules très exactement calculées; mais qui ne répondent pas aux lois de la naturel... Cela est si étonnant que je me hâte de dire que l'Académie des sciences le constate elle-même dans ses Comptes rendus, t. CDLXXXI, p. 130. Satan n'aurait rien trouvé de mieux que l'homme se trompant, s'aveuglant lui-même pour faire le mal au lieu du bien.
Nous sommes donc encore profondément courbés sous cette vieille trame de fausses vues et d'erreur qui invoquait à tort des nécessités philosophiques qui n'a été et n'est encore, répétons-le, que le fléau de l'humanité tout entière.
DÉCOUVERTE DE l'EXPRESSION GÉNÉRALE DE LA FORCE VIVE Présentée à l'Académie des sciences le is mars 1875.
Les expériences exposées page 4 du Principe universel nous
M montrent que par le choc des corps élastiques semblables —
la force est transmise totalement et subitement, tandis qu'entre
M masses différentes —, si le corps choqué m est moins dense, elle
ne l'est que partiellement, ou successivement si le corps est fluide. Et la vitesse du corps choqué augmente par réflexion contre le corps plus dense, jusqu'à devenir double de la vitesse initiale de M, si la différence de densité devient extrême et en faisant abstraction de la résistance du milieu. La vitesse transmise x résultant d'une vitesse égale à celle de M plus de la réflexion inversement relative
de m contre M sera donnée par l'union de ces rapports : ^^ . , = j;
En effet, lorsque m = M, a? = l. Si m approche indéfiniment de
O, a? = 2, c'est-à-dire le double de la vitesse de M. Nous avons ainsi
pour rapport des densités -- et pour rapport des vitesses y- soit
MV ' \r pour rapport de la force initiale à la force transmise. Ainsi,
wiVx
la force transmise entre corps isolés varie non-seulement en raison des masses et de la vitesse, mais encore en raison de l'excédant de vitesse de réflexion.
Si maintenant, au lieu de considérer deux corps isolés, nous considérons l'action du corps M sur un milieu fluide continu, nous remarquerons que la force ne varie pas seulement en raison des causes précitées, mais en outre, que la résistance s'accroît de la force de réaction que le milieu produit sur lui-môme. Les faits que nous venons d'exposer et les forces des vitesses de chute des corps, qui sont l'un des cas que doit comprendre notre formule, nous montrent que pour répondre à cette nouvelle condition le quotient a:
doit être placé en exposant V^ et non plus en simple multiplicateur
MV Ce qui donne y^ pour le rapport de la force à la résistance d'un
milieu fluide continu.
Or, si nous nous reportons à l'expression de la force transmise à un corps isolé, nous remarquerons qu'à mesure que sa densité diminue davantage, elle se rapproche de celle du milieu dans lequel il se meut. Par conséquent, lorsque sa densité devient aussi faible que celle de ce milieu, il éprouvera aussi un même degré de réaction du milieu sur lui-même. Ainsi, à mesure qu'il perd en force instantanée, il gagne en force de réaction du milieu, de sorte que sa
MV résistance répond également à cette dernière formule y^ , qui est
ainsi une expression générale. En effets si les corps sont de même
MV MV densité, a; = 1 et ^ = —^rr: = MV, qui est la force instantanée
entre corps semblables. Seulement, lorsque le corps choqué est Huide, comme un volume de matière égal à celui du corps choquant ne peut être atteint que successivement, la force se répartit sur une quantité de matière d'autant plus grande que la vitesse diminue davantage, de telle sorte que la force transmise est toujours la même. Si les différences de densités se prononcent on aura, par
exemple, a; = 5/4 = ^\^. Enfin, si les différences de densités pouvaient s'accentuer juscm'à devenir extrêmes, on aurait jn = oeix=2,
., MV MV et par suite —Trz=-Trz = oo.
Le corps M conserverait ainsi indéfiniment sa force et sa vitesse, ce qui ne peut être atteint, l'éther ayant toujours une certaine force de résistance.
Maintenant remarquons que la chute des corps, comnie leur pesanteur, est le résultat d'un même excédant des vibrations supérieures de l'éther sur celles inférieures entre lesquelles le corps est passif. Par conséquent, l'excès de force supérieure, qui, selon la nature des corps, pourra leur imprimer une pesanteur simple, double ou triple, pourra aussi leur donner une force simple, double ou triple pour les faire tomber avec la même vitesse. Mais lorsque le milieu comprend l'air tangible, qui n'éprouve pas une même diminution de réaction en dessous contre les corps tangibles presque ses pairs, cet air oppose à la chute des corps une résistance d'autant plus sensible «lue les corps sont plus légers. En raison de l'extrême rapidité des vibrations éthérées, de 30.000.000 de décamètres par seconde, l'accélération de chute n'étant presque rien, 9",80 ou 1 décamètre, et la réflexion de l'éther contre le corps dense donnant
en dessus comme en dessous, sensiblement a? = 2, les forces éthé-
' , , .. , , tn(30.000.000+l)^ m\^ ,.^ ..,
rees représentent sensiblement 130 OOO 000 - l)a; ~~V^~"* "^ '
et la force transmise au corps dense étant proportionnelle à l'action
est aussi proportionnelle à MV2.
MV Ainsi notre formule -^ , qui ne fait que reproduire exactement
les conditions de chaque facteur du mouvement, renferme toutes les conditions de la force vive, y compris MV, dite quantité de mouvement, (jui paraissait inconciliable avec MV2. On voit que les formules aujourd'hui en usage, qui n'ont pas égard aux conditions variées (jue nous venons d'exposer, donnent généralement des résultats lictifs, et que c'est une illusion, une grave erreur de les prendre au sérieux dans des calculs exacts — Cette formule répond à l'expérience et à la loi : La force vive se transmet mieux entre corps semblables qu'entre corps différents.