Formation de la formule x=^ — . Le dénominateur
n'est autre chose que le coefficient de V inconnue dans V équation, et le numérateur se déduit du dénominateur en jr remrplaçant ce coefficient par le terme tout connu. Cette remarque, faite isolément, est insignifiante; mais elle mérite d'être retenue à cause de ce qui doit suivre.
301 . Toute équation du premier degré à une seule inconnue n'a généralement qu'une seule solution. Supposons que l'équation ax=^b ait deux solutions et soit vérifiée par x=x et x=x"; on aura ax'=b, ax"=b, et en retranchant, a{x' — x")=o; or, un produit de deux fadeurs ne peut être nul, à moins que l'un d'eux ne soit nul, et comme ici on ne peut avoir généralement a = o, il faut que x — x"=o, d'où x'=x". Donc toute équation, etc.
302. Discussion de la formule x= - . Il faut distinguer trois
cas : \° a n'est pas nul ; 2'' a = o ; 3° a = o et 6 = o.
1*' Cas. Si a n'est pas nul, la valeur de l'inconnue est finie; positive ou négative, selon que a et é sont de même signe ou de
signes différents. Si A = o, x=i — , ou x=o. Dans ce premier
cas, réquation aic=6 est proprement dite, puisqu'elle ne peut être vérifiée que par une seule valeur de x.
2® Cas. Si a = o, on a 0?= — , ou a:= oo; la valeur de Tin-
connue est donc infinie. L'équation ox = i, qui résulte de cette supposition, est visiblement impossible; car, quel que soit le nombre substitué à x, le premier membre, dont la valeur est zéro, ne peut être égal au second qui est un nombre déterminé.
Il est à remarquer que de l'équation or =6 on retire o = — ; à mesure que x croît, le second membre — décroît, et il est
toujours possible d'attribuer à x une valeur tellement grande que celte fraction devienne plus petite qu'une quantité donnée ; mais l'équation ox=b n'est complètement satisfaite que lorsque la valeur de X surpasse toute quantité imaginable, auquel cas on a
o = — ou G = o. L'équation ox-=b n'est donc pas résoluble en
nombres finis.
3^ Cas. Si a=G et é=o, la formule x= — donne x= — ;
la valeur de l'inconnue est indéterminée ; l'équation ax = 6, devenant en même temps ox= g, est identique, car elle est vérifiée, n'importe le nombre substitué à x.
On peut conclure de cette discussion que suivant que la valeur de X est finie, infinie ou indéterminée, V équation ax=^b est proprement dite, impossible ou identique.
303. Réciproquement, suivant que l'équation ax=b est proprement dite, impossible ou identique, la valeur de x est finie, infinie ou indéterminée. Car, dans ces trois suppositions, cette équation prend les formes suivantes,
axs=zb, Ga? = A, oa? = o, et l'on en retire
304. L'expression — n'est pas toujours le symbole de Vindétermination ; elle peut, à la suite d'une hypothèse, prendre une valeur finie ou indiquer vme impossibilité.
ConsidéroDs d'abord l'équation
ox 4- 6' = bx+a*, d'où x — r- .
Supposons, dans la valeur de l'inconnue^ a=6; elle deviendra
x^=i ou a?= — :
dans cette hypothèse la valeur de x est cependant finie\ en effet,
avant de faire a = 6, remarquons que l'expression précédente
peut s'écrire ainsi (46)
x=^ '-^ — - ou x — a+b,
après en avoir divisé les deux termes par a — b. Faisant alors a = 6, elle devient x=a'\-a oua? = 2a; donc — =2a.
Considérons encore l'équation
a*x -+- b*^ + b^= 2«éa? + <^^i d'où x = > , ,, r- ;
' ' • ' a ^b —2ab
posons dans ce résultat a :=6, nous obtiendrons
a;= -^- — , ^ , ou x = — ;
a-\'a — aa o
je dis cependant que la valeur de x est infinie. En effet, en vertu des numéros (46 et 77) et avant de faire a = 6, notre résultat peut se mettre sous la forme
(a — b) (a* +ab + b') a'+ ab + b'
x^-^ ~ — ' , *^ — - ou X— ! j-^ —
et, si alors on fait a = b, il donne
X = ! ! OU x= ;
dans ce cas particulier, on a donc — = oo .