‹ Principes d'économie politique [microform]Chapitre 21 sur 64 · I.ThI;r'"®ri ‘'“u el « son autonomie · texte numérisé non relu

I.ThI;r'"®ri ‘'“u el « son autonomie

echn que. Il y a dans un grand magasin le rayon des soie

ries, le rayon du blanc, le rayon des tapis, dont chacun a

son personnel et ses acheteurs spéciaux. Seulement ces iié

cia liés, au heu d être dispersées dans des mains difTérentis

e trouvent groupées sous une même direction et se priten’t

un mutuel appui. L intégration de la production n’est autre

chose qu un degre plus élevé de la spécialisation, la spécia hsationcoopératiséeL «■ la specia-

* Il ne faut pas confondre la spécialisation et U //i/*/»;; #• j duslnes, quoiqu'il y ait une certaine parenté enll ll La loCjilisHtion est la tendance de nerf* * ' ^ ^ mouvements.

oesl point aggravée et elles trouvent au contraire^^ concurrence

LA CONCENTRATION DE LA PRODUCTION

L’industrie à domicile.

L industrie à domicile constitue une exception à la loi de concentration. Il s’agit de certaines industries qui non seulement n ont pas évolué vers le mode de production en fabrique, mais qui même, par une régression inattendue, sont parfois revenues au logis après dissociation de la fabri-

C’est surtout dans l’industrie du vêtement (lingerie, confection, bonneterie, ganls, dentelles, etc.) et aussi dans quelques autres, telles que jouets, que ce mode de production subsiste et même, d’après quelques-uns, serait en voie d extension. Pourtant l’industrie du vêtement semble une de celles qui s adaptent le mieux au machinisme et à la divisioD du travail et pour laquelle par conséquent la supériorité de la fabrique semblerait le mieux établie? — || est vrai et aussi bien y a-t-il heu de croire que celle-ci aura finalement le dernier mot. Mais d’autre part la résistance de l’industrie a domicile dans celte branche peut s’expliquer aisément par

1* Parce qu’il s’agit de produits de petite dimension — vetements ou pièces de vêtements — dont la production n exige pas beaucoup de place ni beaucoup de force mécanique et qui par conséquent peuvent très bien être confeclonnés en chambre, à la main, ou avec une petite machine (machine a coudre), ou avec un petit moteur, électrique ou a gaz, d un quart de cheval et moins encore '. Il ne faut pas confondre 1 industrie du vêtement avec l’industrie textile.

D autre part la division du travail peut être très bien organisée sous e régime del industries domicile, et sansconceniration en fabrique, en distribuant aux ouvriers ou ouvrières

«rie etc ï« rïïrrn' ^ produits de luxe, dentelle

gene, etc., le client n accepte paa ceux qui «ont faits à la machine.

PRINCIPES d’économie POLITIQÜB.

des pièces différentes qui seront rajustées ou montées après coup; ^

2* Parce que la production à domicile est très appréciée par beaucoup d’ouvriers, à raison de l’indépendance quelle leur laisse, si précieuse pour eux qu’ils ne craignent pas de la payer par une forte diminution de salaire. Ils sont obligés généralement, pour pouvoir gagner autant qu’en fabrique de travailler beaucoup plus longtemps, mais du moins ils travaillent quand ils veulent, ils règlent l’emploi de leur temps à leur gré. Et quant aux femmes surtout, le travail à domicile leur offre cet avantage de leur permettre de vaquer aux soins de leur ménage et de leurs enfants.

Parfois môme quand il s’agit d’un travail pour’ femmes celles-ci ne le font qu’à leurs moments perdus et ne lui demandent qu’un salaire d’appoint, qui, si maigre soit-il, en s ajoutant au salaire ou au traitement du mari, arrondira un peu le budget familial*.

3* Parce que les patrons de leur côté y trouvent l’immense avantage : a) d'économiser la dépense de construction d’une fabrique et d’un coûteux outillage; />) d’échapper à toutes les lois de réglemenlalion du travail et à la surveillance des inspecteurs chargés de les appliquer; c) d’avoir à payer des salaires moindres, par le motif indiqué ci-dessus. Ces avantages sont tels qu’ils peuvent l’emporter sur ceux qui résulteraient de la grande production en fabrique et suffiraient à eux seuls pour expliquer la survivance ou même l’extension de ce mode d’industrie *.

• Il y a même des femmes ou filles d’employés ou de petits fonctionnaires relativement à l’aise qui acceptent des travaux à domicile et les font en cachette. -- Voir le volume publié par la Direction du Travail,

* rapporU des inspecteurs do travail dans ces dernières années signalaient fréquemment des cas d'industrie en fabrique transformés en industries à domicile et les attribuaient aux causes ci-dessus indiquées et surtout à la deuxième. Cependant il semble maintenant que les patrons reconnaissent que, tout mis en balance, la production en fabrique

leur est plus avantageuse. — Voir certaines déci^'-ationa intéressantes lans I enuuéte citée ci-dessus.

LA CONCBNTRaTION DE LA PRODUCTION.

Or SI 1 industrie à domicile est dans certains cas inollensive et parfois même bienfaisante, le plus souvent elle a des conséquences désastreuses pour les salaires et même pour la santé des ouvriers et se pose aujourd’hui par tout pays comme un des plus gros problèmes sociaux et des plus difficiles a résoudre. Mais, pour l’expliquer, il faut analyser cl un peu plus prés ce qu’on appelle l’industrie à domicile, car elle comporte des modes très divers.

D’abord quand il s’agit de celui qui travaille chez lui avec son petit capital et pour son propre compte, de celui qu on appelait autrefois l'artisan et dont on dit quelquefois qu il a métier - le cordonnier, le serrurier, le relieur, le peintre, le maréchal-ferrant, etc. - on doit y voir à bien des égards l’idéal de la vie ouvrière.

Quant à l’homme qui travaille chez soi, mais pour un patron, sa situation est moins bonne. Cependant même en ce cas il faut croire que les avantages de l'indépendance l’emportent sur le préjudice d’un salaire inférieur à la moyenne puisque les ouvriers eux-mêmes préfèrent ce régime à celui de la fabrique, tels les ouvriers tisseurs de Lyon et de Sainl- Etienne, les ouvriers horlogers du Jura français et suisse etc. Cet ouvrier tient le milieu entre le salarié*et le producteur autonome. Il diffère de celui-ci en ce qu’il ne possède jamais la maliere première, parfois pas l’instrument et surtout en ce qu il ne vend pas directement le produit au public mais au patron; néanmoins on peut dire qu’il vend la façon, aussi l’appelle-t-on souvent le façonnier.

Seulernent, s il s agit d’un travail d'appoint et comme tel payé a vil prix, celui qui s’y livre, la femme le plus souvent devrait avoir conscience du préjudice qu’elle porte par là aux vraies ouvrières, à celles qui n’ont que ce travail pour

unique ressource et subissent directement cette concurrence homicide.

Mais c’est pour l’ouvrier travaillant pour le compte d’un sous-entrepreneur que le travail à domicile devient terrible. Or ce cas est très fréquent et constitue même l'état normal dans la plupart des industries de confection.

Gide. — Éc. Pol.

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