francs de recettes. Il préférera laisser perdre les
200.000 litres de trop. Voilà pourquoi, à ce qu’on raconte, certain éditeur mit au pilon une partie des exemplaires de 1 Encyclopédie, et la Compagnie des Indes Hollandaises les années de grandis récoltes d’épices, en faisait brûler une [.artie pour mieux vendre le restant. Si les viticulteurs du midi de la France, en 1906 et 1907, avaient pu s’entendre pour la même exécution, ils n’auraient pas hésité à le faire. Ici encore I intérêt du monopoleur est évidemment en conflit avec l’intérêt général *,
Les variations de
Le prix c’est la quantité de monnaie qu’il faut donner en échange d un bien ou d’un service quelconque pour se le procurer. Il est évident que plus la valeur d’uo objet sera grande et plus grande sera la quantité de monnaie qu’ii faudra donner pour l’acquérir — ou, ce qui revient au même, plus petite sera la quantité de cet objet qu’on pourra acquérir
^ Aujourd'hui pourtanl les monopoleurs emploient des procédés moins barbares; ils ne détruisent pas l’excédent de production, mais se conlenlenï de ne pas l’apporter sur le marché et de le mettre en réserve pour les années maig^res. C’est ce qu’a fait par exemple TEut de Saint- Paul au BrésTT pour le café.
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PRINCIPES d’économie POLITIQUE.
§ 1- — Voyons d’abord celles qui agissentsur la monnaie:
à) La ylvs ou moins grande quantité de numéraire est je principal élément qui agit sur la valeur de Ta monnaie. Cn peut donc poser cette seconde formule : toute variation dans la quantité de monnaie entraîne une variation directement proportionnelle dans les prix. Si, par exemple, la quantité de monnaie vient à doubler dans un pays, on peut tenir pour certain que, toutes choses égales d’ailleurs, les prix hausseront beaucoup, quoiqu’il fût téméraire d’allirmer qu’ils doubleront exactement.
Cette formule, désignée sous le nom théorie quantitative Aq la monnaie et dont la découverte fut un des titres de gloire de Ricardo, est aujourd’hui très discréditée.
C’est le sort de toutes les théories dites classiques. Admirées d’abord, on finit par trouver qu’elles ne serrent pas d’assez près la vérité et ne sont que grossièrement approximatives. Puis viennentdeséconomistescritiques démontrant qu’elles sont totalement inexactes. Tel a été le sort de la théorie fameuse de l'offre et de la demande f voir ci-dessus, p. î248). Elle avait pourtantdu bon, à telles enseignes qu on ne peut guère s’en passer dans le Inn'rairi* murant. Il en est de môme de la théorie quantitative de la monnaie, bans doute si onia prend dans un sens absolu, si l’on aflimie par exemple que toutes les fois que la quantité de monnaie doublera dans un pays les prix doubleront, on risquera de reci*voir des faits un démenti catégorique, car la quantité demounaie n’est qu’un des facteurs qui agissent sur les prix et il y en a beaucoup d’autres. Mais il est indéniable que c’est un de ces facteurs et vraisemblablement le plus important. L’économiste a parfaitement le droit, tout comme fait l’expérimentateur, de ne regarder qu’à l’une des causes d’un phénomène, en faisant abstraction de toutes les autres. Donc pour restituer aux formules ci-dessus énoncées leur vérité, il suffit d’ajouter cette réserve « toutes choses égales d’ailleurs » et c’est bien ainsi d’ailleurs que l’entendaient ceux qui l’ont d’abord énoncée. Ils n’étaient pas assez aveugles pour ne pas voir que d’autres causes agissaient sur la mon-
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l’échange.
naie sans parler même de celles qui agissent directement sur les rnarchandises — et qu’elles peuvent se neutraliser.
Mais c’est un fait universellement constaté que partout où la monnaie est surabondante les prix sont très élevés : par exemple dans toutes les régions où sont les mines d’orj tout se paie à des prix fabuleux. Et aussi toutes les fois que dans l’histoire la quantité de métaux précieux s’est brusquement accrue, il y a eu une forte hausse des prix : par exemple au XVI* siècle après la découverte de l’Amérique, et au milieu du xix« siècle après la découverte des mines de Californie et d’Australie.
b) La plus ou moins grande rapidité de nrrplçHnr, monnaie équivaut à une varfation dans la quantité et par conséquent produit le même effet. Il est évident que si une Compagnie de cheminsde fer ou de transport maritime peut faire parcourir à ses wagons ou à ses navires deux fois plus de chemin dans le même temps, cela revient au même j que si elle en avait le double. C est pour cela qu’un navire à vapeur, même à tonnage égal, est compté pour le triple d’un voilier. De même si une pièce d’or peut servir à deux fois plus d’échanges dans la journée c’est comme s’il y en avait deux.
Et la rapidité de la circulation de la monnaie à son tour dépend de la densité de la population. Une même pièce a passé par bien plus de mains, à la fin de la journée, dans une grande ville qu’à la campagne.
nombre d'actes d'échange (ventes, prêts, èscomptes, paiements de sàTàTrés, etc.) agit aussi sur la valeur de la monnaie, mais en sens inverse des deux précédents, c’est-à-dire que plus il y a d’échanges à faire, plus la monnaie est demandée, et par conséquent plus sa ^ valeur monte.
Comme le plus souvent ces deux dernières causes agissent simultanément elles tendent à se neutraliser. Si la 2* agissait seule les prix seraient toujours bien plus élevés dans les grandes villes que dans les campagnes. Et c’est généralement le cas en effet, mais pourtant pas autant que si cette